Nonobstant l’épreuve de force qui se joue au sein de l’hémicycle, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan maintient un cap résolument optimiste.
À la suite d’un nouveau revers infligé par la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, qui a rejeté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l'exercice 2026, l’autorité monétaire a solennellement exhorté les forces politiques au « sens des responsabilités » et à la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la nation.
Par le biais d'un communiqué officiel diffusé le samedi 31 octobre, l’hôtel des Finances prend acte de ce second rejet survenu la veille, tout en réaffirmant sa disposition constante à un dialogue constructif en amont de la prochaine session plénière.
Pourtant, l'exécutif n’a pas ménagé ses efforts pour fléchir la position de la majorité parlementaire. Soucieux de transparence budgétaire, le ministère avait transmis un mémoire ampliatif d’une grande technicité, répondant point par point aux griefs articulés par le groupe parlementaire Pastef.
Les modulations de crédits relatives aux subventions énergétiques, l'enveloppe des bourses de sécurité familiale ainsi que le ciblage des dépenses prioritaires avaient fait l'objet d'arbitrages documentés et de justifications rigoureuses.
Le ministère déplore ainsi une posture purement dogmatique de la commission sectorielle qui, en dépit de ces éclaircissements substantiels, s’est prononcée contre l’adoption du texte, sans pour autant formuler le moindre amendement ni la moindre contre-proposition économique viable.
Cette paralysie institutionnelle intervient à une conjoncture macroéconomique particulièrement critique pour l'État sénégalais. Le pays navigue actuellement dans un environnement caractérisé par un tarissement des marges de manœuvre budgétaires qui limite l'élasticité des dépenses publiques, un resserrement drastique des conditions de financement sur les marchés de capitaux, ainsi que des négociations de haute volée avec le Fonds monétaire international (FMI), dont l'issue positive demeure intrinsèquement liée à la crédibilité budgétaire du pays.
L'exécutif met en garde contre les externalités négatives de ce statu quo : prolonger l'incertitude législative altère les signaux de confiance indispensables aux investisseurs, hypothèque la couverture du déficit de ressources pour 2026 et accentue les tensions de trésorerie, au détriment direct des politiques de redistribution sociale.
L’origine de ce blocage est profondément politique. Si le ministre de l’Économie, Cheikh Diba, avait habilement obtenu le renvoi du texte en commission le 27 octobre — en vertu de l’article 84 du règlement intérieur — afin de désamorcer la crise, la médiation s'est heurtée à une fin de non-recevoir.
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a conditionné le soutien de sa majorité à des concessions substantielles, notamment sur la rationalisation des fonds spéciaux alloués aux institutions et aux représentations diplomatiques.
Le refus de l'exécutif d'entériner la proposition de loi parlementaire sur ces lignes budgétaires d'exception a acté la rupture, ouvrant la voie à une période d'incertitude financière majeure pour le Sénégal.
À la suite d’un nouveau revers infligé par la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, qui a rejeté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l'exercice 2026, l’autorité monétaire a solennellement exhorté les forces politiques au « sens des responsabilités » et à la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la nation.
Par le biais d'un communiqué officiel diffusé le samedi 31 octobre, l’hôtel des Finances prend acte de ce second rejet survenu la veille, tout en réaffirmant sa disposition constante à un dialogue constructif en amont de la prochaine session plénière.
Pourtant, l'exécutif n’a pas ménagé ses efforts pour fléchir la position de la majorité parlementaire. Soucieux de transparence budgétaire, le ministère avait transmis un mémoire ampliatif d’une grande technicité, répondant point par point aux griefs articulés par le groupe parlementaire Pastef.
Les modulations de crédits relatives aux subventions énergétiques, l'enveloppe des bourses de sécurité familiale ainsi que le ciblage des dépenses prioritaires avaient fait l'objet d'arbitrages documentés et de justifications rigoureuses.
Le ministère déplore ainsi une posture purement dogmatique de la commission sectorielle qui, en dépit de ces éclaircissements substantiels, s’est prononcée contre l’adoption du texte, sans pour autant formuler le moindre amendement ni la moindre contre-proposition économique viable.
Cette paralysie institutionnelle intervient à une conjoncture macroéconomique particulièrement critique pour l'État sénégalais. Le pays navigue actuellement dans un environnement caractérisé par un tarissement des marges de manœuvre budgétaires qui limite l'élasticité des dépenses publiques, un resserrement drastique des conditions de financement sur les marchés de capitaux, ainsi que des négociations de haute volée avec le Fonds monétaire international (FMI), dont l'issue positive demeure intrinsèquement liée à la crédibilité budgétaire du pays.
L'exécutif met en garde contre les externalités négatives de ce statu quo : prolonger l'incertitude législative altère les signaux de confiance indispensables aux investisseurs, hypothèque la couverture du déficit de ressources pour 2026 et accentue les tensions de trésorerie, au détriment direct des politiques de redistribution sociale.
L’origine de ce blocage est profondément politique. Si le ministre de l’Économie, Cheikh Diba, avait habilement obtenu le renvoi du texte en commission le 27 octobre — en vertu de l’article 84 du règlement intérieur — afin de désamorcer la crise, la médiation s'est heurtée à une fin de non-recevoir.
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a conditionné le soutien de sa majorité à des concessions substantielles, notamment sur la rationalisation des fonds spéciaux alloués aux institutions et aux représentations diplomatiques.
Le refus de l'exécutif d'entériner la proposition de loi parlementaire sur ces lignes budgétaires d'exception a acté la rupture, ouvrant la voie à une période d'incertitude financière majeure pour le Sénégal.


PLFR 2026 : NOUVEAU BRAS DE FER ENTRE PASTEF ET L’EXÉCUTIF, LE MINISTÈRE DES FINANCES ALERTE SUR LE RISQUE D’ASPHYXIE BUDGÉTAIRE !

