Il est des images dont le mutisme crie plus fort que les plus virulents des réquisitoires. Ce cliché, capturé dans l'enceinte même du Palais de la République, en est la triste et flagrante illustration. Alors que les officiels cheminent d'un pas mesuré, le regard du citoyen est irrésistiblement happé par la désolante décrépitude du sol qui se dérobe sous leurs pieds.
Le revêtement rouge, jadis éclatant et solennel, y apparaît profondément altéré, balafré de fissures béantes et de larges zones d'effritement où le béton brut surgit comme une blessure ouverte.
Ce spectacle de dénuement esthétique est strictement anormal. L'esplanade de ce monument mythique, qui devrait être le miroir de la rigueur, de la grandeur et du prestige de l'État, offre ici le visage d'une négligence indigne de nos institutions.
Devant un tel abandon, une interrogation légitime s'impose avec force : qui gère l’entretien de ce sanctuaire de la Nation ? Comment la Direction des Moyens généraux de la Présidence ou les services d'intendance compétents peuvent-ils tolérer une telle dégradation au cœur même du pouvoir ?
Le Palais présidentiel n'est pas une simple bâtisse administrative. Il est la vitrine de la République face au monde, le théâtre de l'accueil des dignitaires étrangers et le symbole vivant de la souveraineté sénégalaise.
Laisser ce sol se dégrader de la sorte relève d'un laisser-aller inacceptable. Lorsque la vitrine du pouvoir se fissure, c'est l'image même de la rigueur de l'État qui s'effrite.
Il est grand temps que les responsables de ce patrimoine national se rappellent que le respect de la République commence par la préservation scrupuleuse de ses symboles, jusque dans la dignité du sol qui la porte.
Le revêtement rouge, jadis éclatant et solennel, y apparaît profondément altéré, balafré de fissures béantes et de larges zones d'effritement où le béton brut surgit comme une blessure ouverte.
Ce spectacle de dénuement esthétique est strictement anormal. L'esplanade de ce monument mythique, qui devrait être le miroir de la rigueur, de la grandeur et du prestige de l'État, offre ici le visage d'une négligence indigne de nos institutions.
Devant un tel abandon, une interrogation légitime s'impose avec force : qui gère l’entretien de ce sanctuaire de la Nation ? Comment la Direction des Moyens généraux de la Présidence ou les services d'intendance compétents peuvent-ils tolérer une telle dégradation au cœur même du pouvoir ?
Le Palais présidentiel n'est pas une simple bâtisse administrative. Il est la vitrine de la République face au monde, le théâtre de l'accueil des dignitaires étrangers et le symbole vivant de la souveraineté sénégalaise.
Laisser ce sol se dégrader de la sorte relève d'un laisser-aller inacceptable. Lorsque la vitrine du pouvoir se fissure, c'est l'image même de la rigueur de l'État qui s'effrite.
Il est grand temps que les responsables de ce patrimoine national se rappellent que le respect de la République commence par la préservation scrupuleuse de ses symboles, jusque dans la dignité du sol qui la porte.


Palais de la République : quand le sol du pouvoir se fissure

