Face aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue suppression du Projet de Grand Transfert d’Eau (GTE) dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2026, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a tenu, le samedi 24 octobre 2026, à apporter un démenti formel. Le département dirigé par Cheikh Diba réfute ces allégations, qu’il assimile à des « fake news », et précise que les ajustements opérés relèvent d’un réaménagement du calendrier budgétaire, dicté par l’état d’avancement des opérations préparatoires, et non d’une remise en cause des orientations stratégiques du projet.
Un ajustement dicté par les impératifs d’exécution budgétaire
Dans sa mise au point, le ministère réaffirme le caractère prioritaire du Projet de Grand Transfert d’Eau, présenté comme une infrastructure structurante pour le pays. Il insiste sur le fait que le retrait de certains crédits du budget rectificatif de 2026 ne saurait être interprété comme une décision d’abandonner le programme.
En cause, une enveloppe de 20 milliards de francs CFA initialement prévue dans la loi de finances rectificative pour financer le démarrage de l’indemnisation des personnes affectées par le projet (PAP). Ces crédits ont finalement été retirés du budget de l’exercice en cours, en raison du retard accusé dans la conduite des opérations préalables à leur mobilisation.
Selon les explications du ministère, les travaux de recensement des personnes concernées et d’évaluation des barèmes d’indemnisation n’avaient pas encore formellement commencé à l’approche de la clôture de l’exercice budgétaire 2026. Dans ces conditions, le maintien des crédits aurait exposé le budget à un risque de sous-exécution, en laissant inscrites des dépenses dont les conditions effectives de décaissement n’étaient pas encore réunies.
Cette révision traduit ainsi un principe classique de gestion des finances publiques : faire correspondre la programmation des crédits à la maturité des opérations et à la capacité réelle d’absorption des ressources. L’objectif est de limiter l’immobilisation de crédits difficilement mobilisables dans les délais impartis, tout en préservant la cohérence entre les prévisions budgétaires et le calendrier opérationnel du projet.
Un redéploiement des crédits vers l’exercice 2027
L’ajustement ne signifie toutefois pas que le financement de cette composante est abandonné. Le ministère indique qu’une enveloppe de 13,8 milliards de francs CFA a été inscrite au titre du projet de loi de finances initiale (LFI) pour 2027, déjà déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale.
Cette reprogrammation vise à faire coïncider la disponibilité des ressources avec l’avancement attendu des procédures de recensement, des enquêtes parcellaires et de détermination des indemnisations. Elle s’inscrit dans une logique de synchronisation entre la programmation financière et les exigences opérationnelles du projet.
Le département des Finances précise, en outre, que cette dotation pourrait être revue à la hausse en cours d’exercice 2027, en fonction du rythme d’exécution des opérations sur le terrain et de l’achèvement des enquêtes nécessaires. Cette éventualité laisse ainsi ouverte la possibilité d’un ajustement ultérieur des crédits, sous réserve de l’évolution effective du dossier.
Au fond, la controverse autour du GTE met en lumière une distinction essentielle en matière de finances publiques : celle qui sépare la suppression d’un projet de la révision de son calendrier de financement. Si le retrait des 20 milliards de francs CFA du budget rectificatif de 2026 constitue bien un ajustement de la programmation initiale, le ministère soutient que la poursuite du projet demeure inscrite dans les perspectives budgétaires de l’État, avec une nouvelle dotation prévue pour 2027.
La portée réelle de cette révision devra néanmoins être appréciée à l’aune de l’exécution des crédits annoncés, de la finalisation des opérations préparatoires et du respect du calendrier de mise en œuvre. Car, au-delà des arbitrages comptables, la continuité d’un projet d’infrastructure se mesure aussi à la capacité des pouvoirs publics à traduire les engagements budgétaires en réalisations concrètes.
Un ajustement dicté par les impératifs d’exécution budgétaire
Dans sa mise au point, le ministère réaffirme le caractère prioritaire du Projet de Grand Transfert d’Eau, présenté comme une infrastructure structurante pour le pays. Il insiste sur le fait que le retrait de certains crédits du budget rectificatif de 2026 ne saurait être interprété comme une décision d’abandonner le programme.
En cause, une enveloppe de 20 milliards de francs CFA initialement prévue dans la loi de finances rectificative pour financer le démarrage de l’indemnisation des personnes affectées par le projet (PAP). Ces crédits ont finalement été retirés du budget de l’exercice en cours, en raison du retard accusé dans la conduite des opérations préalables à leur mobilisation.
Selon les explications du ministère, les travaux de recensement des personnes concernées et d’évaluation des barèmes d’indemnisation n’avaient pas encore formellement commencé à l’approche de la clôture de l’exercice budgétaire 2026. Dans ces conditions, le maintien des crédits aurait exposé le budget à un risque de sous-exécution, en laissant inscrites des dépenses dont les conditions effectives de décaissement n’étaient pas encore réunies.
Cette révision traduit ainsi un principe classique de gestion des finances publiques : faire correspondre la programmation des crédits à la maturité des opérations et à la capacité réelle d’absorption des ressources. L’objectif est de limiter l’immobilisation de crédits difficilement mobilisables dans les délais impartis, tout en préservant la cohérence entre les prévisions budgétaires et le calendrier opérationnel du projet.
Un redéploiement des crédits vers l’exercice 2027
L’ajustement ne signifie toutefois pas que le financement de cette composante est abandonné. Le ministère indique qu’une enveloppe de 13,8 milliards de francs CFA a été inscrite au titre du projet de loi de finances initiale (LFI) pour 2027, déjà déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale.
Cette reprogrammation vise à faire coïncider la disponibilité des ressources avec l’avancement attendu des procédures de recensement, des enquêtes parcellaires et de détermination des indemnisations. Elle s’inscrit dans une logique de synchronisation entre la programmation financière et les exigences opérationnelles du projet.
Le département des Finances précise, en outre, que cette dotation pourrait être revue à la hausse en cours d’exercice 2027, en fonction du rythme d’exécution des opérations sur le terrain et de l’achèvement des enquêtes nécessaires. Cette éventualité laisse ainsi ouverte la possibilité d’un ajustement ultérieur des crédits, sous réserve de l’évolution effective du dossier.
Au fond, la controverse autour du GTE met en lumière une distinction essentielle en matière de finances publiques : celle qui sépare la suppression d’un projet de la révision de son calendrier de financement. Si le retrait des 20 milliards de francs CFA du budget rectificatif de 2026 constitue bien un ajustement de la programmation initiale, le ministère soutient que la poursuite du projet demeure inscrite dans les perspectives budgétaires de l’État, avec une nouvelle dotation prévue pour 2027.
La portée réelle de cette révision devra néanmoins être appréciée à l’aune de l’exécution des crédits annoncés, de la finalisation des opérations préparatoires et du respect du calendrier de mise en œuvre. Car, au-delà des arbitrages comptables, la continuité d’un projet d’infrastructure se mesure aussi à la capacité des pouvoirs publics à traduire les engagements budgétaires en réalisations concrètes.


Projet de Grand Transfert d’Eau : le ministère des Finances invoque un réajustement budgétaire, non un abandon
