Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, venu ce lundi 19 octobre au soir à Marseille s'entretenir avec le maire Benoît Payan, lui a promis davantage de forces de l'ordre samedi prochain pour encadrer la prochaine manifestation.
"On déploiera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu'il était samedi dernier", a annoncé le ministre devant la presse, après un entretien de plus de 45 minutes avec le maire de la deuxième ville de France qui avait réclamé avec force sa venue.
Devant Benoît Payan qui s'était interrogé sur la nature des ordres donnés aux forces de l'ordre samedi dernier à Marseille et déploré leur nombre selon lui insuffisant, réclamant "des comptes", le ministre a assuré que leur "emploi se fera (à l'avenir) beaucoup en mobilité, en extrême réactivité, compte tenu du fait qu'on a des groupes de casseurs qui sont passés à l'action en de nombreux points".
"500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés"
Lors des violences et pillages dans la cité phocéenne, "il pouvait y avoir jusqu'à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois 200 personnes, donc c'est évidemment extrêmement difficile à contenir", a souligné le ministre.
La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) locale a dénombré lundi "500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés" dans la deuxième ville de France.
Les forces de l'ordre ont procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville à la suite des violences de samedi, a précisé lundi le parquet.
Parmi les infractions retenues, 80% représentent des vols avec dégradations en réunion et 13% des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.
La préfecture de police a estimé que jusqu'à 30.000 pilleurs, dont 8.000 "émeutiers", avaient agi samedi au plus fort des violences, chiffres qualifiés de "farfelus" par Benoît Payan.
À ce sujet, Laurent Nuñez a dit souhaiter éviter "une querelle de chiffres". "Le préfet a donné une estimation, il y avait de toute façon quelques milliers de casseurs, c'est énorme", a-t-il insisté.
Assurant avoir reçu des "réponses claires" à ses interrogations, Benoît Payan a déclaré avoir "surtout parlé de ce qui allait se passer dans les jours, dans les semaines qui viennent, parce qu'on sait que la situation est une situation qui peut recommencer".
Il a pu évoquer avec le ministre le "type de dispositif" à mettre en place. "Il appartient désormais à celles et ceux qui sont en charge du maintien de l'ordre dans ce pays (...) de prendre toutes les dispositions et je crois que la discussion qu'on vient d'avoir a été franche, salutaire", a ajouté le maire.
Des manifestants ont pénétré dans le hall d'entrée de la mairie de Marseille
Samedi, des manifestants ont notamment pénétré dans le hall d'entrée de la mairie de Marseille, apposant un tag anarchiste sur un mur et renversant au sol un buste de Marianne, symbole de la République.
Plus tôt lundi, Benoît Payan a reçu une nouvelle Marianne symbolique, ceinte d'une écharpe tricolore, lors d'une cérémonie en présence de très nombreux élus du département.
Le ministre de l'Intérieur devait se rendre en soirée à l'hôtel de police de Marseille pour une rencontre avec les forces de l'ordre, dont il a salué le "travail remarquable", avant de repartir à Paris.
"On déploiera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu'il était samedi dernier", a annoncé le ministre devant la presse, après un entretien de plus de 45 minutes avec le maire de la deuxième ville de France qui avait réclamé avec force sa venue.
Devant Benoît Payan qui s'était interrogé sur la nature des ordres donnés aux forces de l'ordre samedi dernier à Marseille et déploré leur nombre selon lui insuffisant, réclamant "des comptes", le ministre a assuré que leur "emploi se fera (à l'avenir) beaucoup en mobilité, en extrême réactivité, compte tenu du fait qu'on a des groupes de casseurs qui sont passés à l'action en de nombreux points".
"500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés"
Lors des violences et pillages dans la cité phocéenne, "il pouvait y avoir jusqu'à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois 200 personnes, donc c'est évidemment extrêmement difficile à contenir", a souligné le ministre.
La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) locale a dénombré lundi "500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés" dans la deuxième ville de France.
Les forces de l'ordre ont procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville à la suite des violences de samedi, a précisé lundi le parquet.
Parmi les infractions retenues, 80% représentent des vols avec dégradations en réunion et 13% des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.
La préfecture de police a estimé que jusqu'à 30.000 pilleurs, dont 8.000 "émeutiers", avaient agi samedi au plus fort des violences, chiffres qualifiés de "farfelus" par Benoît Payan.
À ce sujet, Laurent Nuñez a dit souhaiter éviter "une querelle de chiffres". "Le préfet a donné une estimation, il y avait de toute façon quelques milliers de casseurs, c'est énorme", a-t-il insisté.
Assurant avoir reçu des "réponses claires" à ses interrogations, Benoît Payan a déclaré avoir "surtout parlé de ce qui allait se passer dans les jours, dans les semaines qui viennent, parce qu'on sait que la situation est une situation qui peut recommencer".
Il a pu évoquer avec le ministre le "type de dispositif" à mettre en place. "Il appartient désormais à celles et ceux qui sont en charge du maintien de l'ordre dans ce pays (...) de prendre toutes les dispositions et je crois que la discussion qu'on vient d'avoir a été franche, salutaire", a ajouté le maire.
Des manifestants ont pénétré dans le hall d'entrée de la mairie de Marseille
Samedi, des manifestants ont notamment pénétré dans le hall d'entrée de la mairie de Marseille, apposant un tag anarchiste sur un mur et renversant au sol un buste de Marianne, symbole de la République.
Plus tôt lundi, Benoît Payan a reçu une nouvelle Marianne symbolique, ceinte d'une écharpe tricolore, lors d'une cérémonie en présence de très nombreux élus du département.
Le ministre de l'Intérieur devait se rendre en soirée à l'hôtel de police de Marseille pour une rencontre avec les forces de l'ordre, dont il a salué le "travail remarquable", avant de repartir à Paris.


À Marseille, Laurent Nuñez promet une dispositif policier "très important" samedi prochain


