Ces politiciens « présidentiables » qui traînent des casseroles

Mercredi 29 Novembre 2017
POLITIQUE

Assez vieillottes les histoires ou séries comme le « Protocole de Rebeuss », le ministre « Terre, Air, Mer ». Les goûts du jour, ce sont la « Caisse d’avance » de la Mairie de Dakar ou encore celle fraîche dans les têtes, pour « Corruption et blanchiment de capitaux. Pour dire que depuis Idrissa Seck, en passant par Karim Wade, Khalifa Sall et Cheikh Tidiane Gadio, ces politiciens sont « présidentiables » au Sénégal, mais traînent des casseroles. 
1 – Idrissa Seck ou le Protocole de Rebeuss: « vous avez bien 74 milliards »? 
« Est ce qu’on poursuit Idrissa Seck parce qu’il était premier ministre? Ou bien il a commis une infraction en tant que premier ministre? Ou alors est t-il poursuivi en tant qu’Idrissa Seck tout simplement? Quelle que soit la situation, il va falloir réfléchir sur la nature de l’infraction sur la base de laquelle on veut le poursuivre. Je mise sur le fait que cela ne sera certainement pas pour un détournement de deniers publics.

On parle de fonds politiques, alors qu’Idrissa Seck n’est pas dépositaire d’une caisse noire. Sur la base du protocole de Rebeuss et si ce protocole existe, il peut être poursuivi pour enrichissement illicite. Dans ce cas, pourquoi pas solliciter l’Ofnac pour qu’il puisse être poursuivi. Encore faut t-il là aussi être convaincu qu’Idrissa Seck détient par devers lui 74 milliards de Fcfa dont l’origine est illicite.  Ce sera au juge d’instruction et à un officier de police judiciaire de gérer son audition», avait argumenté El Hadji Iba Barry Camara, Professeur de droit pénal à l’UCAD.
Karim Wade ou une cagnotte de 116 milliards  760 millions 354 145.65 F CFA ? 
C’était  le feuilleton de l’été au Sénégal. Le procès de Karim Wade, qui s’est ouvert le 31 juillet devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) à Dakar, focalise toutes les attentions. Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade est accusé d’avoir amassé de manière illicite une fortune de près de 178 millions d’euros grâce à des montages financiers complexes. Un temps conseiller de son père, puis tout-puissant ministre de l’Énergie et des Transports aériens, poste qui lui avait valu le surnom de «ministre du ciel et de la terre» et une impopularité tenace, Karim a fini par symboliser la dérive affairiste des années Wade. «Il mange les millions», entendait-on alors dans les rues de la capitale.
À son entrée dans la salle, le 31 juillet, Karim Wade, 45 ans, incarcéré depuis avril 2013 à la prison de Rebeuss, est apparu égal à lui-même: calme dans son boubou immaculé, un rien distant et décidé. Il s’est immédiatement dit innocent mais surtout «prisonnier politique» sous les acclamations de ses supporteurs. À ses côtés, ses huit co-accusés se sont tus, à commencer par Ibrahima Abdoukhalil Bourgi, dit «Bibo», l’un des plus riches «libanais» de Dakar, dispensé d’audience pour raisons médicales. Pour le reste, les débats se sont pour l’instant fondus dans des jeux juridiques qui mettent plus en lumière la complexité de cette affaire tant sur le fond que sur la forme.

Selon l’accusation, les quelque 117 milliards de francs CFA seraient cachés via plusieurs sociétés, dont des compagnies d’aviations, des biens immobiliers. Ils auraient aussi été dissimulés dans les comptes en banque à Singapour et Monaco. «C’est ridicule. Nous avons prouvé que Karim Wade ne possédait aucun compte à Singapour. Pour celui de Monaco, avec un peu plus de deux millions d’euros, il appartient en fait à son père. Les sommes proviennent d’un don venu d’Arabie Saoudite», détaille Me Sall. En guise de bonne foi, l’avocat brandit le classement sans suite en juin dernier de la plainte pour enrichissement illicite engagée par le parquet financier de Paris contre Karim Wade.
Parti en fanfare, le dossier Wade a connu des ratés. Ainsi, dans un premier temps, les enquêteurs de la Crei avaient chiffré les détournements de Karim Wade à plus d’un milliard d’euros. Certains dossiers se sont finalement dégonflés avant que les magistrats restent à 178 millions. Mais ce sont surtout les attaques contre la Crei qui ont ébranlé le Sénégal. Fondée en 1980 et en sommeil depuis lors, cette juridiction d’exception a été ravivée pour l’occasion. Or, pour beaucoup, la Crei ne respecte pas les règles de l’État de droit. Des ONG, autrefois parmi les plus virulentes à l’égard de Karim Wade, s’en sont émues.
Khalifa Sall ou la « Caisse qui n’avance pas »: 
Le 3 mars dernier, le procureur de la République de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, avait annoncé lors d’une conférence de presse qu’une information judiciaire allait être ouverte contre Khalifa Sall pour détournement de fonds présumé. Guèye avait parlé d’un montant de 1,83 milliard de FCFA (plus de 2,7 millions d’euros) « pris des caisses » de la Ville de Dakar et demeurant « sans justification », se fondant sur un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE). Il avait ordonné une enquête à la suite d’un rapport de l’Inspection générale d’État (Ige) relevant des dépenses non justifiées à la mairie de Dakar puisées, sur la période 2011-2015, dans la « caisse d’avance » de la mairie de Dakar dotée d’une ligne budgétaire mensuelle de 30 millions de FCFA.

Khalifa Sall a régulièrement réfuté ces derniers jours ces accusations. Pour ce dossier, il avait déjà été convoqué par la police judiciaire, qui l’a longuement entendu à deux reprises, les 21 et 22 février. Convoqué lundi 6 mars par le juge d’instruction, il avait vu son audition ensuite renvoyée au 7 mars après-midi. Entre-temps, dimanche, il avait animé une longue conférence de presse, en présence de nombreux militants, en assurant qu’il allait répondre au juge sans exclure sa mise en détention. « S’il est écrit que je devrai aller en prison sur ce chemin de courage et d’honneur, alors j’y suis prêt », avait-il dit.
Cheikh Tidiane Gadio : pour se « laver », c’est 132 millions francs CFA
L’ancien ministre de Me Abdoulaye Wade n’a pas attendu pour payer sa caution après plusieurs jours en prison. Il casqué deux cent cinquante mille dollars (environs 132 millions de francs CFA) et est assigné à résidence. Il ne peut quitter l’Etat de Maryland, avec son bracelet électronique en attendant le procès du 18 décembre prochain.
Il est accusé de corruption et de blanchiment de capitaux.
senego.com

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