La Sûreté urbaine de Dakar a procédé au démantèlement présumé d’un réseau de proxénétisme établi à l’Unité 11 des Parcelles Assainies de Keur Massar. Quatre femmes, identifiées comme M. D. Gning, 36 ans, A. Sèye, 22 ans, A. Niane, 23 ans, et S. Dieng, 26 ans, ont été interpellées dans le cadre de cette enquête.
Selon les éléments du dossier, elles ont été déférées le 18 août devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de proxénétisme, de racolage et de défaut de carnet sanitaire.
Elles ont ensuite été placées sous mandat de dépôt et doivent être jugées devant le tribunal des flagrants délits.
L’affaire remonte au 28 juillet 2026, lorsque le commissaire central de Dakar par intérim a saisi la Brigade de recherches de la Sûreté urbaine à la suite d’informations faisant état de l’existence d’une activité présumée de prostitution organisée dans un appartement situé à Keur Massar.
Une opération d’infiltration menée par les enquêteurs aurait permis de confirmer leurs soupçons et conduit à l’interpellation de M. D. Gning, A. Sèye et A. Niane.
La perquisition des lieux aurait permis de saisir notamment trois carnets sanitaires, cinq paquets de préservatifs de 50 unités chacun, un paquet de serviettes ainsi que plusieurs téléphones portables.
Deux autres appareils appartenant respectivement à M. D. Gning et A. Sèye auraient également été placés sous scellés.
Au cours de son audition, A. Sèye aurait reconnu exercer la prostitution depuis quelques semaines. Elle aurait expliqué avoir été mise en relation avec M. D. Gning par l’intermédiaire d’un certain Ousseynou, alors qu’elle recherchait un emploi pour subvenir à ses besoins.
Selon son récit, elle aurait accepté la proposition et occupé une chambre dans l’appartement où elle recevait des clients contre rémunération.
La jeune femme aurait indiqué que les prestations étaient proposées à différents tarifs et que les recettes étaient ensuite remises à M. D. Gning, en contrepartie d’une rémunération hebdomadaire. Elle aurait également déclaré être inscrite au fichier sanitaire et social et se soumettre régulièrement aux visites médicales.
Entendue à son tour, M. D. Gning aurait reconnu avoir exercé la prostitution pendant environ deux ans, tout en rejetant fermement l’accusation de proxénétisme. Elle aurait soutenu que les femmes présentes dans l’appartement étaient de simples colocataires et que chacune exerçait pour son propre compte.
Selon cette version, les occupantes participaient collectivement au paiement d’un loyer mensuel de 150 000 francs CFA.
M. D. Gning aurait également contesté les déclarations de A. Sèye et de A. Niane, qui la présentent comme une responsable du dispositif. Elle aurait expliqué utiliser personnellement TikTok, Facebook et Instagram pour faire connaître ses propres activités et entrer en contact avec sa clientèle.
Les enquêteurs se seraient toutefois intéressés à plusieurs transferts d’argent effectués via Wave depuis son compte vers un numéro attribué à S. Dieng. M. D. Gning aurait expliqué qu’il s’agissait de cotisations liées à une tontine. Une version qui n’aurait pas été corroborée par les déclarations de A. Niane.
Cette dernière aurait reconnu pratiquer la prostitution et déclaré exercer depuis environ huit mois pour le compte de S. Dieng, qu’elle désigne comme la véritable responsable de l’appartement. Elle aurait affirmé avoir été recrutée par l’intermédiaire d’un certain Malick, présenté comme un proche de S. Dieng, et qui aurait, selon elle, effectué des passages réguliers dans les lieux.
A. Niane aurait également attribué à M. D. Gning un rôle dans la réception des appels des clients et leur orientation. Elle aurait affirmé que les contacts étaient diffusés sur les réseaux sociaux afin de mettre les clients en relation avec les femmes concernées.
Les investigations menées sur TikTok, Facebook et Instagram auraient ensuite permis aux enquêteurs de retrouver plusieurs annonces associées aux numéros de téléphone déjà identifiés dans le dossier. Ces éléments sont présentés par les enquêteurs comme susceptibles d’étayer l’hypothèse d’une activité organisée.
Les déclarations de A. Niane auraient également conduit les policiers jusqu’à un salon de beauté dénommé « Keyna-Beauté », présenté comme appartenant à S. Dieng. Cette dernière a été interpellée. Une fouille de sécurité n’aurait révélé aucun objet compromettant, mais deux téléphones auraient été saisis.
Lors de son audition, S. Dieng aurait reconnu avoir pratiqué la prostitution par le passé, tout en affirmant avoir depuis abandonné cette activité au profit de l’esthétique.
Elle aurait catégoriquement rejeté les accusations portées contre elle et nié avoir organisé l’activité des femmes retrouvées à Keur Massar.
Elle aurait néanmoins reconnu avoir été la locataire de l’appartement à une époque où elle exerçait encore la prostitution. Après avoir cessé cette activité, elle affirme avoir confié la gestion du logement à M. D. Gning.
Les enquêteurs auraient également découvert, au cours de leurs investigations, l’existence d’un autre appartement à Rufisque. S. Dieng aurait expliqué en avoir abandonné la gestion à une certaine A. Diouf après sa reconversion professionnelle, tout en affirmant ne plus avoir aucun rôle dans les activités qui pourraient éventuellement s’y dérouler.
L’exploitation des téléphones saisis aurait par ailleurs permis aux enquêteurs d’examiner plusieurs mouvements financiers. Des transferts récurrents provenant de numéros utilisés par certaines des femmes mises en cause auraient notamment été relevés à destination du numéro de S. Dieng.
Interrogée sur ces opérations, cette dernière aurait maintenu qu’il s’agissait de sommes qui lui étaient confiées temporairement par les intéressées et qu’elles venaient ensuite récupérer selon leurs besoins.
Les enquêteurs auraient toutefois relevé qu’aucun transfert en sens inverse n’apparaissait entre son numéro et ceux des femmes qui la présentent comme leur responsable.
Face aux divergences persistantes entre les différentes versions, une confrontation aurait finalement été organisée. M. D. Gning et S. Dieng auraient maintenu leurs déclarations respectives, tandis que A. Niane aurait confirmé ses accusations.
A. Sèye aurait, pour sa part, modifié certains éléments de son récit, affirmant finalement avoir été recrutée par S. Dieng, tout en maintenant que M. D. Gning supervisait ses activités.
À ce stade, les accusations et déclarations rapportées dans le dossier demeurent soumises à l’appréciation de la justice.
Les différentes personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive.
L’affaire devra désormais être examinée par le tribunal compétent, qui sera appelé à apprécier les éléments recueillis au cours de l’enquête et à déterminer les éventuelles responsabilités pénales.
Selon les éléments du dossier, elles ont été déférées le 18 août devant le parquet de Pikine-Guédiawaye pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de proxénétisme, de racolage et de défaut de carnet sanitaire.
Elles ont ensuite été placées sous mandat de dépôt et doivent être jugées devant le tribunal des flagrants délits.
L’affaire remonte au 28 juillet 2026, lorsque le commissaire central de Dakar par intérim a saisi la Brigade de recherches de la Sûreté urbaine à la suite d’informations faisant état de l’existence d’une activité présumée de prostitution organisée dans un appartement situé à Keur Massar.
Une opération d’infiltration menée par les enquêteurs aurait permis de confirmer leurs soupçons et conduit à l’interpellation de M. D. Gning, A. Sèye et A. Niane.
La perquisition des lieux aurait permis de saisir notamment trois carnets sanitaires, cinq paquets de préservatifs de 50 unités chacun, un paquet de serviettes ainsi que plusieurs téléphones portables.
Deux autres appareils appartenant respectivement à M. D. Gning et A. Sèye auraient également été placés sous scellés.
Au cours de son audition, A. Sèye aurait reconnu exercer la prostitution depuis quelques semaines. Elle aurait expliqué avoir été mise en relation avec M. D. Gning par l’intermédiaire d’un certain Ousseynou, alors qu’elle recherchait un emploi pour subvenir à ses besoins.
Selon son récit, elle aurait accepté la proposition et occupé une chambre dans l’appartement où elle recevait des clients contre rémunération.
La jeune femme aurait indiqué que les prestations étaient proposées à différents tarifs et que les recettes étaient ensuite remises à M. D. Gning, en contrepartie d’une rémunération hebdomadaire. Elle aurait également déclaré être inscrite au fichier sanitaire et social et se soumettre régulièrement aux visites médicales.
Entendue à son tour, M. D. Gning aurait reconnu avoir exercé la prostitution pendant environ deux ans, tout en rejetant fermement l’accusation de proxénétisme. Elle aurait soutenu que les femmes présentes dans l’appartement étaient de simples colocataires et que chacune exerçait pour son propre compte.
Selon cette version, les occupantes participaient collectivement au paiement d’un loyer mensuel de 150 000 francs CFA.
M. D. Gning aurait également contesté les déclarations de A. Sèye et de A. Niane, qui la présentent comme une responsable du dispositif. Elle aurait expliqué utiliser personnellement TikTok, Facebook et Instagram pour faire connaître ses propres activités et entrer en contact avec sa clientèle.
Les enquêteurs se seraient toutefois intéressés à plusieurs transferts d’argent effectués via Wave depuis son compte vers un numéro attribué à S. Dieng. M. D. Gning aurait expliqué qu’il s’agissait de cotisations liées à une tontine. Une version qui n’aurait pas été corroborée par les déclarations de A. Niane.
Cette dernière aurait reconnu pratiquer la prostitution et déclaré exercer depuis environ huit mois pour le compte de S. Dieng, qu’elle désigne comme la véritable responsable de l’appartement. Elle aurait affirmé avoir été recrutée par l’intermédiaire d’un certain Malick, présenté comme un proche de S. Dieng, et qui aurait, selon elle, effectué des passages réguliers dans les lieux.
A. Niane aurait également attribué à M. D. Gning un rôle dans la réception des appels des clients et leur orientation. Elle aurait affirmé que les contacts étaient diffusés sur les réseaux sociaux afin de mettre les clients en relation avec les femmes concernées.
Les investigations menées sur TikTok, Facebook et Instagram auraient ensuite permis aux enquêteurs de retrouver plusieurs annonces associées aux numéros de téléphone déjà identifiés dans le dossier. Ces éléments sont présentés par les enquêteurs comme susceptibles d’étayer l’hypothèse d’une activité organisée.
Les déclarations de A. Niane auraient également conduit les policiers jusqu’à un salon de beauté dénommé « Keyna-Beauté », présenté comme appartenant à S. Dieng. Cette dernière a été interpellée. Une fouille de sécurité n’aurait révélé aucun objet compromettant, mais deux téléphones auraient été saisis.
Lors de son audition, S. Dieng aurait reconnu avoir pratiqué la prostitution par le passé, tout en affirmant avoir depuis abandonné cette activité au profit de l’esthétique.
Elle aurait catégoriquement rejeté les accusations portées contre elle et nié avoir organisé l’activité des femmes retrouvées à Keur Massar.
Elle aurait néanmoins reconnu avoir été la locataire de l’appartement à une époque où elle exerçait encore la prostitution. Après avoir cessé cette activité, elle affirme avoir confié la gestion du logement à M. D. Gning.
Les enquêteurs auraient également découvert, au cours de leurs investigations, l’existence d’un autre appartement à Rufisque. S. Dieng aurait expliqué en avoir abandonné la gestion à une certaine A. Diouf après sa reconversion professionnelle, tout en affirmant ne plus avoir aucun rôle dans les activités qui pourraient éventuellement s’y dérouler.
L’exploitation des téléphones saisis aurait par ailleurs permis aux enquêteurs d’examiner plusieurs mouvements financiers. Des transferts récurrents provenant de numéros utilisés par certaines des femmes mises en cause auraient notamment été relevés à destination du numéro de S. Dieng.
Interrogée sur ces opérations, cette dernière aurait maintenu qu’il s’agissait de sommes qui lui étaient confiées temporairement par les intéressées et qu’elles venaient ensuite récupérer selon leurs besoins.
Les enquêteurs auraient toutefois relevé qu’aucun transfert en sens inverse n’apparaissait entre son numéro et ceux des femmes qui la présentent comme leur responsable.
Face aux divergences persistantes entre les différentes versions, une confrontation aurait finalement été organisée. M. D. Gning et S. Dieng auraient maintenu leurs déclarations respectives, tandis que A. Niane aurait confirmé ses accusations.
A. Sèye aurait, pour sa part, modifié certains éléments de son récit, affirmant finalement avoir été recrutée par S. Dieng, tout en maintenant que M. D. Gning supervisait ses activités.
À ce stade, les accusations et déclarations rapportées dans le dossier demeurent soumises à l’appréciation de la justice.
Les différentes personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive.
L’affaire devra désormais être examinée par le tribunal compétent, qui sera appelé à apprécier les éléments recueillis au cours de l’enquête et à déterminer les éventuelles responsabilités pénales.


Keur Massar : quatre femmes écrouées dans une affaire présumée de proxénétisme
