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MAMADOU KASSÉ, RESPONSABLE APR TAMBACOUNDA «L’APR N’A PAS BESOIN D’ÊTRE STRUCTURÉE»

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 16 Novembre 2016 à 19:35

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Dans cet entretien qu’il nous a accordé, Mamadou Kassé, responsable Apr àTamba, prône l’unité et l’ouverture pour «regrouper toutes les énergies valables» en vue de la réélection du Président Macky Sall dès le 1er tour de la prochaine présidentielle


Après des mois d’hési- tation, comment avez- vous pu convaincre Khoureychi Thiam de migrer vers l’Apr ? Nous avons déclenché la pre- mière étape de la réélection au 1er tour du Président Sall. En parlant de la 1ère étape, j’inclus les échéances législatives que nous devons préparer en mettant toutes les chances de notre côté pour permettre au Président de dérouler avec aisance la politique exceptionnelle et révolutionnaire qu’il est en train de mener pour le Sénégal. Et pour cela, nous qui sommes ses relais politiques, devons, à la lumière de ce qu’il est en train de faire, réduire l’opposition à sa plus simple expression politiquement parlant. Parce que c’est un combat et l’opposition aurait aimé avoir la force. Mais nous ne nous laisserons pas faire. Nous irons toujours convaincre ceux qui sont opposés à la politique du Président Sall parce que c’est l’homme qu’il faut dans le contexte actuel pour permettre le décollage actuel de notre pays. C’est dans ce sens que j’avais demandé, il y a 3 ans, lors de l’anniversaire de l’Apr que j’avais organisé à Tamba, à deux grands baobabs de la politique locale, à savoir Souty Touré et Khoureychi Thiam de nous rejoindre, soit dans l’Apr ou dans la coalition pour accompagner le président de la République dans sa politique. Aujourd’hui c’est fait, avec Souty qui contrôle le Net- teboulou et à Maka Kouliban- tang, avec Khoureychi Thiam. Nous pensons que pour amener le Président à gagner dès le premier tour, il faut engranger le maximum de voix qui ne nous étaient pas favorables ini- tialement. Et au-delà du travail au quotidien que nous faisons pour animer la base et amener les citoyens à adhérer à la po- litique, il faut y ajouter les por- teurs de voix comme Souty et Khoureychi.Aujourd’hui, Souty a intégré le Hcct par la liste du président de la République. Cela en dit assez sur son adhé- sion à la politique du Président. Nous avions besoin de mettre Khoureychi Thiam à côté de nous et il nous a fait l’honneur d’accepter de venir nous re- joindre. Il faut retenir au- jourd’hui qu’à plusieurs re- prises, le Président est revenu sur l’esprit d’ouverture qui doit nous animer en permanence dans nos bases pour élargir et massifier le Parti. Il a souvent lancé des messages d’unité et de cohésion. L’autre message, c’est celui de l’organisation. Une organisation pour un parti non structuré ? Justement, l’Apr n’a pas besoin d’être structurée. Elle a plutôt besoin d’être organisée. Et c’est nous, responsables, qui devons nous organiser à la base pour cela. Combien de partis sont aujourd’hui structurés et perdent toujours aux élections ? Au- jourd’hui, l’intérêt en politique, c’est de gagner et non d’être structuré. Nous gagnons dans une telle configuration. Peut- être qu’il faudra donc davantage s’organiser à la base autour des piliers de manière collective. C’est vrai que ça peut faire couler beaucoup d’encre. Mais peu importe, il ne peut pas manquer de voix discordantes en politique. Mais, ce qui est paradoxal, c’est que les principales personnes qui se sont prononcées contre la venue de Khoureychi Thiam sont des militants de la 25e heure. Ça veut dire que c’est par un signe d’ouverture du Président qu’ils sont à l’Apr. Et aujourd’hui ils font signe de fermeture. C’est contradictoire. Parmi ces responsables qui sont contre cette arrivée, il y en a qui sont non seulement arrivés après, mais encore sont arrivés aux responsabilités pendant que des responsables qui étaient là de- puis le début n’ont pas été pro- mus. C’est une preuve d’ou- verture et d’humilité de la part du Président Sall que nous de- vons, en tant que responsables, perpétuer. Khoureychi, nous en avons besoin parce que nous savons qu’il a un réseau d’in- fluence, que sa cote de popu- larité existe encore dans cer- taines poches du département de Tamba ; nous en avons be- soin aussi parce qu’il a repré- senté quelque chose dans ce pays et dans son patelin. C’est pourquoi, je reste convaincu qu’il est une grande recrue. Quel a été le déclic dans la venue de Khourechi Thiam ? Nous pouvons dire que le déclic a été les résultats du président de la République. Parce que ceux qui avaient des doutes hier sur sa politique, commencent au niveau local à voir des retombées avec l’Acte 3. Khoureychi Thiam qui est maire d’une commune rurale, Maka Koulibantang a témoigné de l’impact des réalisations et de la politique sociale du président de la République avec le Pudc, les bourses familiales, la Cmu, le Pracas, le mix énergétique sur les populations. Mais, en allant vers lui, j’ai estimé qu’il avait beaucoup de convergences de vue avec le Président qui est son ancien frère libéral. D’au- tant plus qu’il a ouvert la porte à d’autres comme Me Ousmane Ngom, Awa Ndiaye, Djibo Kâ… En abattant un tel travail, n’al- lez-vous pas exa- cerber le pro- blème de leader- ship à Tamba ? Non ! Cette situation arrive au moment où nous avons réglé le problème de l’unité à Tamba. Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour travailler dans cette dynamique- là. La preuve, l’arrivée de Thiam a été saluée par tous les responsables de Tamba, à savoir le coordonnateur dépar- temental, Mame Balla Lô, mais aussi de la responsable départementale des femmes de l’Apr, Yaye Awa Diagne. S’ils ouvrent et saluent cette arrivée, c’est parce qu’ils ont mesuré son impact pour la réélection du Président et les échéances plus proches. Donc, aujourd’hui, je peux dire qu’avec Mame Balla, Yaye Diagne, le ministre Sidiki Kaba, avec Sina Cissokho, pré- sident du Conseil départemental et au Hcct, membre du Ps, moi-même et ceux qui vont se joindre à nous, la coalition Benno regroupe tous les grands baobabs et petits baobabs de la politique locale. Quelle est la prochaine étape dans la massifica- tion du Parti ? Nous continuerons la massifi- cation du Parti parce que le travail de terrain n’est pas encore terminé. C’est bien de recruter, mais encore faudrait-il que de nouvelles énergies qui arrivent dans le Parti soient intégrées. C’est une étape importante, car les gens doivent se sentir bien en arrivant dans notre appareil, qu’ils puissent exister. Et pour ce faire, nous devons penser non pas à nos petites personnes, mais à l’intérêt général et à celui du Pré- sident à qui nous devons nos positions. Donc, nous devons restituer à la base le poids de cette confiance en nous enga- geant totalement aux côtés des militants, des populations et du Président dont nous sommes les relais au niveau local. Tout cela devant une opposition décidée à en découdre avec votre ré- gime ? Je pense que cette opposition ferait mieux de descendre sur le terrain. Pendant que le Pré- sident fait le tour du Sénégal, pendant que les responsables de l’Apr travaillent à la base, elle fait le tour des Almadies. Ce n’est pas en faisant le tour des hôtels de luxe, avec des conférences de presse de gauche à droite qu’on arrivera à démolir les bases de l’Apr et de Benno qui sont sous-tendus par un projet national au profit des populations. Qu’elle se le tienne pour dit. Moi, personnellement, je travaille à son démantèlement. Au lieu de travailler, cette opposition s’accroche à une hypothétique question du pétrole. Pour dire que pendant qu’ils sont dans la fiction, nous, nous sommes dans la réalité.
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