À Sébikotane, la colère des populations ne retombe pas. Bien au contraire. Derrière les revendications relatives au Train express régional (TER), c’est un profond sentiment de frustration, voire de relégation, qui semble gagner une partie des habitants de cette commune du département de Rufisque.
Les populations, qui disent avoir été, pendant longtemps, ballottées entre annonces, promesses et engagements successifs, entendent désormais faire entendre leur voix. Leur exigence est sans équivoque : Sébikotane réclame sa gare, mais également ses ouvrages de franchissement, notamment les passerelles de Gare-Péage et de Médina Kacc.
Cette mobilisation intervient alors même qu’un premier jalon important a été posé par l’État : le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé, le 20 juin 2026, au lancement officiel des travaux de la future gare du TER de Sébikotane ainsi que d’une passerelle.
Mais pour les populations, le lancement d’un chantier ne saurait clore le débat. Elles veulent désormais des garanties précises, des échéances et surtout la concrétisation effective de l’ensemble des engagements annoncés.
Les populations, qui disent avoir été, pendant longtemps, ballottées entre annonces, promesses et engagements successifs, entendent désormais faire entendre leur voix. Leur exigence est sans équivoque : Sébikotane réclame sa gare, mais également ses ouvrages de franchissement, notamment les passerelles de Gare-Péage et de Médina Kacc.
Cette mobilisation intervient alors même qu’un premier jalon important a été posé par l’État : le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé, le 20 juin 2026, au lancement officiel des travaux de la future gare du TER de Sébikotane ainsi que d’une passerelle.
Mais pour les populations, le lancement d’un chantier ne saurait clore le débat. Elles veulent désormais des garanties précises, des échéances et surtout la concrétisation effective de l’ensemble des engagements annoncés.
« Nous ne voulons plus de promesses »
Le collectif « Sébi réclame ses passerelles et sa gare du TER », sous l’impulsion d’Iba Fall Diouf, entend maintenir la pression par des voies citoyennes et légales.
Figure connue du dossier du TER à Sébikotane, Iba Fall Diouf a déjà porté le combat des populations impactées par le projet.
Dans un entretien accordé au journal Le Soleil, il rappelait que la gare de Sébikotane n’était initialement pas prévue et que les démarches entreprises auprès des autorités avaient finalement permis d’obtenir son inscription dans le projet.
C’est précisément cette longue histoire de revendications qui nourrit aujourd’hui la défiance d’une partie des habitants.
Pour eux, une promesse publique ne saurait demeurer une simple annonce. Elle doit être assortie d’actes, d’un calendrier et d’une exécution conforme aux attentes exprimées sur le terrain.
Le collectif insiste ainsi sur une réalité qu’il juge incontournable : les populations de Sébikotane vivent quotidiennement les conséquences de la traversée de leur commune par l’infrastructure ferroviaire. Dès lors, les ouvrages permettant de franchir le TER en toute sécurité ne peuvent, selon elles, être considérés comme accessoires.
Le collectif « Sébi réclame ses passerelles et sa gare du TER », sous l’impulsion d’Iba Fall Diouf, entend maintenir la pression par des voies citoyennes et légales.
Figure connue du dossier du TER à Sébikotane, Iba Fall Diouf a déjà porté le combat des populations impactées par le projet.
Dans un entretien accordé au journal Le Soleil, il rappelait que la gare de Sébikotane n’était initialement pas prévue et que les démarches entreprises auprès des autorités avaient finalement permis d’obtenir son inscription dans le projet.
C’est précisément cette longue histoire de revendications qui nourrit aujourd’hui la défiance d’une partie des habitants.
Pour eux, une promesse publique ne saurait demeurer une simple annonce. Elle doit être assortie d’actes, d’un calendrier et d’une exécution conforme aux attentes exprimées sur le terrain.
Le collectif insiste ainsi sur une réalité qu’il juge incontournable : les populations de Sébikotane vivent quotidiennement les conséquences de la traversée de leur commune par l’infrastructure ferroviaire. Dès lors, les ouvrages permettant de franchir le TER en toute sécurité ne peuvent, selon elles, être considérés comme accessoires.
Deux passerelles au cœur de la revendication
Au-delà de la gare, dakarposte a appris que les habitants mettent particulièrement l’accent sur la nécessité de réaliser deux passerelles, notamment au niveau de Gare-Péage et de Médina Kacc.
Cette revendication intervient dans un contexte où les documents relatifs au projet TER font déjà état de préoccupations exprimées par les populations de Sébikotane concernant le risque de cloisonnement et la nécessité de multiplier les points de franchissement.
Un document de la BOAD consacré aux consultations publiques fait notamment état de demandes portant sur la multiplication des passerelles et autres ouvrages de franchissement afin d’éviter l’enclavement de certaines zones. Autrement dit, derrière la revendication du collectif se pose une véritable question d’aménagement du territoire et de sécurité des populations.
Au-delà de la gare, dakarposte a appris que les habitants mettent particulièrement l’accent sur la nécessité de réaliser deux passerelles, notamment au niveau de Gare-Péage et de Médina Kacc.
Cette revendication intervient dans un contexte où les documents relatifs au projet TER font déjà état de préoccupations exprimées par les populations de Sébikotane concernant le risque de cloisonnement et la nécessité de multiplier les points de franchissement.
Un document de la BOAD consacré aux consultations publiques fait notamment état de demandes portant sur la multiplication des passerelles et autres ouvrages de franchissement afin d’éviter l’enclavement de certaines zones. Autrement dit, derrière la revendication du collectif se pose une véritable question d’aménagement du territoire et de sécurité des populations.
Dans ce climat tendu, les populations de Sébikotane envisagent une nouvelle mobilisation populaire.
Une marche de protestation est annoncée pour samedi 29 août 2026. Selon les informations recueillies auprès des initiateurs, la gendarmerie, qui aurait eu vent de cette manifestation, leur aurait demandé de revoir l’itinéraire initialement envisagé et de faire passer le cortège par la Route nationale.
Le collectif, pour sa part, entend maintenir sa mobilisation.
Selon nos informations, son coordonnateur aurait même tenté de proposer un report de la manifestation au 5 septembre prochain, afin de privilégier le dialogue et de donner davantage de temps aux discussions. Mais cette proposition n’aurait pas recueilli l’assentiment des populations, décidées à battre le macadam.
Le message est donc clair : les habitants veulent être entendus et surtout obtenir des réponses précises.
Une marche de protestation est annoncée pour samedi 29 août 2026. Selon les informations recueillies auprès des initiateurs, la gendarmerie, qui aurait eu vent de cette manifestation, leur aurait demandé de revoir l’itinéraire initialement envisagé et de faire passer le cortège par la Route nationale.
Le collectif, pour sa part, entend maintenir sa mobilisation.
Selon nos informations, son coordonnateur aurait même tenté de proposer un report de la manifestation au 5 septembre prochain, afin de privilégier le dialogue et de donner davantage de temps aux discussions. Mais cette proposition n’aurait pas recueilli l’assentiment des populations, décidées à battre le macadam.
Le message est donc clair : les habitants veulent être entendus et surtout obtenir des réponses précises.
Le député Saliou Ndione interpellé
Dans cette démarche visant à porter leur voix auprès des institutions, des représentants des populations se sont également rendus à Bargny pour s’entretenir avec le député Saliou Ndione.
Élu député lors des législatives de novembre 2024 sous la bannière de PASTEF, Saliou Ndione siège notamment dans les commissions des Finances et du Contrôle budgétaire ainsi que des Affaires économiques.
Le parlementaire, qui a prêté une oreille attentive aux préoccupations exprimées, s’est ensuite rendu à Sébikotane pour échanger directement avec les populations.
Une démarche qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue entre les habitants, les autorités locales et l’État.
Dans cette démarche visant à porter leur voix auprès des institutions, des représentants des populations se sont également rendus à Bargny pour s’entretenir avec le député Saliou Ndione.
Élu député lors des législatives de novembre 2024 sous la bannière de PASTEF, Saliou Ndione siège notamment dans les commissions des Finances et du Contrôle budgétaire ainsi que des Affaires économiques.
Le parlementaire, qui a prêté une oreille attentive aux préoccupations exprimées, s’est ensuite rendu à Sébikotane pour échanger directement avec les populations.
Une démarche qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue entre les habitants, les autorités locales et l’État.
L’État doit rassurer et clarifier
Il serait surtout regrettable que cette affaire dégénère en confrontation alors qu’elle peut encore être résolue autour d’une table.
Car le fond de la revendication paraît tenir en quelques mots : les populations veulent savoir exactement ce qui leur est promis, ce qui est effectivement financé, ce qui est programmé et à quelles échéances.
La gare de Sébikotane est désormais officiellement engagée : son chantier a été lancé par le chef de l’État et les autorités ont présenté cette infrastructure comme un équipement stratégique destiné à améliorer la mobilité, à désenclaver la commune et à accompagner son développement économique.
Mais cette avancée ne doit pas occulter les autres préoccupations exprimées localement. Autrement dit, les populations réclament des passerelles sécurisées précisément à l'emplacement appelé "Gare-Péage" et "Médina Kacc".
Elles veulent également que soient clarifiées toutes les mesures d’accompagnement liées à la traversée de leur territoire par le TER.
Il serait surtout regrettable que cette affaire dégénère en confrontation alors qu’elle peut encore être résolue autour d’une table.
Car le fond de la revendication paraît tenir en quelques mots : les populations veulent savoir exactement ce qui leur est promis, ce qui est effectivement financé, ce qui est programmé et à quelles échéances.
La gare de Sébikotane est désormais officiellement engagée : son chantier a été lancé par le chef de l’État et les autorités ont présenté cette infrastructure comme un équipement stratégique destiné à améliorer la mobilité, à désenclaver la commune et à accompagner son développement économique.
Mais cette avancée ne doit pas occulter les autres préoccupations exprimées localement. Autrement dit, les populations réclament des passerelles sécurisées précisément à l'emplacement appelé "Gare-Péage" et "Médina Kacc".
Elles veulent également que soient clarifiées toutes les mesures d’accompagnement liées à la traversée de leur territoire par le TER.
« Sébikotane ne renoncera pas »
Le collectif se veut d’ailleurs catégorique : les promesses non tenues de l’État ont des conséquences concrètes sur le quotidien des populations.
À ses yeux, il ne s’agit plus seulement d’une infrastructure ferroviaire, mais d’une question de droit, de justice territoriale, de sécurité et de respect de la parole publique.
Le collectif entend poursuivre son combat par les voies légales et citoyennes, convaincu qu’en démocratie, une promesse publique engage ceux qui la portent.
Sébikotane ne renoncera donc pas, proclament ses animateurs. Les populations entendent rester debout et défendre leurs intérêts jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.
D’où cet appel solennel lancé aux autorités de la République : écouter Sébikotane avant que la colère ne se transforme en crise.
Car lorsqu’une population estime avoir été oubliée, le meilleur antidote à la défiance demeure la vérité, la transparence et, surtout, la tenue des engagements.
Le collectif se veut d’ailleurs catégorique : les promesses non tenues de l’État ont des conséquences concrètes sur le quotidien des populations.
À ses yeux, il ne s’agit plus seulement d’une infrastructure ferroviaire, mais d’une question de droit, de justice territoriale, de sécurité et de respect de la parole publique.
Le collectif entend poursuivre son combat par les voies légales et citoyennes, convaincu qu’en démocratie, une promesse publique engage ceux qui la portent.
Sébikotane ne renoncera donc pas, proclament ses animateurs. Les populations entendent rester debout et défendre leurs intérêts jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.
D’où cet appel solennel lancé aux autorités de la République : écouter Sébikotane avant que la colère ne se transforme en crise.
Car lorsqu’une population estime avoir été oubliée, le meilleur antidote à la défiance demeure la vérité, la transparence et, surtout, la tenue des engagements.


SÉBIKOTANE : LA COLÈRE GRONDE AUTOUR DU TER, LES POPULATIONS EXIGENT DES ENGAGEMENTS CLAIRS DE L’ÉTAT





