C’est un Serigne Moustapha Sy particulièrement incisif, grave et visiblement courroucé qui s’est adressé aux fidèles à l’occasion de la célébration du Mawlid, au « Champ des Courses ».
Dans une allocution empreinte de fermeté, le guide religieux des Moustarchidines et président du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) s’est livré à une mise au point sans détour, levant notamment le voile sur la nature de ses relations actuelles avec Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale.
Face aux rumeurs, aux conjectures et aux interprétations diverses suscitées par l’absence de celui qui fut naguère son allié politique, Serigne Moustapha Sy a choisi de couper court à toute spéculation. D’un ton catégorique, il a revendiqué la pleine responsabilité de cette distance, affirmant que la non-rencontre avec le leader de Pastef ne relevait ni d’un malentendu ni d’une quelconque circonstance fortuite, mais bien d’une décision mûrement assumée.
« J’ai entendu des gens interpréter la non-venue de Sonko. Mais je veux que tout soit clair. Si vous ne l’avez pas vu ici, c’est parce que j’ai refusé de le recevoir malgré son insistance. C’est tout », a-t-il déclaré, dissipant ainsi, en quelques mots, les équivoques qui entouraient cette absence remarquée.
Cette prise de position, d’une rare netteté, témoigne de la profondeur du malaise qui semble désormais marquer les rapports entre les deux hommes.
Sans s’attarder sur les ressorts de cette rupture, Serigne Moustapha Sy a néanmoins tenu à établir une distinction significative entre Ousmane Sonko et le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
À l’égard de ce dernier, le guide religieux s’est montré sensiblement plus élogieux, saluant une démarche qu’il considère conforme aux usages et aux devoirs attachés à la fonction présidentielle.
Il a ainsi relevé les visites répétées du président de la République ainsi que les démarches entreprises par ses émissaires, venus régulièrement le consulter sur les grandes orientations du pays et sur les affaires qui touchent à sa marche.
« Le président Diomaye a fait ce qu’il devait faire », a-t-il affirmé, consacrant par cette formule lapidaire une appréciation favorable de l’attitude du chef de l’État.
À travers cette intervention, Serigne Moustapha Sy semble ainsi avoir voulu non seulement dissiper les brumes de la rumeur, mais également tracer une ligne de démarcation claire dans ses rapports avec les principaux acteurs du pouvoir.
Une parole qui, au-delà de sa portée religieuse, revêt une évidente dimension politique, dans un contexte où les équilibres entre les différentes forces de la scène publique sénégalaise demeurent particulièrement scrutés.
Dans une allocution empreinte de fermeté, le guide religieux des Moustarchidines et président du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) s’est livré à une mise au point sans détour, levant notamment le voile sur la nature de ses relations actuelles avec Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale.
Face aux rumeurs, aux conjectures et aux interprétations diverses suscitées par l’absence de celui qui fut naguère son allié politique, Serigne Moustapha Sy a choisi de couper court à toute spéculation. D’un ton catégorique, il a revendiqué la pleine responsabilité de cette distance, affirmant que la non-rencontre avec le leader de Pastef ne relevait ni d’un malentendu ni d’une quelconque circonstance fortuite, mais bien d’une décision mûrement assumée.
« J’ai entendu des gens interpréter la non-venue de Sonko. Mais je veux que tout soit clair. Si vous ne l’avez pas vu ici, c’est parce que j’ai refusé de le recevoir malgré son insistance. C’est tout », a-t-il déclaré, dissipant ainsi, en quelques mots, les équivoques qui entouraient cette absence remarquée.
Cette prise de position, d’une rare netteté, témoigne de la profondeur du malaise qui semble désormais marquer les rapports entre les deux hommes.
Sans s’attarder sur les ressorts de cette rupture, Serigne Moustapha Sy a néanmoins tenu à établir une distinction significative entre Ousmane Sonko et le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
À l’égard de ce dernier, le guide religieux s’est montré sensiblement plus élogieux, saluant une démarche qu’il considère conforme aux usages et aux devoirs attachés à la fonction présidentielle.
Il a ainsi relevé les visites répétées du président de la République ainsi que les démarches entreprises par ses émissaires, venus régulièrement le consulter sur les grandes orientations du pays et sur les affaires qui touchent à sa marche.
« Le président Diomaye a fait ce qu’il devait faire », a-t-il affirmé, consacrant par cette formule lapidaire une appréciation favorable de l’attitude du chef de l’État.
À travers cette intervention, Serigne Moustapha Sy semble ainsi avoir voulu non seulement dissiper les brumes de la rumeur, mais également tracer une ligne de démarcation claire dans ses rapports avec les principaux acteurs du pouvoir.
Une parole qui, au-delà de sa portée religieuse, revêt une évidente dimension politique, dans un contexte où les équilibres entre les différentes forces de la scène publique sénégalaise demeurent particulièrement scrutés.


Serigne Moustapha Sy face à Sonko : « J’ai refusé de le recevoir malgré son insistance »
