L’Office national de lutte contre la Corruption (OFNAC) vient de rendre publiques les listes provisoires des assujettis à la déclaration de patrimoine relevant de la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale.
Cette publication intervient à l’issue de la campagne déclarative, dont le délai avait expiré le 31 juillet 2026.
L’institution de contrôle prend toutefois soin de préciser que ces listes demeurent provisoires. Elles devront encore être soumises aux opérations de contrôle, d’authentification et de vérification de conformité avant l’établissement des listes définitives.
Une précaution qui revêt toute son importance : figurer parmi les déclarants signifie avoir accompli l’obligation de dépôt, mais ne constitue pas, à elle seule, une certification de la sincérité ou de l’exhaustivité du patrimoine déclaré.
Cette publication intervient à l’issue de la campagne déclarative, dont le délai avait expiré le 31 juillet 2026.
L’institution de contrôle prend toutefois soin de préciser que ces listes demeurent provisoires. Elles devront encore être soumises aux opérations de contrôle, d’authentification et de vérification de conformité avant l’établissement des listes définitives.
Une précaution qui revêt toute son importance : figurer parmi les déclarants signifie avoir accompli l’obligation de dépôt, mais ne constitue pas, à elle seule, une certification de la sincérité ou de l’exhaustivité du patrimoine déclaré.
À l’Assemblée nationale : dix déclarants, deux situations particulières
Au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, dix personnalités apparaissent sur la liste des assujettis ayant déposé leur déclaration.
Le président de l’institution, Ousmane Sonko, ouvre cette liste. Il est suivi de plusieurs membres du Bureau, notamment Malick Ndiaye, premier vice-président, Rokhy Ndiaye, deuxième vice-présidente, Dr Ismaël Diallo, troisième vice-président, Mbéne Faye, quatrième vice-présidente, Samba Dang, cinquième vice-président, Oulimata Sidibé, sixième vice-présidente, et Mohamed Sall, septième vice-président.
La liste comprend également Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, ainsi que Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal.
Deux noms apparaissent en revanche parmi les assujettis défaillants : Raqui Diallo, huitième vice-présidente de l’Assemblée nationale, et Cheikh Thioro Mbacké, ancien troisième vice-président.
S’agissant de ce dernier, l’OFNAC apporte une précision importante : il n’est désormais plus assujetti, mais n’aurait jamais déposé de déclaration de patrimoine durant la période où il était soumis à cette obligation.
Au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, dix personnalités apparaissent sur la liste des assujettis ayant déposé leur déclaration.
Le président de l’institution, Ousmane Sonko, ouvre cette liste. Il est suivi de plusieurs membres du Bureau, notamment Malick Ndiaye, premier vice-président, Rokhy Ndiaye, deuxième vice-présidente, Dr Ismaël Diallo, troisième vice-président, Mbéne Faye, quatrième vice-présidente, Samba Dang, cinquième vice-président, Oulimata Sidibé, sixième vice-présidente, et Mohamed Sall, septième vice-président.
La liste comprend également Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, ainsi que Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal.
Deux noms apparaissent en revanche parmi les assujettis défaillants : Raqui Diallo, huitième vice-présidente de l’Assemblée nationale, et Cheikh Thioro Mbacké, ancien troisième vice-président.
S’agissant de ce dernier, l’OFNAC apporte une précision importante : il n’est désormais plus assujetti, mais n’aurait jamais déposé de déclaration de patrimoine durant la période où il était soumis à cette obligation.
À la Présidence : plusieurs hauts responsables au rendez-vous
La liste des assujettis ayant satisfait à leur obligation est plus étoffée du côté de la Présidence de la République.
Y figurent notamment Oumar Samba Ba, secrétaire général de la Présidence, Mary Teuw Niane, directeur de Cabinet du chef de l’État, et Aminata Touré, Haut représentant du président de la République.
S’y ajoutent les secrétaires généraux adjoints Maguette Niang et El Hadji Médoune Diama Cissé, ainsi que le contre-amiral (2S) Papa Farba Sarr, conseiller chargé des Affaires de sécurité.
La liste comprend également Sonar Ngom, conseiller diplomatique, Papa Cheikh Saadbu Sakho Jimbira, coordonnateur de la Communication, et Amadou Tidiane Wone, conseiller à la Présidence.
La liste des assujettis ayant satisfait à leur obligation est plus étoffée du côté de la Présidence de la République.
Y figurent notamment Oumar Samba Ba, secrétaire général de la Présidence, Mary Teuw Niane, directeur de Cabinet du chef de l’État, et Aminata Touré, Haut représentant du président de la République.
S’y ajoutent les secrétaires généraux adjoints Maguette Niang et El Hadji Médoune Diama Cissé, ainsi que le contre-amiral (2S) Papa Farba Sarr, conseiller chargé des Affaires de sécurité.
La liste comprend également Sonar Ngom, conseiller diplomatique, Papa Cheikh Saadbu Sakho Jimbira, coordonnateur de la Communication, et Amadou Tidiane Wone, conseiller à la Présidence.
Des défaillances également relevées dans l’entourage présidentiel
L’OFNAC fait parallèlement apparaître plusieurs personnalités rattachées à la Présidence parmi les assujettis n’ayant pas satisfait, à ce stade, à leur obligation.
Il s’agit notamment de Fatou Isidora Mara, représentante personnelle du chef de l’État auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdoulaye Bathily, envoyé spécial du président de la République, et Mamadou Ndiaye, chef du Service du protocole présidentiel.
La liste mentionne également Ahmed Bachir Sow, directeur administratif et financier de la Commission de protection des données personnelles (CDP), El Hadji Abdoulaye Mbengue, responsable administratif et financier du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE), Mame Diarra Lo, directrice des Services d’appui et des Finances de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ainsi que Moustapha Cissé, directeur général adjoint de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX-SA).
L’OFNAC fait parallèlement apparaître plusieurs personnalités rattachées à la Présidence parmi les assujettis n’ayant pas satisfait, à ce stade, à leur obligation.
Il s’agit notamment de Fatou Isidora Mara, représentante personnelle du chef de l’État auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdoulaye Bathily, envoyé spécial du président de la République, et Mamadou Ndiaye, chef du Service du protocole présidentiel.
La liste mentionne également Ahmed Bachir Sow, directeur administratif et financier de la Commission de protection des données personnelles (CDP), El Hadji Abdoulaye Mbengue, responsable administratif et financier du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE), Mame Diarra Lo, directrice des Services d’appui et des Finances de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ainsi que Moustapha Cissé, directeur général adjoint de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX-SA).
Aucun membre du Gouvernement signalé comme défaillant
Autre élément notable de cette première publication : selon l’OFNAC, aucun membre du Gouvernement n’a quitté ses fonctions ou dépassé le délai légal sans avoir préalablement satisfait à son obligation de déclaration de patrimoine.
Cette donnée est loin d’être anodine. Elle constitue, à tout le moins, un premier indicateur du respect de l’obligation déclarative au sein de l’Exécutif.Mais le véritable examen ne fait que commencer.
Autre élément notable de cette première publication : selon l’OFNAC, aucun membre du Gouvernement n’a quitté ses fonctions ou dépassé le délai légal sans avoir préalablement satisfait à son obligation de déclaration de patrimoine.
Cette donnée est loin d’être anodine. Elle constitue, à tout le moins, un premier indicateur du respect de l’obligation déclarative au sein de l’Exécutif.Mais le véritable examen ne fait que commencer.
La publication n’est qu’une première étape
L’OFNAC insiste sur le caractère provisoire des listes publiées. La prochaine étape sera celle du contrôle proprement dit : authentification des informations, vérification de la conformité des déclarations et, le cas échéant, traitement des éventuelles irrégularités.
C’est précisément à ce stade que la portée réelle du dispositif pourra être mesurée. Car la déclaration de patrimoine ne saurait être réduite à une formalité administrative consistant à remplir un formulaire et à déposer un dossier. Elle vise à permettre de confronter, dans la durée, la situation patrimoniale des responsables publics avec leurs obligations légales et, lorsque cela s’impose, à détecter d’éventuelles incohérences.
La publication des listes constitue donc un premier acte de transparence, non le terme du processus.
Il faudra désormais attendre les résultats du contrôle de l’OFNAC pour savoir si les déclarations déposées satisfont pleinement aux exigences légales.
En matière de reddition des comptes, l’essentiel n’est pas seulement de savoir qui a déclaré.
Il est aussi de savoir ce qui a été déclaré, si cela est exact et si le patrimoine déclaré correspond réellement à la situation de son détenteur.
C’est à cette seconde étape que la promesse de transparence devra véritablement passer l’épreuve des faits.
L’OFNAC insiste sur le caractère provisoire des listes publiées. La prochaine étape sera celle du contrôle proprement dit : authentification des informations, vérification de la conformité des déclarations et, le cas échéant, traitement des éventuelles irrégularités.
C’est précisément à ce stade que la portée réelle du dispositif pourra être mesurée. Car la déclaration de patrimoine ne saurait être réduite à une formalité administrative consistant à remplir un formulaire et à déposer un dossier. Elle vise à permettre de confronter, dans la durée, la situation patrimoniale des responsables publics avec leurs obligations légales et, lorsque cela s’impose, à détecter d’éventuelles incohérences.
La publication des listes constitue donc un premier acte de transparence, non le terme du processus.
Il faudra désormais attendre les résultats du contrôle de l’OFNAC pour savoir si les déclarations déposées satisfont pleinement aux exigences légales.
En matière de reddition des comptes, l’essentiel n’est pas seulement de savoir qui a déclaré.
Il est aussi de savoir ce qui a été déclaré, si cela est exact et si le patrimoine déclaré correspond réellement à la situation de son détenteur.
C’est à cette seconde étape que la promesse de transparence devra véritablement passer l’épreuve des faits.


Déclaration de patrimoine : l’OFNAC lève un premier voile sur les assujettis de la Présidence et de l’Assemblée nationale


