« Étant donné que ce régime corrompu (les États-Unis) a assassiné notre guide, nous ne pouvons en aucun cas participer à la Coupe du monde », a déclaré Ahmad Donyamali à la télévision iranienne, en référence à la mort d’Ali Khamenei lors d’attaques aériennes attribuées aux États-Unis et à Israël. « Deux guerres nous ont été imposées en huit ou neuf mois et plusieurs milliers de personnes ont été tuées. Par conséquent, nous n'avons aucune possibilité de participer de cette manière », a-t-il insisté, entérinant de facto la ligne dure déjà esquissée par la Fédération iranienne au lendemain des frappes.
Car dès le début de l’offensive américano-israélienne, le président de la Fédération, Mehdi Taj, avait ouvert la porte à un boycott, rappelant que la décision finale appartiendrait aux « autorités sportives » du pays. « Ces événements ne resteront pas sans réponse (...) Mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », expliquait-il alors, préparant les esprits à un possible retrait de la sélection, qualifiée pour sa septième phase finale mondiale.
Les manœuvres d’Infantino
Face à cette montée des tensions, la Fifa s’efforce de maintenir le lien. Gianni Infantino a révélé qu’il s’était entretenu mardi soir avec Donald Trump, qui lui aurait garanti que l’Iran serait accueilli sans restriction sur le sol américain. « Au cours de nos échanges, le président Trump a réaffirmé que l'équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour disputer le tournoi aux États-Unis », a écrit le président de la Fifa sur son compte Instagram. La Maison Blanche a confirmé ces propos, écartant ainsi l’hypothèse d’un refus de visas pour raisons de sécurité, un scénario évoqué par certains observateurs.
Infantino, qui entretient depuis plusieurs années une bromance avec Trump, n’a pas manqué d’en faire un symbole. « Nous avons tous besoin, plus que jamais, d'un événement comme la Coupe du Monde de la Fifa pour rassembler les gens, et je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, car cela montre une fois de plus que le football unit le monde », a-t-il insisté. Le patron de la Fifa, seul dirigeant sportif présent à l’investiture de Trump, a déjà multiplié les gestes de proximité, allant jusqu’à lui remettre un « Prix Fifa de la Paix » créé pour l’occasion, dont les critères n’ont jamais été clairement définis.
L’Irak ou les Emirats comme remplaçant ?
Le président américain, lui, s’est montré beaucoup moins conciliant dans le ton. Interrogé début mars par le média Politico sur un éventuel boycott iranien, Trump avait lâché : « Je m'en fiche complètement. » Avant d’ajouter : « Je pense que l'Iran est un pays très durement vaincu. Ils sont à bout de forces. » Une indifférence affichée qui contraste avec la volonté de la Fifa de préserver, au moins en apparence, la dimension universelle de son tournoi.
En cas de forfait officiel de l’Iran, c’est l’AFC, la confédération asiatique de football, qui proposerait un successeur. Deux noms se détachent : l’Irak et les Émirats arabes unis.
L’Irak doit encore disputer un barrage intercontinental, le 31 mars à Monterrey, face à la Bolivie ou au Suriname. En cas de victoire, la sélection irakienne serait versée dans le groupe I, celui de la France, du Sénégal et de la Norvège. Ce scénario ouvrirait alors la voie aux Émirats arabes unis, finalistes malheureux des barrages asiatiques (1-1, 1-2 face à l’Irak), pour récupérer la place laissée vacante par l’Iran dans le groupe G. À moins d’un improbable revirement politique à Téhéran, la Coupe du monde 2026 pourrait donc s’ouvrir sans la « Team Melli », mais pas sans représentant supplémentaire de l’Asie.
Car dès le début de l’offensive américano-israélienne, le président de la Fédération, Mehdi Taj, avait ouvert la porte à un boycott, rappelant que la décision finale appartiendrait aux « autorités sportives » du pays. « Ces événements ne resteront pas sans réponse (...) Mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », expliquait-il alors, préparant les esprits à un possible retrait de la sélection, qualifiée pour sa septième phase finale mondiale.
Les manœuvres d’Infantino
Face à cette montée des tensions, la Fifa s’efforce de maintenir le lien. Gianni Infantino a révélé qu’il s’était entretenu mardi soir avec Donald Trump, qui lui aurait garanti que l’Iran serait accueilli sans restriction sur le sol américain. « Au cours de nos échanges, le président Trump a réaffirmé que l'équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour disputer le tournoi aux États-Unis », a écrit le président de la Fifa sur son compte Instagram. La Maison Blanche a confirmé ces propos, écartant ainsi l’hypothèse d’un refus de visas pour raisons de sécurité, un scénario évoqué par certains observateurs.
Infantino, qui entretient depuis plusieurs années une bromance avec Trump, n’a pas manqué d’en faire un symbole. « Nous avons tous besoin, plus que jamais, d'un événement comme la Coupe du Monde de la Fifa pour rassembler les gens, et je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, car cela montre une fois de plus que le football unit le monde », a-t-il insisté. Le patron de la Fifa, seul dirigeant sportif présent à l’investiture de Trump, a déjà multiplié les gestes de proximité, allant jusqu’à lui remettre un « Prix Fifa de la Paix » créé pour l’occasion, dont les critères n’ont jamais été clairement définis.
L’Irak ou les Emirats comme remplaçant ?
Le président américain, lui, s’est montré beaucoup moins conciliant dans le ton. Interrogé début mars par le média Politico sur un éventuel boycott iranien, Trump avait lâché : « Je m'en fiche complètement. » Avant d’ajouter : « Je pense que l'Iran est un pays très durement vaincu. Ils sont à bout de forces. » Une indifférence affichée qui contraste avec la volonté de la Fifa de préserver, au moins en apparence, la dimension universelle de son tournoi.
En cas de forfait officiel de l’Iran, c’est l’AFC, la confédération asiatique de football, qui proposerait un successeur. Deux noms se détachent : l’Irak et les Émirats arabes unis.
L’Irak doit encore disputer un barrage intercontinental, le 31 mars à Monterrey, face à la Bolivie ou au Suriname. En cas de victoire, la sélection irakienne serait versée dans le groupe I, celui de la France, du Sénégal et de la Norvège. Ce scénario ouvrirait alors la voie aux Émirats arabes unis, finalistes malheureux des barrages asiatiques (1-1, 1-2 face à l’Irak), pour récupérer la place laissée vacante par l’Iran dans le groupe G. À moins d’un improbable revirement politique à Téhéran, la Coupe du monde 2026 pourrait donc s’ouvrir sans la « Team Melli », mais pas sans représentant supplémentaire de l’Asie.


L’Iran « ne participera pas » au Mondial 2026, selon son ministre des Sports


