Un texte signé de Nafissatou Thiam, membre du mouvement KIIRAAY, est parvenu à la rédaction de Dakarposte.
Dans cette contribution au ton à la fois critique et interpellateur, l'auteure revient sur l'acquisition de véhicules de fonction par l'Assemblée nationale et appelle à une transparence totale sur les conditions de passation de ce marché public.
Elle estime que l'institution parlementaire, gardienne du contrôle de l'action gouvernementale, se doit d'être irréprochable dans la gestion des deniers publics.
« Humm, le syndrome de récréation », lance-t-elle d'emblée, avant de suggérer, avec une pointe d'ironie, que la prochaine séance prévue le 10 inscrive également à son ordre du jour le dossier relatif à l'achat des véhicules de fonction destinés aux membres du Bureau de l'Assemblée nationale.
Selon Nafissatou Thiam, les vice-présidents et secrétaires élus ont été dotés de véhicules Toyota Land Cruiser Prado, tandis que les présidents de commission auraient reçu des véhicules de marque Mitsubishi.
Elle rappelle que l'ancien président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, avait assuré que cette acquisition avait été menée sous le contrôle de la Direction centrale des marchés publics (DCMP), dans le strict respect des dispositions du Code des marchés publics.
Il avait également indiqué que la Commission de comptabilité et de contrôle de l'Assemblée nationale avait examiné le dossier et validé la régularité de la procédure.
Pour autant, souligne-t-elle, plusieurs zones d'ombre subsistent. À ses yeux, les conditions de passation de ce marché demeurent insuffisamment documentées, ce qui justifie, selon elle, une communication plus complète de la part de l'institution parlementaire.
À ce titre, elle demande la publication de plusieurs documents qu'elle considère essentiels à l'exercice de la transparence : la décision d'attribution définitive, les critères de sélection des offres, le nombre exact ainsi que les types de véhicules acquis, le procès-verbal de la Commission des marchés, le contrat signé, le rapport d'analyse des offres, l'identité du ou des attributaires ainsi que le montant alloué à chacun d'eux.
Pour la membre de KIIRAAY, un marché de plusieurs milliards de francs CFA financé par des ressources publiques impose un devoir d'exemplarité. Elle estime que les principes de bonne gouvernance et de transparence ne sauraient être exigés des seules institutions contrôlées par le Parlement, mais doivent également s'appliquer à l'institution chargée de voter les lois et d'exercer le contrôle de l'action publique.
Dans la même veine, Nafissatou Thiam élargit son propos aux débats politiques du moment. Elle suggère que les députés profitent également de leurs travaux pour examiner une proposition de loi visant à abroger la loi d'amnistie, un sujet qui continue d'alimenter les discussions au sein de la classe politique sénégalaise.
Elle conclut son texte par une formule devenue emblématique de son engagement au sein du mouvement KIIRAAY : « Kiiray sur vous », réaffirmant ainsi son appel à davantage de responsabilité, de reddition des comptes et de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Dans cette contribution au ton à la fois critique et interpellateur, l'auteure revient sur l'acquisition de véhicules de fonction par l'Assemblée nationale et appelle à une transparence totale sur les conditions de passation de ce marché public.
Elle estime que l'institution parlementaire, gardienne du contrôle de l'action gouvernementale, se doit d'être irréprochable dans la gestion des deniers publics.
« Humm, le syndrome de récréation », lance-t-elle d'emblée, avant de suggérer, avec une pointe d'ironie, que la prochaine séance prévue le 10 inscrive également à son ordre du jour le dossier relatif à l'achat des véhicules de fonction destinés aux membres du Bureau de l'Assemblée nationale.
Selon Nafissatou Thiam, les vice-présidents et secrétaires élus ont été dotés de véhicules Toyota Land Cruiser Prado, tandis que les présidents de commission auraient reçu des véhicules de marque Mitsubishi.
Elle rappelle que l'ancien président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, avait assuré que cette acquisition avait été menée sous le contrôle de la Direction centrale des marchés publics (DCMP), dans le strict respect des dispositions du Code des marchés publics.
Il avait également indiqué que la Commission de comptabilité et de contrôle de l'Assemblée nationale avait examiné le dossier et validé la régularité de la procédure.
Pour autant, souligne-t-elle, plusieurs zones d'ombre subsistent. À ses yeux, les conditions de passation de ce marché demeurent insuffisamment documentées, ce qui justifie, selon elle, une communication plus complète de la part de l'institution parlementaire.
À ce titre, elle demande la publication de plusieurs documents qu'elle considère essentiels à l'exercice de la transparence : la décision d'attribution définitive, les critères de sélection des offres, le nombre exact ainsi que les types de véhicules acquis, le procès-verbal de la Commission des marchés, le contrat signé, le rapport d'analyse des offres, l'identité du ou des attributaires ainsi que le montant alloué à chacun d'eux.
Pour la membre de KIIRAAY, un marché de plusieurs milliards de francs CFA financé par des ressources publiques impose un devoir d'exemplarité. Elle estime que les principes de bonne gouvernance et de transparence ne sauraient être exigés des seules institutions contrôlées par le Parlement, mais doivent également s'appliquer à l'institution chargée de voter les lois et d'exercer le contrôle de l'action publique.
Dans la même veine, Nafissatou Thiam élargit son propos aux débats politiques du moment. Elle suggère que les députés profitent également de leurs travaux pour examiner une proposition de loi visant à abroger la loi d'amnistie, un sujet qui continue d'alimenter les discussions au sein de la classe politique sénégalaise.
Elle conclut son texte par une formule devenue emblématique de son engagement au sein du mouvement KIIRAAY : « Kiiray sur vous », réaffirmant ainsi son appel à davantage de responsabilité, de reddition des comptes et de transparence dans la gestion des affaires publiques.


Marché des véhicules de l'Assemblée nationale : Nafissatou Thiam réclame la transparence et interpelle les députés
