Le deuxième « Straw Poll » du Conseil de sécurité, tenu ce 21 août 2026, vient d’apporter une lumière nouvelle sur une compétition qui, jusqu’ici, se déployait dans les méandres feutrés de la diplomatie internationale. Derrière la sécheresse apparente des colonnes « Encourage », « Discourage » et « No opinion », se dessine une cartographie subtile des préférences, des réserves et des rapports de force qui pourraient, à terme, déterminer l’identité du prochain secrétaire général des Nations unies.
Selon les résultats présentés comme provenant de fuites diplomatiques rapportées par PassBlue et des journalistes couvrant les Nations unies, Carolyn Rodrigues-Birkett, du Guyana, arrive en tête de ce deuxième tour avec huit voix d’encouragement, deux voix de découragement et trois membres sans opinion exprimée.
Une position qui, sans préjuger de l’issue finale, confère à sa candidature une visibilité et une dynamique certaines.
Rebeca Grynspan, du Costa Rica, recueille pour sa part sept voix favorables, trois défavorables et quatre sans opinion. Rafael Grossi, de nationalité argentine, obtient également sept encouragements, mais quatre votes de découragement. Cette proximité numérique ne doit cependant pas masquer la réalité politique : dans une consultation aussi délicate, le nombre d’oppositions peut se révéler aussi significatif que celui des soutiens.
Pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, le signal apparaît nettement moins favorable. Sa candidature recueille deux voix d’encouragement, contre six de découragement et cinq membres sans opinion.
Ce résultat le situe pour l’heure en retrait des candidatures qui semblent concentrer les appuis les plus importants. Il serait toutefois prématuré d’en tirer une conclusion définitive.
Le « Straw Poll » demeure, par essence, une consultation informelle destinée à sonder les équilibres et à mesurer l’évolution des positions au sein du Conseil de sécurité.
Dans cette course, Olara Otunnu, de l’Ouganda, obtient cinq voix favorables, tandis que Maria Fernanda Espinosa, de l’Équateur, en recueille quatre. Tous deux demeurent ainsi dans une zone où une recomposition des soutiens pourrait encore modifier sensiblement le paysage.
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, recueille deux encouragements pour huit voix défavorables.
Ivonne A-Baki, également équatorienne, n’obtient quant à elle aucun encouragement et huit votes de découragement.
Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ils constituent les premiers signes visibles d’une bataille où la diplomatie se conjugue avec l’art du compromis.
Dans les enceintes des Nations unies, une candidature ne progresse jamais uniquement au gré de sa popularité. Elle doit traverser le dédale des équilibres régionaux, des alliances historiques, des intérêts stratégiques et des calculs géopolitiques. Elle doit surtout pouvoir s’accommoder de la réalité particulière du Conseil de sécurité, où le poids des cinq membres permanents demeure déterminant dans la procédure conduisant à la nomination du secrétaire général.
Le deuxième tour ressemble ainsi davantage à une photographie qu’à un verdict. Carolyn Rodrigues-Birkett apparaît aujourd’hui comme la candidate bénéficiant de la meilleure dynamique. Rebeca Grynspan et Rafael Grossi demeurent solidement placés.
Olara Otunnu et Maria Fernanda Espinosa conservent, eux aussi, des marges de progression. Quant à Macky Sall, son score traduit une difficulté réelle qu’une intense mobilisation diplomatique pourrait chercher à inverser. Car, dans cette compétition, rien n’est encore définitivement écrit.
Les « Straw Polls » n’ont pas la solennité d’un scrutin final et leurs résultats peuvent évoluer au rythme des négociations, des retraits, des rapprochements et des compromis. Une candidature aujourd’hui fragilisée peut retrouver de l’élan ; à l’inverse, une candidature en tête peut se heurter demain à des réserves insurmontables.
La bataille pour la succession à la tête de l’ONU revêt, dans le contexte international actuel, une portée qui dépasse largement les ambitions individuelles. Guerres persistantes, crises humanitaires, rivalités entre grandes puissances, affaiblissement du multilatéralisme et défiance croissante à l’égard des institutions internationales : le prochain secrétaire général héritera d’une organisation appelée à naviguer dans des eaux particulièrement tumultueuses.
C’est pourquoi le choix qui s’esquisse ne saurait être réduit à une simple addition de voix. Il devra consacrer un équilibre, produire un consensus et, autant que possible, restaurer une capacité de dialogue dans un monde profondément fragmenté.
Le futur locataire du bureau du secrétaire général devra être à la fois diplomate, médiateur et incarnation d’une institution dont l’autorité dépend largement de sa capacité à parler à des puissances qui, de plus en plus souvent, ne parlent plus le même langage.
À ce stade, le deuxième « Straw Poll » ne livre donc pas encore le nom du futur secrétaire général. Il révèle plutôt les premières lignes de force d’une compétition appelée à s’intensifier.
Dans cette diplomatie où le silence peut être une réserve, où un « Discourage » peut constituer un avertissement et où chaque voix compte dans le fragile édifice du consensus, les chiffres du 21 août constituent un signal que les capitales ne manqueront pas de scruter.
La partie est loin d’être achevée.
Les cartes sont désormais davantage visibles, mais elles demeurent encore susceptibles d’être rebattues. Et, dans le huis clos des tractations diplomatiques, l’enjeu sera moins de savoir qui mène aujourd’hui que de déterminer qui sera capable, demain, de rassembler suffisamment pour franchir l’ultime porte.
Selon les résultats présentés comme provenant de fuites diplomatiques rapportées par PassBlue et des journalistes couvrant les Nations unies, Carolyn Rodrigues-Birkett, du Guyana, arrive en tête de ce deuxième tour avec huit voix d’encouragement, deux voix de découragement et trois membres sans opinion exprimée.
Une position qui, sans préjuger de l’issue finale, confère à sa candidature une visibilité et une dynamique certaines.
Rebeca Grynspan, du Costa Rica, recueille pour sa part sept voix favorables, trois défavorables et quatre sans opinion. Rafael Grossi, de nationalité argentine, obtient également sept encouragements, mais quatre votes de découragement. Cette proximité numérique ne doit cependant pas masquer la réalité politique : dans une consultation aussi délicate, le nombre d’oppositions peut se révéler aussi significatif que celui des soutiens.
Pour Macky Sall, ancien président du Sénégal, le signal apparaît nettement moins favorable. Sa candidature recueille deux voix d’encouragement, contre six de découragement et cinq membres sans opinion.
Ce résultat le situe pour l’heure en retrait des candidatures qui semblent concentrer les appuis les plus importants. Il serait toutefois prématuré d’en tirer une conclusion définitive.
Le « Straw Poll » demeure, par essence, une consultation informelle destinée à sonder les équilibres et à mesurer l’évolution des positions au sein du Conseil de sécurité.
Dans cette course, Olara Otunnu, de l’Ouganda, obtient cinq voix favorables, tandis que Maria Fernanda Espinosa, de l’Équateur, en recueille quatre. Tous deux demeurent ainsi dans une zone où une recomposition des soutiens pourrait encore modifier sensiblement le paysage.
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, recueille deux encouragements pour huit voix défavorables.
Ivonne A-Baki, également équatorienne, n’obtient quant à elle aucun encouragement et huit votes de découragement.
Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ils constituent les premiers signes visibles d’une bataille où la diplomatie se conjugue avec l’art du compromis.
Dans les enceintes des Nations unies, une candidature ne progresse jamais uniquement au gré de sa popularité. Elle doit traverser le dédale des équilibres régionaux, des alliances historiques, des intérêts stratégiques et des calculs géopolitiques. Elle doit surtout pouvoir s’accommoder de la réalité particulière du Conseil de sécurité, où le poids des cinq membres permanents demeure déterminant dans la procédure conduisant à la nomination du secrétaire général.
Le deuxième tour ressemble ainsi davantage à une photographie qu’à un verdict. Carolyn Rodrigues-Birkett apparaît aujourd’hui comme la candidate bénéficiant de la meilleure dynamique. Rebeca Grynspan et Rafael Grossi demeurent solidement placés.
Olara Otunnu et Maria Fernanda Espinosa conservent, eux aussi, des marges de progression. Quant à Macky Sall, son score traduit une difficulté réelle qu’une intense mobilisation diplomatique pourrait chercher à inverser. Car, dans cette compétition, rien n’est encore définitivement écrit.
Les « Straw Polls » n’ont pas la solennité d’un scrutin final et leurs résultats peuvent évoluer au rythme des négociations, des retraits, des rapprochements et des compromis. Une candidature aujourd’hui fragilisée peut retrouver de l’élan ; à l’inverse, une candidature en tête peut se heurter demain à des réserves insurmontables.
La bataille pour la succession à la tête de l’ONU revêt, dans le contexte international actuel, une portée qui dépasse largement les ambitions individuelles. Guerres persistantes, crises humanitaires, rivalités entre grandes puissances, affaiblissement du multilatéralisme et défiance croissante à l’égard des institutions internationales : le prochain secrétaire général héritera d’une organisation appelée à naviguer dans des eaux particulièrement tumultueuses.
C’est pourquoi le choix qui s’esquisse ne saurait être réduit à une simple addition de voix. Il devra consacrer un équilibre, produire un consensus et, autant que possible, restaurer une capacité de dialogue dans un monde profondément fragmenté.
Le futur locataire du bureau du secrétaire général devra être à la fois diplomate, médiateur et incarnation d’une institution dont l’autorité dépend largement de sa capacité à parler à des puissances qui, de plus en plus souvent, ne parlent plus le même langage.
À ce stade, le deuxième « Straw Poll » ne livre donc pas encore le nom du futur secrétaire général. Il révèle plutôt les premières lignes de force d’une compétition appelée à s’intensifier.
Dans cette diplomatie où le silence peut être une réserve, où un « Discourage » peut constituer un avertissement et où chaque voix compte dans le fragile édifice du consensus, les chiffres du 21 août constituent un signal que les capitales ne manqueront pas de scruter.
La partie est loin d’être achevée.
Les cartes sont désormais davantage visibles, mais elles demeurent encore susceptibles d’être rebattues. Et, dans le huis clos des tractations diplomatiques, l’enjeu sera moins de savoir qui mène aujourd’hui que de déterminer qui sera capable, demain, de rassembler suffisamment pour franchir l’ultime porte.


Secrétaire général de l’ONU : le deuxième « Straw Poll » dessine les premières lignes de fracture

