Le feuilleton judiciaire est loin d’avoir livré son dernier chapitre
Dans un communiqué rendu public ce 7 août 2026, le parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye revient sur l’ordonnance rendue par le juge d’instruction du premier cabinet dans l’affaire dite Pape Salif Raal Thiam, Cheikh Ahmed Tidiane Diallo dit Pape Cheikh et autres.
Selon le document signé par le procureur de la République, vingt-huit inculpés ont bénéficié d’un non-lieu total, tandis que soixante-neuf autres ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour des faits d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature.
Plus troublant encore, précise le parquet, les infractions relatives à la mise en danger de la vie d’autrui et à la transmission volontaire du VIH/Sida ont également fait l’objet d’un non-lieu.
C’est précisément sur ce point que le ministère public entend contester la décision du magistrat instructeur.
Le procureur Saliou Dicko rappelle que le parquet avait, pour sa part, requis le renvoi de l’ensemble des inculpés pour les différentes infractions visées dans la procédure.
Estimant manifestement que l'ordonnance rendue ne correspond pas à ses réquisitions, le ministère public a décidé d'exercer son droit de recours.
Le parquet a donc interjeté appel de ladite ordonnance
Un dossier qui refuse de se refermer. Cette nouvelle étape judiciaire donne à cette affaire une dimension supplémentaire. Alors que l'ordonnance du juge d'instruction pouvait laisser croire à un premier épilogue, l'appel du parquet vient remettre le dossier sur les rails de la contestation judiciaire.
Une question demeure toutefois : comment une procédure ouverte autour d'accusations aussi lourdes peut-elle aboutir à autant de non-lieux, notamment concernant des faits aussi graves que la transmission volontaire du VIH/Sida et la mise en danger de la vie d'autrui ?
Il faut évidemment se garder de confondre accusation et culpabilité. Un inculpé demeure présumé innocent tant qu'une juridiction n'a pas définitivement établi sa responsabilité. De même, un non-lieu signifie que, à ce stade de la procédure, les conditions permettant un renvoi pour certaines infractions ne sont pas réunies ou que l'action publique ne peut plus être exercée.
Mais l'appel du parquet démontre au moins une chose : pour le ministère public, le dossier ne saurait être considéré comme définitivement soldé.
La justice devra donc poursuivre son œuvre, loin des passions, des rumeurs et des jugements de l'opinion. Car derrière les noms, les accusations et le tumulte médiatique, il y a des faits à établir, des preuves à examiner et des responsabilités éventuelles à déterminer.
Le dernier mot n'est donc pas encore dit.
Et dans cette affaire où se mêlent questions de mœurs, de santé publique et de responsabilité pénale, c'est désormais à la juridiction d'appel qu'il reviendra de dire si les charges retenues par le parquet justifient la poursuite de la procédure.
Le scandale, s'il y en a un, devra être établi par les preuves et non par les seules apparences.
Dans un communiqué rendu public ce 7 août 2026, le parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye revient sur l’ordonnance rendue par le juge d’instruction du premier cabinet dans l’affaire dite Pape Salif Raal Thiam, Cheikh Ahmed Tidiane Diallo dit Pape Cheikh et autres.
Selon le document signé par le procureur de la République, vingt-huit inculpés ont bénéficié d’un non-lieu total, tandis que soixante-neuf autres ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour des faits d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature.
Plus troublant encore, précise le parquet, les infractions relatives à la mise en danger de la vie d’autrui et à la transmission volontaire du VIH/Sida ont également fait l’objet d’un non-lieu.
C’est précisément sur ce point que le ministère public entend contester la décision du magistrat instructeur.
Le procureur Saliou Dicko rappelle que le parquet avait, pour sa part, requis le renvoi de l’ensemble des inculpés pour les différentes infractions visées dans la procédure.
Estimant manifestement que l'ordonnance rendue ne correspond pas à ses réquisitions, le ministère public a décidé d'exercer son droit de recours.
Le parquet a donc interjeté appel de ladite ordonnance
Un dossier qui refuse de se refermer. Cette nouvelle étape judiciaire donne à cette affaire une dimension supplémentaire. Alors que l'ordonnance du juge d'instruction pouvait laisser croire à un premier épilogue, l'appel du parquet vient remettre le dossier sur les rails de la contestation judiciaire.
Une question demeure toutefois : comment une procédure ouverte autour d'accusations aussi lourdes peut-elle aboutir à autant de non-lieux, notamment concernant des faits aussi graves que la transmission volontaire du VIH/Sida et la mise en danger de la vie d'autrui ?
Il faut évidemment se garder de confondre accusation et culpabilité. Un inculpé demeure présumé innocent tant qu'une juridiction n'a pas définitivement établi sa responsabilité. De même, un non-lieu signifie que, à ce stade de la procédure, les conditions permettant un renvoi pour certaines infractions ne sont pas réunies ou que l'action publique ne peut plus être exercée.
Mais l'appel du parquet démontre au moins une chose : pour le ministère public, le dossier ne saurait être considéré comme définitivement soldé.
La justice devra donc poursuivre son œuvre, loin des passions, des rumeurs et des jugements de l'opinion. Car derrière les noms, les accusations et le tumulte médiatique, il y a des faits à établir, des preuves à examiner et des responsabilités éventuelles à déterminer.
Le dernier mot n'est donc pas encore dit.
Et dans cette affaire où se mêlent questions de mœurs, de santé publique et de responsabilité pénale, c'est désormais à la juridiction d'appel qu'il reviendra de dire si les charges retenues par le parquet justifient la poursuite de la procédure.
Le scandale, s'il y en a un, devra être établi par les preuves et non par les seules apparences.


Transmission du VIH et actes contre nature : Le procureur Saliou Dicko refuse le non-lieu partiel

