C’est une affaire conjugale pour le moins singulière qui a récemment atterri devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Au cœur des débats : El Hadji Alé Sarr et son ancienne épouse, Hawa Amadou Dia, poursuivie pour escroquerie au préjudice de son ex-mari. Une histoire où se mêlent cadeaux de mariage, remises d’argent, projet foncier, promesse de visa et, surtout, deux versions radicalement opposées de la vie conjugale.
Selon le récit rapporté par L’Observateur, El Hadji Alé Sarr affirme avoir largement contribué aux dépenses liées à son mariage. Il dit notamment avoir offert à Hawa Amadou Dia un iPhone 17 Pro Max ainsi que 500 000 francs CFA en guise de dot.
Au fil de leur relation, d’autres sommes auraient également été remises : 300 000 francs CFA présentés comme un prêt, un million destiné à une affaire foncière et 1,3 million de francs CFA dans le cadre de l’acquisition annoncée d’un terrain. Il affirme encore lui avoir versé régulièrement 30 000 francs CFA pour ses dépenses courantes.
L’affaire aurait pris une tournure plus conflictuelle lorsque l’époux aurait constaté que certaines dépenses ou acquisitions promises n’avaient pas été réalisées. Le volet foncier s’est notamment retrouvé au centre des débats.
Hawa Amadou Dia, qui affirme travailler dans la vente de terrains depuis 2015, soutient avoir proposé à son mari une parcelle située à Yenne. Mais le tribunal a relevé que le terrain évoqué n’était pas immatriculé et ne disposait pas de titre foncier, tandis que l’acte de vente produit au dossier n’aurait pas été signé par la partie civile.
À ces considérations financières s’est ajouté un étonnant différend sur la réalité même de leur vie conjugale. El Hadji Alé Sarr soutient que le mariage n’aurait jamais été consommé, accusant son épouse d’avoir refusé tout rapprochement et d’avoir cherché à donner une apparence différente de la réalité.
Hawa Amadou Dia livre, elle, une version diamétralement opposée : elle affirme avoir accepté le mariage après les sollicitations insistantes de son prétendant et assure que leur union avait bel et bien été consommée.
La prévenue reconnaît avoir reçu les 1,3 million de francs CFA, mais explique en avoir utilisé une partie pour régler des dépenses personnelles, notamment le loyer, des dettes auprès d’une boutique ainsi que des factures d’eau et d’électricité.
Elle conteste donc toute intention frauduleuse et présente plusieurs des sommes reçues comme des aides consenties dans le cadre de la relation conjugale. La défense a d’ailleurs insisté sur cet aspect, estimant que les cadeaux et dépenses avaient été librement consentis.
Un autre élément a également été évoqué au procès : une proposition de démarche pour l’obtention d’un visa, qui aurait nécessité, selon l’ancien époux, le versement de trois millions de francs CFA.
El Hadji Alé Sarr réclamait finalement 4,15 millions de francs CFA au titre de son préjudice. Le parquet avait requis un an de prison ferme avec mandat de dépôt.
Au terme des débats, le tribunal n’a toutefois pas retenu l’argumentation de la défense. Hawa Amadou Dia a été reconnue coupable et condamnée à six mois de prison ferme, ainsi qu’à trois millions de francs CFA de dommages et intérêts au profit de son ancien époux.
Ainsi s’achève, du moins à ce stade, une histoire où ce qui devait être le commencement d’une vie à deux s’est transformé en un contentieux judiciaire mêlant argent, confiance, promesses et désillusions. Une affaire qui rappelle, avec une ironie presque tragique, que derrière les apparences fastueuses d’un mariage peuvent parfois se dissimuler des comptes autrement plus lourds à solder.
Selon le récit rapporté par L’Observateur, El Hadji Alé Sarr affirme avoir largement contribué aux dépenses liées à son mariage. Il dit notamment avoir offert à Hawa Amadou Dia un iPhone 17 Pro Max ainsi que 500 000 francs CFA en guise de dot.
Au fil de leur relation, d’autres sommes auraient également été remises : 300 000 francs CFA présentés comme un prêt, un million destiné à une affaire foncière et 1,3 million de francs CFA dans le cadre de l’acquisition annoncée d’un terrain. Il affirme encore lui avoir versé régulièrement 30 000 francs CFA pour ses dépenses courantes.
L’affaire aurait pris une tournure plus conflictuelle lorsque l’époux aurait constaté que certaines dépenses ou acquisitions promises n’avaient pas été réalisées. Le volet foncier s’est notamment retrouvé au centre des débats.
Hawa Amadou Dia, qui affirme travailler dans la vente de terrains depuis 2015, soutient avoir proposé à son mari une parcelle située à Yenne. Mais le tribunal a relevé que le terrain évoqué n’était pas immatriculé et ne disposait pas de titre foncier, tandis que l’acte de vente produit au dossier n’aurait pas été signé par la partie civile.
À ces considérations financières s’est ajouté un étonnant différend sur la réalité même de leur vie conjugale. El Hadji Alé Sarr soutient que le mariage n’aurait jamais été consommé, accusant son épouse d’avoir refusé tout rapprochement et d’avoir cherché à donner une apparence différente de la réalité.
Hawa Amadou Dia livre, elle, une version diamétralement opposée : elle affirme avoir accepté le mariage après les sollicitations insistantes de son prétendant et assure que leur union avait bel et bien été consommée.
La prévenue reconnaît avoir reçu les 1,3 million de francs CFA, mais explique en avoir utilisé une partie pour régler des dépenses personnelles, notamment le loyer, des dettes auprès d’une boutique ainsi que des factures d’eau et d’électricité.
Elle conteste donc toute intention frauduleuse et présente plusieurs des sommes reçues comme des aides consenties dans le cadre de la relation conjugale. La défense a d’ailleurs insisté sur cet aspect, estimant que les cadeaux et dépenses avaient été librement consentis.
Un autre élément a également été évoqué au procès : une proposition de démarche pour l’obtention d’un visa, qui aurait nécessité, selon l’ancien époux, le versement de trois millions de francs CFA.
El Hadji Alé Sarr réclamait finalement 4,15 millions de francs CFA au titre de son préjudice. Le parquet avait requis un an de prison ferme avec mandat de dépôt.
Au terme des débats, le tribunal n’a toutefois pas retenu l’argumentation de la défense. Hawa Amadou Dia a été reconnue coupable et condamnée à six mois de prison ferme, ainsi qu’à trois millions de francs CFA de dommages et intérêts au profit de son ancien époux.
Ainsi s’achève, du moins à ce stade, une histoire où ce qui devait être le commencement d’une vie à deux s’est transformé en un contentieux judiciaire mêlant argent, confiance, promesses et désillusions. Une affaire qui rappelle, avec une ironie presque tragique, que derrière les apparences fastueuses d’un mariage peuvent parfois se dissimuler des comptes autrement plus lourds à solder.


Tribunal de Pikine-Guédiawaye : quand les promesses de mariage se transforment en procès pour escroquerie

