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Algérie: le journaliste Mohamed Tamalt meurt en prison

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Algérie: le journaliste Mohamed Tamalt meurt en prison

Un journaliste algérien critique du pouvoir et condamné en juillet à deux ans de prison pour « offense au président de la République » est décédé dimanche 11 décembre, après plus de trois mois de grève de la faim. Mohamed Tamalt, 42 ans, avait entamé une grève de la faim le 27 juin, jour de son arrestation, selon l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). Amnesty International demande une enquête indépendante, approfondie et transparente sur les circonstances de la mort de Mohamed Tamalt, renseigne Rfi.
Mohamed Tamalt avait été condamné Il avait été condamné le 11 juillet à deux ans de prison ferme et le jugement avait été confirmé en appel le 9 août pour avoir publié sur son blog et sa page Facebook des propos, notamment  une vidéo et un poème, jugés diffamatoires envers le président Abdelaziz Bouteflika.

Fin juin, Mohamed Tamalt avait entamé une grève de la faim pour contester sa condamnation. Il était tombé dans le coma depuis la fin août et est finalement décédé ce dimanche 11 décembre à l’hôpital Bab El Oued à Alger.

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International s’insurge contre sa mort et estime qu’on n’aurait jamais dû en arriver là. La direction d’Amnesty Algérie, Hassina Oussedik, demande une enquête et une réforme du Code pénal algérien.

« Nous demandons aux autorités algériennes d’ouvrir une enquête indépendante, approfondie et transparente sur les circonstances de sa mort. En vertu des articles 144, 144 bis et 146 du Code pénal, des propos qui porteraient outrage aux institutions peuvent être considérées comme des infractions pénales et les personnes sont poursuivies. C’est pour cela qu’un certain nombre de journalistes et de blogeurs sur Facebook, sur les réseaux sociaux émettent des opinions de façon tout à fait pacifiques – c’est la liberté d’expression, peuvent tomber sur le coup d’infractions pénales – et Amnesty demande à ce qu’il n’y ait pas de procédure pénale mais plutôt civile, lorsque l’on estimerait que certains propos touchent à la réputation de personnalités politiques ou même d’inconnus. »

« Cette nouvelle est un véritable coup de massue pour ceux qui défendent la liberté d’informer en Algérie », a déclaré Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières (RSF). « Les journalistes algériens continuent de pâtir de l’application abusive du code pénal, utilisé systématiquement pour toute information diffusée et qui critique le pouvoir en place. Les pratiques répressives de la justice sont contraires à la Constitution algérienne promulguée le 6 mars dernier et aux engagements internationaux de l’Algérie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) » dénonce l’organisation dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

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