C’est une finale qui restera dans l’Histoire. Par son scenario ubuesque et son dénouement, ce Sénégal–Maroc est d’ores et déjà un sommet. Qui aurait pu croire que cet épilogue si longtemps fermé à double tour pourrait s’achever dans une telle fureur ? Ou que Sadio Mané, pour son ultime match en Coupe d’Afrique des Nations, irait raisonner son sélectionneur et ses coéquipiers pour revenir sur le terrain car un penalty, même très litigieux, n’était jamais inscrit d’avance ? Ou que Brahim Díaz, si brillant tout au long de la compétition, allait craquer sous la pression ?
Une décision arbitrale allait offrir le trophée au Maroc mais le destin en a voulu autrement et ce sont les Lions de la Téranga qui sont couronnés champions d’Afrique (1-0, a-p.).
Bounou en rempart
Insubmersible depuis le début de la compétition, le Maroc a frôlé la douche froide d’emblée. Sur un corner rentrant de Lamine Camara, la trajectoire plongeante a fait hésiter Yassine Bounou : Pape Gueye a mis la tête au second poteau mais le gardien a réalisé une parade réflexe (5e).
Le décor était planté et les Lions de l’Atlas ont petit à petit essayé de s’approcher de la cage d’Edouard Mendy. Abde Ezzalzouli a débordé mais son centre n’a pas trouvé preneur (8e). Puis Ismaël Saibari a vu le chemin s’ouvrir devant lui grâce aux appels des attaquants mais son tir s’est envolé (13e). Le joueur du PSV a validé un pressing efficace dans le camp sénégalais mais le deux contre deux joué avec Ayoub El Kaabi a échoué piteusement (20e).
La tension montait d’un cran. Devancé par Neil El Aynaoui, Camara a été averti (23e). Mais ce sont bien les Lions de la Téranga, pourtant privés de Kalidou Koulibaly et Habib Diarra, suspendus, qui se sont procurés une occasion immense. Lancé par Nico Jackson, Ndiaye s’est présenté face à Bounou, auteur d’une parade du pied sensationelle (38e).
Le Maroc a répondu immédiatement. Après avoir effacé Sadio Mané d’un dribble virevoltant, Ezzalzouli a adressé un centre rentrant téléguidé dans la surface : Nayef Aguerd a voulu mettre la tête mais son timing n’a pas été le bon et il a simplement effleuré la balle (41e).
Mané a provoqué un frisson dans les gradins. Après une récupération et une projection rapide, il a fixé Aguerd dans la surface mais Adam Masina est revenu à temps pour dégager en corner (45e). Mais c’est surtout l’oubli de Camara sur une transition rapide qui avait de quoi nourrir les regrets sénégalais : servi par Ndiaye, le Monégasque n’avait plus qu’à décaler sur sa gauche où Jackson et Mané attendaient mais il a privilégié la frappe et il a été contré (45e+4).
Le Maroc contrôle mais ne trouve pas la solution
De la tension, de l’intensité et, à la 58e minute, la première énorme occasion marocaine. Lancé par Brahim Díaz, Bilal El Khannouss a offert un centre idéalement dosé pour El Kaabi mais la reprise du gauche de l’attaquant a fui le cadre d’un rien.
De mieux en mieux dans sa finale, Brahim a cherché El Kaabi dans la surface mais c’est Ezzalzouli juste derrière lui qui a failli profité mais son enroulé du droit sans angle était impossible (62e).
Les Lions de l’Atlas étaient en train de mettre leur patte sur le match. Cet engagement, El Aynaoui l’a payé dans un choc tête contre tête qui lui a valu une arcade en sang (66e).
Après un arrêt de jeu de près 10 minutes, Pape Thiaw a procédé à un triple changement : Antoine Mendy, Camara et Ndiaye sont sortis, remplacés par Abdoulaye Seck, Ismaïla Sarr et Ibrahim Mbaye (77e).
Walid Regragui a répondu dans la foulée : El Khannouss et El Kaabi ont cédé leurs places à Oussama Targhalline et Youssef En-Nesyri (80e).
Même si le Maroc avait le contrôle de cette deuxième période, le Sénégal conservait sa volonté d’aller de l’avant. Après un gros travail de Jackson, Gueye s’est retrouvé en position de frappe à l’entrée de la surface mais son tir du gauche décentré a fini loin de du cadre (86e).
Les derniers instants étaient en faveur des Lions de la Téranga. Il a fallu une parade majuscule de Bounou pour empêcher Mbaye d’offrir la CAN au Sénégal (89e).
La 4e dimension
Puis le Sénégal a marqué… mais la joie a été de courte durée : sur un corner au second poteau, Seck a poussé Achraf Hakimi avant de placer une tête repoussée sur le poteau avant que Sarr ne suive et marque (90e+2).
Il fallait un final tragique et polémique. Dans les derniers soupirs des arrêts de jeu, Malick Diouf a accroché Brahim dans la surface. La VAR a appelé l’arbitre qui a considéré que cela valait bel et bien un penalty (90e+8) ! Totalement improbable !
Thiaw a hurlé “on s’en va, on s’en va !”. Énervés, les Sénégalais ont quitté la pelouse. Le tumulte était total. Mané a rappelé ses coéquipiers après plusieurs minutes de tergiversations.
Brahim s’est présenté face à Mendy, il a embrassé le ballon, tenté une Panenka et… l’a loupée ! Le gardien n’a pas bougé et n’a eu qu’à cueillir la balle (90e+23).
Ce penalty était un cadeau empoisonné avec un venin à diffusion lente. Au tout début de la prolongation, P.Gueye a décoché une frappe du gauche en léger déséquilibre qui est partie se loger dans la lucarne de Bounou, cette fois transpercé (94e).
Les Lions de l’Atlas sont partis à l’assaut. Après un débordement côté gauche, Ezzalzouli a centré au premier poteau mais En-Nesyri n’a pas pu cadrer sa tête (104e). Les espaces s’ouvraient pour les Sénégalais et Mbaye a été contré in extremis (105e).
La réussite fuyait les Marocains. Entré en jeu pour disputer la prolongation, Hamza Igamane s’est blessé et a dû laisser ses coéquipiers en infériorité numérique. Puis, sur un corner, Aguerd s’est imposé dans les airs mais la transversale s’est interposée (108e).
Le Sénégal a eu la balle de match mais Chérif Ndiaye a buté sur Bounou, auteur d’un geste désespéré alors que l’attaquant n’avait plus qu’à pousser au fond (111e). P.Gueye a expédié un nouvel exocet, repoussé par le gardien (115e).
Le ciel était en colère et un déluge s’est abattu sur Rabat alors que les secondes défilaient en faveur des Lions de la Teranga. Et après trois minutes d’arrêts de jeu, ils ont pu célébrer leur triomphe.
Une décision arbitrale allait offrir le trophée au Maroc mais le destin en a voulu autrement et ce sont les Lions de la Téranga qui sont couronnés champions d’Afrique (1-0, a-p.).
Bounou en rempart
Insubmersible depuis le début de la compétition, le Maroc a frôlé la douche froide d’emblée. Sur un corner rentrant de Lamine Camara, la trajectoire plongeante a fait hésiter Yassine Bounou : Pape Gueye a mis la tête au second poteau mais le gardien a réalisé une parade réflexe (5e).
Le décor était planté et les Lions de l’Atlas ont petit à petit essayé de s’approcher de la cage d’Edouard Mendy. Abde Ezzalzouli a débordé mais son centre n’a pas trouvé preneur (8e). Puis Ismaël Saibari a vu le chemin s’ouvrir devant lui grâce aux appels des attaquants mais son tir s’est envolé (13e). Le joueur du PSV a validé un pressing efficace dans le camp sénégalais mais le deux contre deux joué avec Ayoub El Kaabi a échoué piteusement (20e).
La tension montait d’un cran. Devancé par Neil El Aynaoui, Camara a été averti (23e). Mais ce sont bien les Lions de la Téranga, pourtant privés de Kalidou Koulibaly et Habib Diarra, suspendus, qui se sont procurés une occasion immense. Lancé par Nico Jackson, Ndiaye s’est présenté face à Bounou, auteur d’une parade du pied sensationelle (38e).
Le Maroc a répondu immédiatement. Après avoir effacé Sadio Mané d’un dribble virevoltant, Ezzalzouli a adressé un centre rentrant téléguidé dans la surface : Nayef Aguerd a voulu mettre la tête mais son timing n’a pas été le bon et il a simplement effleuré la balle (41e).
Mané a provoqué un frisson dans les gradins. Après une récupération et une projection rapide, il a fixé Aguerd dans la surface mais Adam Masina est revenu à temps pour dégager en corner (45e). Mais c’est surtout l’oubli de Camara sur une transition rapide qui avait de quoi nourrir les regrets sénégalais : servi par Ndiaye, le Monégasque n’avait plus qu’à décaler sur sa gauche où Jackson et Mané attendaient mais il a privilégié la frappe et il a été contré (45e+4).
Le Maroc contrôle mais ne trouve pas la solution
De la tension, de l’intensité et, à la 58e minute, la première énorme occasion marocaine. Lancé par Brahim Díaz, Bilal El Khannouss a offert un centre idéalement dosé pour El Kaabi mais la reprise du gauche de l’attaquant a fui le cadre d’un rien.
De mieux en mieux dans sa finale, Brahim a cherché El Kaabi dans la surface mais c’est Ezzalzouli juste derrière lui qui a failli profité mais son enroulé du droit sans angle était impossible (62e).
Les Lions de l’Atlas étaient en train de mettre leur patte sur le match. Cet engagement, El Aynaoui l’a payé dans un choc tête contre tête qui lui a valu une arcade en sang (66e).
Après un arrêt de jeu de près 10 minutes, Pape Thiaw a procédé à un triple changement : Antoine Mendy, Camara et Ndiaye sont sortis, remplacés par Abdoulaye Seck, Ismaïla Sarr et Ibrahim Mbaye (77e).
Walid Regragui a répondu dans la foulée : El Khannouss et El Kaabi ont cédé leurs places à Oussama Targhalline et Youssef En-Nesyri (80e).
Même si le Maroc avait le contrôle de cette deuxième période, le Sénégal conservait sa volonté d’aller de l’avant. Après un gros travail de Jackson, Gueye s’est retrouvé en position de frappe à l’entrée de la surface mais son tir du gauche décentré a fini loin de du cadre (86e).
Les derniers instants étaient en faveur des Lions de la Téranga. Il a fallu une parade majuscule de Bounou pour empêcher Mbaye d’offrir la CAN au Sénégal (89e).
La 4e dimension
Puis le Sénégal a marqué… mais la joie a été de courte durée : sur un corner au second poteau, Seck a poussé Achraf Hakimi avant de placer une tête repoussée sur le poteau avant que Sarr ne suive et marque (90e+2).
Il fallait un final tragique et polémique. Dans les derniers soupirs des arrêts de jeu, Malick Diouf a accroché Brahim dans la surface. La VAR a appelé l’arbitre qui a considéré que cela valait bel et bien un penalty (90e+8) ! Totalement improbable !
Thiaw a hurlé “on s’en va, on s’en va !”. Énervés, les Sénégalais ont quitté la pelouse. Le tumulte était total. Mané a rappelé ses coéquipiers après plusieurs minutes de tergiversations.
Brahim s’est présenté face à Mendy, il a embrassé le ballon, tenté une Panenka et… l’a loupée ! Le gardien n’a pas bougé et n’a eu qu’à cueillir la balle (90e+23).
Ce penalty était un cadeau empoisonné avec un venin à diffusion lente. Au tout début de la prolongation, P.Gueye a décoché une frappe du gauche en léger déséquilibre qui est partie se loger dans la lucarne de Bounou, cette fois transpercé (94e).
Les Lions de l’Atlas sont partis à l’assaut. Après un débordement côté gauche, Ezzalzouli a centré au premier poteau mais En-Nesyri n’a pas pu cadrer sa tête (104e). Les espaces s’ouvraient pour les Sénégalais et Mbaye a été contré in extremis (105e).
La réussite fuyait les Marocains. Entré en jeu pour disputer la prolongation, Hamza Igamane s’est blessé et a dû laisser ses coéquipiers en infériorité numérique. Puis, sur un corner, Aguerd s’est imposé dans les airs mais la transversale s’est interposée (108e).
Le Sénégal a eu la balle de match mais Chérif Ndiaye a buté sur Bounou, auteur d’un geste désespéré alors que l’attaquant n’avait plus qu’à pousser au fond (111e). P.Gueye a expédié un nouvel exocet, repoussé par le gardien (115e).
Le ciel était en colère et un déluge s’est abattu sur Rabat alors que les secondes défilaient en faveur des Lions de la Teranga. Et après trois minutes d’arrêts de jeu, ils ont pu célébrer leur triomphe.


CAN-Le Sénégal encore sur le toit de l’Afrique


