Condamné pour avoir refusé un poste d'assistante à un homme

Un employeur a été condamné le 9 novembre dernier par le tribunal du travail de Bruxelles pour discrimination fondée sur le sexe, annonce mercredi l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH) dans un communiqué. L'employeur avait publié une offre d'emploi pour une "assistante administrative", en féminisant toutes les qualifications requises ("rigoureuse", "organisée", etc.). Il a refusé un candidat parce qu'il s'agissait d'un homme. Selon l'Institut, il s'agirait de la première fois qu'un employeur est condamné en Belgique pour une offre d'emploi ou un recrutement discriminatoire.

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Condamné pour avoir refusé un poste d'assistante à un homme

L'employeur a rejeté la candidature masculine parce qu'il recherchait "comme précisé dans l'annonce, une assistante administrative, de sexe féminin", indique l'IEFH. Celui-ci a été sollicité par le candidat et l'Institut a tout d'abord tenté de trouver une solution, en vain, lors d'une conciliation. Il a ensuite introduit l'affaire en justice.

Le 9 novembre dernier, le tribunal du travail de Bruxelles a condamné l'employeur pour discrimination fondée sur le sexe dans le domaine de l'accès à l'emploi. Il doit indemniser la victime à hauteur de 5.308,59 euros, soit trois mois de salaire brut et l'IEFH d'un euro symbolique.

Une première en Belgique
"Il s'agit, selon nos informations, de la première fois qu'un tribunal condamne un employeur à la suite d'une offre d'emploi ou d'un recrutement discriminatoire", souligne Liesbet Stevens, directrice-adjoint de l'Institut.

"Trop souvent encore le sexe des candidat-e-s (...) est perçu comme le reflet de leurs compétences professionnelles. (...) On constate chez certains employeurs des convictions selon lesquelles un homme ou une femme est plus ou moins indiqué-e pour exercer une certaine fonction", réagit Michel Pasteel, directeur de l'Institut, dans le communiqué.

Le travail reste le domaine où les discriminations sont les plus courantes, précise l'Institut. Plus d'un tiers des signalements (37%) est lié au recrutement et à la sélection. Les femmes sont les principales victimes mais les hommes sont également concernés, comme le montre cette affaire, conclut l'IEFH.

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