L’écrivaine franco-sénégalaise Fatou DIOME rejette l’idée selon laquelle l’homosexualité serait étrangère aux sociétés africaines. Pour elle, soutenir une telle thèse relève d’une négation de la réalité et d’un discours qu’elle qualifie de «fumisterie». Invitée de la chaîne YouTube «Prieuré Sainte Marie», elle a livré une prise de position tranchée sur la situation des homosexuels au Sénégal, dénonçant la stigmatisation et les violences dont ils font l’objet.
Plaidant pour le respect de la vie privée, elle a comparé la question de l’orientation sexuelle à celle de la laïcité, estimant que chacun doit être libre dans sa sphère intime. «Ce que les autres font dans leur lit, ça ne me regarde pas», a-t-elle affirmé, tout en rappelant qu’elle est elle-même hétérosexuelle.
S’appuyant sur ses souvenirs d’enfance, la native de Niodior a également évoqué les «gôor-jigéen», ces figures connues dans la société sénégalaise, pour souligner que cette réalité n’est pas nouvelle. Elle a décrit des hommes identifiés comme tels, présents dans certaines activités sociales et culturelles, notamment festives.
Pour l’écrivaine, le véritable problème réside dans ce qu’elle appelle une «perversion sociale» : le fait de s’immiscer dans l’intimité des individus. Elle insiste sur le fait que, quelle que soit leur orientation sexuelle, ces personnes demeurent des citoyens à part entière, avec les mêmes droits.
Toutefois, Fatou Diome a tenu à distinguer clairement cette question de celle des actes relevant de la loi. Elle a évoqué le cas des contaminations volontaires au VIH, rappelant que toute mise en danger délibérée de la vie d’autrui doit être sévèrement sanctionnée.
Walf
Plaidant pour le respect de la vie privée, elle a comparé la question de l’orientation sexuelle à celle de la laïcité, estimant que chacun doit être libre dans sa sphère intime. «Ce que les autres font dans leur lit, ça ne me regarde pas», a-t-elle affirmé, tout en rappelant qu’elle est elle-même hétérosexuelle.
S’appuyant sur ses souvenirs d’enfance, la native de Niodior a également évoqué les «gôor-jigéen», ces figures connues dans la société sénégalaise, pour souligner que cette réalité n’est pas nouvelle. Elle a décrit des hommes identifiés comme tels, présents dans certaines activités sociales et culturelles, notamment festives.
Pour l’écrivaine, le véritable problème réside dans ce qu’elle appelle une «perversion sociale» : le fait de s’immiscer dans l’intimité des individus. Elle insiste sur le fait que, quelle que soit leur orientation sexuelle, ces personnes demeurent des citoyens à part entière, avec les mêmes droits.
Toutefois, Fatou Diome a tenu à distinguer clairement cette question de celle des actes relevant de la loi. Elle a évoqué le cas des contaminations volontaires au VIH, rappelant que toute mise en danger délibérée de la vie d’autrui doit être sévèrement sanctionnée.
Walf


Fatou DIOME, écrivaine, parlant de l’homosexualité : «Ce que les gens font dans leur lit, ça ne me regarde pas»


