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La mère d'un djihadiste témoigne : "On est aussi des victimes"

le Mardi 5 Septembre 2017 à 12:18

La mère d'un djihadiste témoigne : "On est aussi des victimes"


FRANCE Nathalie Haddadi a envoyé de l'argent à son fils radicalisé alors qu'il se trouvait à l'étranger. Elle est aujourd'hui jugée pour "financement du terrorisme".

Nathalie Haddadi et son fils cadet sont appelés à comparaître devant la 16e chambre du tribunal de grande instance de Paris après avoir effectué un versement destiné à l'aîné de la fratrie, radicalisé.  

"Il est parti en vacances en Malaisie, et il a eu un accident. Il s'est fait agresser, il s'est retrouvé à l'hôpital avec des points de suture (...) Je l'ai aidé, je lui ai envoyé de l'argent pour pouvoir manger, pour pouvoir revenir en France", avance la mère de famille au micro d'Europe 1. Elle nie avoir été au courant des activités de son fils au moment de verser l'argent. 

"Je t'aime, mais j'aime Dieu plus que toi"
Après son passage en Malaise, Abbes Bounaga se rend aux Emirats arabes unis, en Iran et enfin en Turquie, qui partage une frontière avec la Syrie. "J'ai eu des soupçons lorsque j'ai reçu un appel en anglais de Téhéran. Quelques jours plus tard, Abbes se trouvait de nouveau à Kuala Lumpur. Je lui ai dit : 'Maintenant, tu rentres !'. Il ne pas m'a pas écoutée. Lorsqu'il m'a donné des nouvelles, il était en Syrie. Il m'a dit : 'Pardonne-moi maman, je t'aime, mais j'aime Dieu plus que toi'", confie Nathalie Haddadi au Parisien. 

"Félicitations, votre fils est mort"
Quelques semaines plus tard, le jeune homme reprend contact avec sa mère. "Là, il m'a fait comprendre que ce n'était pas ce qu'il voulait, que ce n'était pas ce qu'il attendait (...) Très peu de temps après, j'ai reçu un appel pour me dire qu'il était mort. On m'a dit 'Félicitations, votre fils est mort'." 

Nathalie Haddadi risque dix ans de prison. "Quand on voit des attentats, c'est tout à fait normal, on pleure les victimes. C'est la première chose à faire. Mais les parents de djihadistes, on ne sait pas ce qu'ils peuvent ressentir. Ce sont nos enfants. Bien sûr que je ne cautionne pas, mais je fais quoi? J'arrête de l'aimer? Il faut comprendre que l'on est aussi des victimes. On n'a pas choisi, on a subi."

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