Nadège Da Souza déroule le film de son arrestation et de son incarcération : « J’ai été accusée et jetée en prison à tort »

Mardi 31 Octobre 2017

Depuis sa sortie de prison, elle n’avait plus pipé mot. Accusée de cybercriminalité, elle a passé un mois en détention après avoir été jugée devant le Tribunal des flagrants délits. Dans cet entretien qu’elle a accordé au journal "L’Observateur", Nadège Da Souza rembobine le film de cette terrible épreuve et livre en détails sa version des faits. Elle a surtout indiqué avoir été injustement incarcérée.

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Nadège Da Souza déroule le film de son arrestation et de son incarcération : « J’ai été accusée et jetée en prison à tort »
« J’ai vécu une terrible épreuve car, j’ai été accusée à tort. Mon intention n’a jamais été de diffuser des photos de Lika Dioum. Mon nom a été trainé dans la boue ; j’ai été privée de ma liberté ; mon fils a été privé de sa mère durant un mois. Cela a été une dure épreuve… », a-t-elle avouée.

Nadège indique avoir même été surprise par les événements. « Je me suis levée un beau jour et j’ai été convoquée à la DIC. Je n’en croyais pas à mes oreilles lorsqu’on m’a notifiée que c’est une affaire de rapport avec la nommée Lika Dioum que j’ai connue par l’entremise de mon époux, Djily Niane. Au début, j’avais même cru à une blague de mauvais goût. Mais, face à l’insistance de mon interlocuteur, je suis allée déférer à la convocation. Une fois sur place, on m’a parlé de photos de la fille que j’aurais, soi-disant, partagées via WhatsApp », a narré l'ex-femme du couturier, Djily Niane.

Et de poursuivre : « en fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai reçu sur Facebook les photos de deux profils différents, sans doute des faux. Ces personnes m’ont contactée et on a essayé de me faire chanter en pensant sans doute que c’était moi sur les clichés. Lorsque j’en ai eu connaissance, j’ai su que c’était Lika Dioum et que certaines des photos avaient été prises à mon domicile conjugal. 

C’est ainsi que je lui envoyé des messages pour lui demander d’être sur ses gardes. Je lui ai prodigué quelques conseils. J’aurais pu rester les bras croisés et laisser les choses se faire. Mais, je me suis dit qu’elle était femme et mère de surcroît. Je voulais juste l’aider en la prévenant et finalement, j’ai hérité d’une plainte 
».

Dans l’entretien, Nadège qui raconte avoir connu Lika Dioum dans l’atelier de son mari, parle des enseignements qu’elle a tirés de cette épreuve.

« J’avais que ce n’était pas facile. A la prison, je n’arrêtais de pleurer. Les jours me paraissaient interminables. Je n’aurais jamais cru qu’un jour, je me retrouverai derrière les barreaux. Toute ma vie, je me suis efforcée de faire du bien autour de moi. Malheureusement, le destin a voulu que cela m’arrive. J’ai été traumatisée par ce séjour carcéral.

Mais, de toutes les situations, il faut essayer d’en tirer profit. Cette épreuve m’a appris qu’il ne faut pas faire confiance à n’importe qui. Cela m’a permis de distinguer mes vrais amis qui, dans ce douloureux moment, m’ont assistée jusqu’au bout
 », a-t-il souligné.

Actuellement dans la capitale française, elle raconte comment cette décision de « changer » d’air lui est venue. « C’était une décision que j’avais mûrie depuis longtemps. Je voulais changer de vie avec mon fils. L’affaire de la prison a accéléré les choses. Je suis maintenant installée à Paris avec mon fils, loin des rumeurs bien sénégalaises. Je me construis petit à petit.  Je vis de petits boulots, en attendant de trouver mieux. Ma nouvelle vie me convient parfaitement et je suis sûre de garantir ainsi un meilleur avenir à mon fils », a-t-elle informé.   
 


La rédaction de leral.net 

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