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Pascal De Izaguirre, Pdg Corsair : « Nous sommes moins chers que nos concurrents »

ECONOMIE

Pascal De Izaguirre, Pdg Corsair : « Nous sommes moins chers que nos concurrents »


Le PDG de Corsair compte sur l’aéroport international Blaise Diagne pour installer un peu plus sa compagnie comme un des opérateurs actifs de l’économie sénégalaise. Avec le lancement de sa classe business pour le Sénégal, Pascal De Izaguirre évoque la question des prix des billets d’avion et des emplois créés par Corsair au Sénégal.

Ce 15 décembre, Corsair lance sa classe business en direction du Sénégal. Pourquoi maintenant ?
Depuis quelques années, il y a une transformation progressive de la compagnie. Corsair est devenue une compagnie régulière. La montée en gamme s’est faite progressivement. Nous avons fait l’acquisition de nouveaux avions et de nouvelles cabines. Devant le succès de cette transformation, nous nous sommes dits que nous pouvons la parachever en mettant un point d’orgue final avec une véritable classe affaire. La mise en place de notre classe business répond à une demande de nos clients mais aussi de ceux qui ne l’étaient pas. Ils nous disaient qu’ils « voleraient » chez nous si nous disposons d’une classe affaire. L’introduction de la classe affaire a été entamée en septembre. Ce 15 décembre marque la date où tous les avions sont équipés d’une classe affaire. Les débuts sont très prometteurs puisqu’ils sont meilleurs que ce que nous avions prévu. Nous avons un coefficient remplissage de 70 %. Les retours des clients sont positifs.

Allez-vous mettre en place des prix attrayants pour attirer les Sénégalais et la diaspora en France ? 
Nous avons un grand succès au Sénégal et dans la diaspora. Aujourd’hui, nous sommes majoritaire au Sénégal. Grâce à l’arrivée de Corsair sur le marché, les prix sont devenus plus abordables et le marché a explosé. Quand vous comparez le trafic aujourd’hui et ce qu’il était trois ans avant notre arrivée, il y a plus de trafic. Nous avons démocratisé le transport aérien en permettant à beaucoup de personnes de voyager plus souvent. Nous cherchons à être en osmose avec le pays et les nationaux. Nous cherchons à nous inscrire en bonne intelligence avec la réalité des Sénégalais. En dehors de l’atout sur des prix plus bas, nous assurons des vols désormais en 7/7 ; donc un vol tous les jours. Notre personnel navigant de bord est proche et chaleureux. Et puis notre aéroport est à Orly, c’est plus proche de Paris que l’aéroport Charles De Gaulle. C’est plus pratique. 

Une information sortie récemment faisait part d’un départ définitif de Corsair du Sénégal avec l’ouverture d’AIBD. Qu’en est-il ? 
Ce sont des rumeurs. Il n’y a rien de concret dans le fond. Nous faisons les choses en bonne intelligence avec les autorités sénégalaises. Soyons clair, si nous n’avions pas eu le feu vert des autorités sénégalaises, nous n’aurions jamais pu entrer sur le marché, ni se développer. Nous avons eu l’accord des autorités sénégalaises dont la plus haute est le président Macky Sall. Nous veillons à entretenir d’excellentes relations avec elles. Un autre exemple, nous sommes filiale du premier groupe touristique mondial avec TUI. Nous cherchons à développer le tourisme vers le Sénégal. Nous avons également fait beaucoup de choses pour le fret avec l’exportation des fruits et légumes sénégalais vers l’étranger. 

Vous étiez à Dakar le 7 décembre pour participer à l’ouverture du nouvel aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Pour Corsair, quelles sont les conséquences qu’implique ce changement d’aéroport ? 
Je me félicite de l’ouverture de l’Aibd. C’est une excellente chose. Un aéroport, c’est un élément capital d’attractivité pour les agents économiques. Par exemple, l’Ile Maurice a développé son nouvel aéroport, c’est devenu très positif économiquement pour eux. Au Sénégal, il était urgent d’améliorer les choses. En se dotant de ce nouvel aéroport très moderne, très performant, très beau, cela ne peut être que positif. Nous, en tant qu’opérateur aérien, nous avons intérêt à intervenir dans des aéroports grands, dimensionnés, avec de nouvelles technologies ; les flux se feront plus facilement. En plus, le nouvel aéroport rapproche les voyageurs de la zone touristique.

Avec l’ouverture d’AIBD, se dirige-t-on vers la fin des taxes aéroportuaires supplémentaires qui devaient participer à son financement ?
Je ne suis pas bien placé pour répondre à cette question. Il faut interroger les autorités sénégalaises. En tant qu’opérateur, nous espérons que les coûts d’exploitation de l’Aibd vont rester raisonnables. Quand ils augmentent, les compagnies aériennes répercutent cette augmentation sur le billet. L’intérêt de tout le monde, c’est que l’aéroport soit le plus performant possible pour que nous puissions pratiquer les prix les plus bas possibles. Ce qui est un enchaînement vertueux. 

Les billets d’avion moins chers, c’est l’axe principal de votre communication. Quelle est la part de vérité et de communication dans ce discours ? 
La vérité, c’est que nous sommes moins chers. Etre moins cher, cela ne veut pas dire l’être à tout moment, à toutes les dates, sur tous les vols. Aujourd’hui, il n’y a plus de tarifs dans le transport aérien. Les tarifs sont gérés par le « Yield », le revenu management, etc. Nous disons simplement qu’en moyenne nous sommes très majoritairement moins chers que nos concurrents. Nous faisons des vols directs et sur ce créneau, nous proposons des billets moins chers. 

Le souhait du président Sall est que les opérateurs économiques participent à baisser le chômage au Sénégal. Combien de Sénégalais employez-vous ?
Nous faisons travailler beaucoup de Sénégalais. Il y a 56 emplois générés directement par Corsair. Et plusieurs autres emplois indirects créés. A l’ouverture de l’Aibd, j’avais bien écouté le discours du président Macky Sall. Il disait qu’il fallait que les entreprises embauchent prioritairement dans les communes qui sont autour de l’aéroport. Corsair a 7 vols par semaine, c’est 7 airbus 330 tous les jours. A cela il faut ajouter les exportateurs de fret, la société qui nous fournit les repas, celle de Handling… Il y en a également dans le commercial et le tourisme. En effet, avec TUI (hôtels et camps de vacances), nous sommes créateurs d’emplois dans le tourisme et nous allons continuer à le faire. Nous soutenons le développement économique du Sénégal.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Paris, Moussa DIOP


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