Séquestration, enlèvement et détournement de mineure, viol, pédophilie, charlatanisme et vol : I. Sow, alias « Aidara » risque 20 ans de travaux forcés

20 ans de travaux forcés, c’est le réquisitoire du parquet contre I. Sow. Ce dernier, a comparu ce mardi devant la chambre criminelle de Dakar pour séquestration, enlèvement et détournement de mineure, viol, pédophilie, charlatanisme et vol. Les faits remontent au mois de mai 2011. L’affaire est mise en délibéré le 7 Novembre 2017.

FAITS DIVERS

Séquestration, enlèvement et détournement de mineure, viol, pédophilie, charlatanisme et vol : I. Sow, alias « Aidara » risque 20 ans de travaux forcés

Les charges qui pesaient sur le ravisseur, I. Sow, ont été très lourdes. Agé de 48 ans, l’artiste-peintre procédait à l’enlèvement et à la séquestration des filles mineures, âgées maximum de 16 ans dans le but «  de les livrer à la prostitution où, à la pornographie sur la Petite côte ». 

Suite à de nombreuses plaintes, déposées au niveau de la Police de  Keur Massar, le prévenu est tombé dans le panier à salade des limiers le 30 mai 2011. Et, au moment de son interpellation, il était accompagné de deux filles mineures S. Camara et A. Mbaye. 

La première nommée était à la merci de son ravisseur pendant 19 jours et la seconde, 4 jours. Les policiers ont en même temps, trouvé sur lui un téléphone portable qu’il aurait volé à un certain D. Ndiaye. Et des papiers sur lesquels, on pouvait lire des versets de Coran. 

Entendues, les deux fillettes déclarent qu’elles ont été enlevées par le prévenu. Ce dernier les aurait envoûtées avant de les conduire dans un bâtiment en construction à Keur Massar. Juste le temps de trouver l’occasion de les conduire à Mbour. Et A.M d’ajouter que le prévenu a introduit un petit bâton dans son sexe après un refus d’entretenir une conjonction sexuelle avec lui. 

Toujours dans le cadre de l’enquête, deux autres fillettes du nom de F.Thioye et de F. Dieng ont soutenu être des victimes du prévenu dans les mêmes circonstances. 

Entendu à son tour, lors cette l’enquête préliminaire, le prévenu aurait déclaré enlever ses victimes dans le but de les conduire à Mbour pour les livrer à la prostitution ou à la pornographie. Et qu’il détenait d’un pouvoir mystique, qui lui permettait de détourner les fillettes. Il suffit qu’il récite ce verset de coran entre ses mains, que ses victimes se plient à ses quatre volontés. 

Attrait devant la chambre criminelle, ce mardi après six ans derrière les barreaux pour séquestration, enlèvement et détournement de mineure, viol, pédophilie, charlatanisme et vol, le prévenu n’a reconnu que le délit de détournement de mineure pour S. C et A. M. 

« Les autres filles que vous avez citées dans l’enquête, je ne les connais pas. Je n’ai volé aucun portable. Je n’ai enlevé que S.C et A. M.  Et je n’ai eu qu’à exercer des attouchements sur elles. Parce qu’elles ont refusé de se donner à moi », affirme le mis en cause. 

Avant de poursuivre, « Je n’ai usé d’aucun subterfuge pour détourner ses filles. Même moi, je ne comprends pas mes agissements ». 

« Durant tout le temps qu’on était ensemble, il m’a présenté à S.C comme étant sa fille. Il nous a mis des gris-gris au niveau des reins. Il a essayé d’entretenir des rapports sexuels avec nous. Et il disait qu’il voulait nous conduire à Mbour pour qu’on s’adonne à la prostitution ou à la pornographie. Mais, nous on le suivait sans contrainte », souligne l’une des parties civiles A. M, qui a été la seule à comparaitre. 

Assistée par sa mère, la partie civile a demandé 5 millions de francs Cfa, à titre de dommages et intérêts. 

Convaincus de la constance des faits, le procureur a requis 20 ans de travaux forcés contre le prévenu pour tous les chefs d’accusation, précités. Selon lui, le viol sur A.M est établi par l’introduction de l’objet dans le sexe de cette dernière. Et le certificat médical versé dans le dossier l’atteste. 

Les avocats de défense ont plaidé non coupable pour les délits de vol, de charlatanisme et de viol. Avant de demander une application extrêmement bienveillante de la loi pour les autres délits. 

« Le parquet a été excessif, en demandant le maximum de la peine sur la simple base de suppositions. Cette affaire pourrait même être correctionnalisée. Parce qu’elle n’est pas aussi grave », défend l’un des conseils du mis en cause.    

Délibéré le 7 novembre prochain. 

Kady FATY Leral 

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