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Ce qui a poussé l'Etat à se débarrasser de la... SDE

L’approvisionnement en eau chez nous n’a jamais été d’une normalité à la hauteur des attentes des ayant-droit, que représentent les populations sénégalaises. Cet état de fait est évidemment imputable à la Société Des eaux (SDE), dépositaire exclusif, depuis toujours, du devoir de traitement et de distribution du liquide précieux. Ainsi, pour avoir estimé que cette société n’a que trop violé les clauses du contrat et qu’elle pouvait encore s’offrir le luxe de s’enfoncer davantage dans l’exercice de cette offre de service plutôt calamiteuse, l’Etat du Sénégal a souverainement décidé de prendre ses responsabilités en organisant les conditions légales et réglementaires d’une réaffectation de ce marché à la fois juteux et plein d’enjeux, à caractère économique et social. L’appel d’offre a naguère isolé SUEZ comme détentrice de cette révolution tant attendue d’une distribution définitivement aboutie de l’eau dans notre pays. Mais madame la Grande Perdante (entendez la SDE) n’accepte pas encore d’avoir été assommée par la dure loi de la concurrence ; raison pour laquelle depuis maintenant plusieurs décades, elle se perd en agitations simiesques, histoire de faire accepter aux observateurs la prétendue normalité de sa tentative de victimisation. Triste spectacle qui vient d’atteindre le comble du ridicule à travers les tragiques actes de sabotage posés par la meute des syndicalistes de la maison, qui réclament une part du gibier totalement indue, autant dire trop grasse pour leur panse de maîtres chanteurs.

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Ce qui a poussé l'Etat à se débarrasser de la... SDE
Mais dites-nous donc : de quel passe-droit, légalisé on ne sait comment et au nom de quoi, la SDE se prévaut-elle pour enclencher une clameur si malsaine, consécutivement à son éviction dans la cadre de la remise en jeu du contrôle exclusif du très sensible marché de l’eau au Sénégal ? La rédaction de dakarposte,qui s'est penchée sur ce qu'il est convenu d'appeler la "réaffectation de la distribution de l'eau au Sénégal", pense franchement que cette attitude indécente frise d’autant plus l’aberration que cette société, enfantée par le Hasard et élevée par la démesure, nous a, depuis toujours, habitués à surfer en eaux troubles, comme une anguille, impossible à saisir et à tenir par quelque bout.
 Mais comme les spectacles les plus tragiques ont aussi une fin, l’Etat du Sénégal a décidé que la récréation est terminée et que les trublions qui semaient le bordel dans la cour de l’Ecole des Responsabilités devaient définitivement rentrer dans les rangs.

La SDE : un fleuve intarissable de manquements !
C’est maintenant un secret de polichinelle que si l’Etat a décidé de susciter les conditions du dessaisissement de la SDE dans la gestion de l’eau c’est bien parce que cette dernière, longtemps épargnée par la concurrence, en était arrivée à ne plus satisfaire le minimum d’exigences dans l’exécution quotidienne des missions impérieuses qui lui sont assignées. Les manquements qui lui sont imputables, consécutivement à la vulgarisation du rapport de l’ARMP, sont tout simplement effarants. Ils vont de la non prise en charge de la vétusté accablante de ses installations à l’inconcevable négligence affichée envers la qualité très douteuse de la précieuse ressource destinée à une consommation à très grande échelle. D’ailleurs, face aux récriminations populaires par lesquelles les consommateurs l’ont souvent si bien accablée ces dernières années, la SDE n’a jamais pu apporter la preuve que le liquide qu’elle nous servait à longueur de journée était d’un niveau de potabilité relativement acceptable. En guise de réaction, elle n’a souvent pu se distinguer que par de ronflantes professions de foi à caractère disculpatif, arrosées à la sauce de la langue bois, préparée et servie par de ridicules porteurs d’eau programmés pour débiter des contre-vérités, rien que pour sauvegarder l’image d’un lion en papier. 
Force aujourd’hui est de reconnaître donc que la SDE ne peut plus faire pire que la kyrielle de contre-performances à elle imputées, et est en grande partie responsable du processus de sa déresponsabilisation pour s’être tiré une balle dans le pied.  En effet, tout porte à croire que la persistance des errements dont elle est clairement tenue pour responsable résulte d’un avilissant jeu de complicités et de complaisances avec sa colonne vertébrale, la SONES. Elle s’est infligé les germes d’une mort cérébrale, et, aujourd’hui, doit tout bonnement se résigner à se laisser enterrer au son du clairon de ce redoutable Démon nommé INCOMPETENCE.    

SUEZ : nouveau Maître providentiel des eaux.

SUEZ, société pressentie pour remplacer au pied levé l’ogresse vorace (la SDE) qui refuse de mourir, n’a bénéficié d’aucune forme de complaisance pour faire valider le choix porté sur elle. Sa bonne réputation en termes de compétence, de constance et de rigueur dans l’exécution des tâches attendues de sa part est mondialement reconnue et homologuée. Mieux, le modèle de réussite qu’elle arbore, relativement à l’exécution des hautes missions qui lui sont confiées à l’échelle planétaire, a fini de faire recette à travers tous les continents. Et au vu des nombreuses performances qu’elle a signées dans le domaine de la gestion de l’eau, il ne serait pas exagéré de penser qu’aujourd’hui, elle présente l’image d’un instrument nécessaire dans l’accompagnement des projets de société, surtout dans un pays comme le nôtre, où l’émergence est inscrite au cœur des préoccupations du régime en place. 
Car, il faut bien qu’on se tienne pour dit : l’eau c’est le début et la fin de tout développement. Un pays qui a soif, un pays qui a de l’eau mais mal exploitée, mal traitée, mal distribuée, c’est forcément une calamité qui aboutit inévitablement à de de terribles contre-performances socioéconomiques. Voilà pourquoi l’arrivée de SUEZ est une chance. Car elle arrive à un moment où les consommateurs ne se font plus d’illusion, n’attendent plus rien d’une société trentenaire qui a détruit leur santé et plombé leur désir d’envol par la qualité catastrophique des services contenus dans son cahier de charge. SUEZ n’a pas seulement les moyens de redresser la barre ; elle détient aussi la clé magique pour remettre le navire en marche, dans la bonne direction. Bref, grâce aux instruments de pointe qu’elle a a sa disposition, mais aussi grâce à la rigueur qu’elle impose à ses personnels qualifiés (même ceux qu’elle a hérités d’une fausse rivale en instance d’enterrement), il n’y a pas de doute que la tragédie de la gestion de l’eau dans notre pays sera forcément un vieux souvenir, et ce, dans les tout prochains mois.    










Mamadou NDIAYE, Dirpub dakarposte.com 
 njaydakarposte@gmail.com
Mamadou Ndiaye

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