A la Cour d'Appel de Rabat, les 18 supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la coupe d'Afrique des nations, sont à l'écoute. La Cour s'est retirée pour délibérer. Me Patrick Kabou, l'avocat de nos concitoyens a expliqué le déroulement de l'audience, qui a démarré depuis la mi-journée.
«Nous sommes dans l'attente du délibéré. L'audience a commencé à 12h. On avait introduit des questions de nullité, aussi bien sur la forme que sur le fond, en posant sur la table du tribunal la retranscription d'une partie de la conférence de presse de M. Motsepe, qui avait dit que la CAF est responsable, vu que c'est une compétition de la CAF», a-t-il expliqué sur les ondes de la Rfm.
Pourquoi ont-ils versé cet élément dans les débats ? «Parce que dans l'article 308 alinéa 8 du Code pénal marocain, on nous dit que dans pareilles circonstances, le principal responsable, c'est l'organisateur», explique la robe noire. L'avocat ajoute que les discussions sur les nullités ont pris presque six tours d'horloge. Et ils ont tenu à signaler un fait qui les a surpris.
«Il se trouve que nos compatriotes sont en prison, mais c'est eux-mêmes qui avaient déposé des plaintes contre des stadiers et des portiers. Et il se trouve qu'en aucun moment, dans la procédure, on retrouve les plaintes de nos compatriotes», souligne Me Kabou.
Durant les plaidoiries, il dit avoir surtout relevé, qu'en matière pénale, venir à la cour d'appel et «dire ne pas encore les preuves» est tout simplement inadmissible. Il s'agit, selon lui, d'un manque de respect à tous les juristes et procéduriers au monde. Propos qui n'ont pas plu à la Cour.
«La cour m'a demandé de retirer ces propos-là. J'ai dit que je ne retirerais aucun propos parce que j'ai 18 compatriotes qui ont été emprisonnés ici et ça fait des mois qu'ils sont ici. Et qu'en aucun moment, on nous a présenté des vidéos ou des photos disant que c'est telle personne ou ceci certifie cela», indique la robe noire.
Puis, s'ensuivront des échanges verbaux musclés et des incidents, indique l'avocat. Pour rappel, le parquet a demandé à ce que les peines des 18 supporters sénégalais soient alourdies.
seneweb
«Nous sommes dans l'attente du délibéré. L'audience a commencé à 12h. On avait introduit des questions de nullité, aussi bien sur la forme que sur le fond, en posant sur la table du tribunal la retranscription d'une partie de la conférence de presse de M. Motsepe, qui avait dit que la CAF est responsable, vu que c'est une compétition de la CAF», a-t-il expliqué sur les ondes de la Rfm.
Pourquoi ont-ils versé cet élément dans les débats ? «Parce que dans l'article 308 alinéa 8 du Code pénal marocain, on nous dit que dans pareilles circonstances, le principal responsable, c'est l'organisateur», explique la robe noire. L'avocat ajoute que les discussions sur les nullités ont pris presque six tours d'horloge. Et ils ont tenu à signaler un fait qui les a surpris.
«Il se trouve que nos compatriotes sont en prison, mais c'est eux-mêmes qui avaient déposé des plaintes contre des stadiers et des portiers. Et il se trouve qu'en aucun moment, dans la procédure, on retrouve les plaintes de nos compatriotes», souligne Me Kabou.
Durant les plaidoiries, il dit avoir surtout relevé, qu'en matière pénale, venir à la cour d'appel et «dire ne pas encore les preuves» est tout simplement inadmissible. Il s'agit, selon lui, d'un manque de respect à tous les juristes et procéduriers au monde. Propos qui n'ont pas plu à la Cour.
«La cour m'a demandé de retirer ces propos-là. J'ai dit que je ne retirerais aucun propos parce que j'ai 18 compatriotes qui ont été emprisonnés ici et ça fait des mois qu'ils sont ici. Et qu'en aucun moment, on nous a présenté des vidéos ou des photos disant que c'est telle personne ou ceci certifie cela», indique la robe noire.
Puis, s'ensuivront des échanges verbaux musclés et des incidents, indique l'avocat. Pour rappel, le parquet a demandé à ce que les peines des 18 supporters sénégalais soient alourdies.
seneweb


Incidents, échanges musclés, délibéré…: L'avocat des 18 supporters sénégalais révèle sur le Procès en Appel


