La dernière édition du rapport de la Banque mondiale titré « état des lieux de l’économie africaine » publié ce jeudi 8 avril dresse un tableau contrasté de l’économie en Afrique subsaharienne. Si le continent parvient à maintenir le cap d’une croissance estimée à 4,1 % pour 2026, un niveau stable par rapport à 2025, les nuages s’amoncellent à l’horizon. Derrière cette apparente stabilité, le rapport met en lumière un essoufflement préoccupant de la dynamique de reprise amorcée après les crises successives mondiales et du resserrement monétaire mondial.
Le constat de l’institution financière internationale indique : « La reprise de la région, amorcée après une succession de chocs mondiaux, s’essouffle, les prévisions de croissance pour 2026 ayant été révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à celles publiées dans l’édition d’octobre 2025 d’Africa’s Pulse ». Cette révision intervient dans un contexte géopolitique explosif, où le conflit au Moyen‐Orient agit comme un détonateur de risques pour des économies encore convalescentes.
Le rapport parvenu à la rédaction du journal le Témoin, identifie clairement l’aggravation du conflit au Moyen‐Orient depuis le 28 février 2026 comme le principal facteur de risque baissier. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les attaques sur les infrastructures énergétiques ont des répercussions immédiates sur le continent. « Le conflit au MoyenOrient affectera la région principalement par le biais des échanges commerciaux, notamment en raison d’une volatilité accrue sur les marchés de l’énergie. Les prix du Brent et du gaz naturel liquéfié ont fortement augmenté, tandis que ceux des engrais ont également grimpé en flèche en raison des perturbations des livraisons via le détroit d’Ormuz », souligne le document.
Les prix du pétrole Brent et du gaz naturel liquéfié flambent, tandis que ceux des engrais s’envolent, menaçant directement les saisons agricoles et aggravant l’insécurité alimentaire dans des pays déjà fragiles. Cette flambée des prix des carburants et des denrées alimentaires devrait mécaniquement faire remonter l’inflation médiane de la région. « Le taux d’inflation médian dans la région est passé de 4,4 % en 2024 à 3,7% en 2025. Il devrait toutefois remonter à 4,8 % en 2026 principalement sous l’effet des répercussions escomptées du conflit au MoyenOrient avant de redescendre à environ 3,8 % au cours de la période de prévision 2027-2028. En 2025, près de 70 % des économies de la région (33 sur 47) ont connu un ralentissement de l’inflation ».
Face à ce choc, les marges de manœuvre budgétaires des États sont extrêmement limitées, coincées entre la nécessité de subventionner l’énergie et l’obligation d’augmenter les prix réglementés. « La désinflation rapide observée dans des pays tels que l’Angola, l’Éthiopie, le Ghana et le Nigeria ouvre la voie à un nouvel assouplissement de la politique monétaire. Toutefois, des risques à la hausse pèsent toujours sur l’inflation : l’incertitude mondiale, l’appréciation du dollar en raison du conflit au MoyenOrient et les dérapages budgétaires nationaux pourraient raviver les pressions inflationnistes et ralentir, voire inverser, le processus de normalisation de la politique monétaire ».
Walf
Le constat de l’institution financière internationale indique : « La reprise de la région, amorcée après une succession de chocs mondiaux, s’essouffle, les prévisions de croissance pour 2026 ayant été révisées à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à celles publiées dans l’édition d’octobre 2025 d’Africa’s Pulse ». Cette révision intervient dans un contexte géopolitique explosif, où le conflit au Moyen‐Orient agit comme un détonateur de risques pour des économies encore convalescentes.
Le rapport parvenu à la rédaction du journal le Témoin, identifie clairement l’aggravation du conflit au Moyen‐Orient depuis le 28 février 2026 comme le principal facteur de risque baissier. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les attaques sur les infrastructures énergétiques ont des répercussions immédiates sur le continent. « Le conflit au MoyenOrient affectera la région principalement par le biais des échanges commerciaux, notamment en raison d’une volatilité accrue sur les marchés de l’énergie. Les prix du Brent et du gaz naturel liquéfié ont fortement augmenté, tandis que ceux des engrais ont également grimpé en flèche en raison des perturbations des livraisons via le détroit d’Ormuz », souligne le document.
Les prix du pétrole Brent et du gaz naturel liquéfié flambent, tandis que ceux des engrais s’envolent, menaçant directement les saisons agricoles et aggravant l’insécurité alimentaire dans des pays déjà fragiles. Cette flambée des prix des carburants et des denrées alimentaires devrait mécaniquement faire remonter l’inflation médiane de la région. « Le taux d’inflation médian dans la région est passé de 4,4 % en 2024 à 3,7% en 2025. Il devrait toutefois remonter à 4,8 % en 2026 principalement sous l’effet des répercussions escomptées du conflit au MoyenOrient avant de redescendre à environ 3,8 % au cours de la période de prévision 2027-2028. En 2025, près de 70 % des économies de la région (33 sur 47) ont connu un ralentissement de l’inflation ».
Face à ce choc, les marges de manœuvre budgétaires des États sont extrêmement limitées, coincées entre la nécessité de subventionner l’énergie et l’obligation d’augmenter les prix réglementés. « La désinflation rapide observée dans des pays tels que l’Angola, l’Éthiopie, le Ghana et le Nigeria ouvre la voie à un nouvel assouplissement de la politique monétaire. Toutefois, des risques à la hausse pèsent toujours sur l’inflation : l’incertitude mondiale, l’appréciation du dollar en raison du conflit au MoyenOrient et les dérapages budgétaires nationaux pourraient raviver les pressions inflationnistes et ralentir, voire inverser, le processus de normalisation de la politique monétaire ».
Walf


La croissance de 4,1% de l’Afrique subsaharienne menacée, selon la Banque mondiale
