Le Sénégal vient d’être classé en catégorie de risque 7, qui constitue le niveau de risque le plus élevé dans la grille d’évaluation utilisée par l’OCDE pour les crédits export. Derrière cette terminologie technique se cache une réalité simple : les partenaires financiers internationaux considèrent désormais que le risque souverain du pays a nettement augmenté.
Les crédits export sont des financements accordés pour des projets publics (énergie, infrastructures, équipements), généralement garantis par des agences publiques des pays exportateurs. Ces garanties permettent d’obtenir des prêts à des conditions favorables, avec des taux plus bas et des maturités longues. Lorsque le risque est jugé trop élevé, ces garanties peuvent être suspendues. Le classement en catégorie 7 signifie donc que l’État sénégalais et ses entités publiques peuvent rencontrer davantage de difficultés pour accéder à ces financements sécurisés.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : hausse rapide de l’endettement, poids croissant du service de la dette dans les recettes fiscales, renchérissement des conditions de refinancement et dégradation de la perception des marchés, illustrée par la hausse des primes de risque et la décote des eurobonds. A cela s’ajoutent des incertitudes budgétaires et des tensions sociales qui renforcent la prudence des investisseurs, dans l’attente d’un cadre macroéconomique stabilisé.
Les implications sont importantes : coût de la dette plus élevé, accès plus difficile aux financements et signal négatif pour les investisseurs internationaux. La comparaison régionale met en évidence un décrochage relatif : le Maroc, classé autour de la catégorie 3, conserve un accès fluide aux financements garantis, tandis que la Côte d’Ivoire, située autour de la catégorie 5, reste dans une zone de risque intermédiaire.
En conclusion, le classement du Sénégal en catégorie 7 par l’OCDE traduit une fragilisation de la crédibilité financière internationale. La réduction de l’espace budgétaire combinée au tarissement progressif des crédits commerciaux compromet de plus en plus la capacité d’investissement public. Sans restauration rapide de la confiance financière, cette contrainte pourrait peser durablement sur la trajectoire de développement économique du pays.
walf
Les crédits export sont des financements accordés pour des projets publics (énergie, infrastructures, équipements), généralement garantis par des agences publiques des pays exportateurs. Ces garanties permettent d’obtenir des prêts à des conditions favorables, avec des taux plus bas et des maturités longues. Lorsque le risque est jugé trop élevé, ces garanties peuvent être suspendues. Le classement en catégorie 7 signifie donc que l’État sénégalais et ses entités publiques peuvent rencontrer davantage de difficultés pour accéder à ces financements sécurisés.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : hausse rapide de l’endettement, poids croissant du service de la dette dans les recettes fiscales, renchérissement des conditions de refinancement et dégradation de la perception des marchés, illustrée par la hausse des primes de risque et la décote des eurobonds. A cela s’ajoutent des incertitudes budgétaires et des tensions sociales qui renforcent la prudence des investisseurs, dans l’attente d’un cadre macroéconomique stabilisé.
Les implications sont importantes : coût de la dette plus élevé, accès plus difficile aux financements et signal négatif pour les investisseurs internationaux. La comparaison régionale met en évidence un décrochage relatif : le Maroc, classé autour de la catégorie 3, conserve un accès fluide aux financements garantis, tandis que la Côte d’Ivoire, située autour de la catégorie 5, reste dans une zone de risque intermédiaire.
En conclusion, le classement du Sénégal en catégorie 7 par l’OCDE traduit une fragilisation de la crédibilité financière internationale. La réduction de l’espace budgétaire combinée au tarissement progressif des crédits commerciaux compromet de plus en plus la capacité d’investissement public. Sans restauration rapide de la confiance financière, cette contrainte pourrait peser durablement sur la trajectoire de développement économique du pays.
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Le Sénégal classé en catégorie de risque 7 par l’OCDE : comprendre les enjeux
