Analyse
Karim Wade après Abdoulaye Wade et Macky Sall ! Serions-nous à ce point maudits ?
Celui que l’on appelle Karim Meïssa Wade, le digne fils de son père, a été au cœur de l’actualité le lundi 5 mars 2018. La ‘’Une’’ de nombreux quotidiens n’en avait pratiquement que pour lui, pour la ‘délégation’’ qu’il a envoyée le ‘’représenter’’ au Colloque international « Islam et Paix », sa ‘’contribution’’ audit Colloque qui était d’une ‘’haute portée scientifique’’. Il signe ce texte : ‘’Karim Meïssa Wade, candidat du peuple aux élections présidentielles de 2019’’. Ce garçon n’a pas d’oncle. Amul  nijaay, comme on dit en wolof. S’il en avait vraiment, il se serait passé de sa ‘’délégation’’ et de sa ‘’contribution’’. Je ne m’attarde pas sur ce cinéma. Livré à lui-même, il ne serait pas capable d’écrire un seul paragraphe du texte qu’on lui prête. Je ne m’attarderai pas non plus sur certains préalables qu’il devrait régler pour valider son hypothétique candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ni, par ailleurs, sur les limites objectives à cette candidature. Un vieil ami m’a marché sur la plume – si je puis m’exprimer ainsi – et s’en est chargé dans sa rubrique hebdomadaire ‘’Les lundis de’’. 
A supposer que rien ne s’oppose à la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle du 24 février 2019, comment ses frères du PDS justifient-ils leur choix ? Qu’a-t-il de plus que tous les autres membres qui ont blanchi sous le harnais de ce parti ? De quelles qualités ce garçon peut-il vraiment se faire prévaloir pour prétendre aux hautes fonctions de Président de la République ? Qui connaissait ce garçon avant le 19 mars 2000 ? Si, par extraordinaire, sa candidature était acceptée et qu’il fût capable de communiquer avec les électeurs dans les deux langues nationales les plus parlées au Sénégal, quel bilan leur présenterait-il pour les convaincre de voter pour lui ? 
Ce garçon a été d’abord nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence islamique (ANOCI). Il a été ensuite bombardé Ministre du ‘’ciel et de la terre’’. Ce garçon-là, nous l’avons vu à l’œuvre pendant plusieurs années ! Le père, qui n’a pas réussi à nous l’imposer comme son successeur, ayant été balayé le 25 mars 2012, l’imposera plus tard comme candidat  de son parti à l’élection présidentielle de 2019. Six ans après, ses frères du PDS maintiennent cette candidature et crient partout que, malgré sa condamnation par la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CRÉI), il ‘’est blanc comme neige’’. 
Karim Wade blanc comme neige ! Je fais table rase de l’acte de la CRÉI qui l’a condamné, puisque cette Cour serait politique et mise en place pour éliminer un adversaire dangereux. J’en fais de même du livre ‘’Contes et mécomptes de l’Anoci’’ de l’ancien journaliste Abdou Latif Coulibaly. On entend souvent les ‘’Karimistes’’ crier sur tous les toits qu’aucune structure de contrôle n’a jamais mis en cause la gestion de leur mentor. Ils racontent manifestement des histoires, soit par malhonnêteté, soit par ignorance. 
C’est vrai que pendant au moins quatre ans, ce garçon a géré de façon presque discrétionnaire et écrasant au passage le Directeur exécutif (Abdoulaye Baldé) nommé pour la galerie, des centaines de milliards, sans jamais rendre compte et sans qu’aucune structure de contrôle ait osé fouiner dans cette gestion. Il a fallu attendre le départ du pouvoir du père pour qu’une mission de l’Inspection générale d’Etat (IGE) passât en revue cette gestion discrétionnaire. Dans son « Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes » (juillet 2014) qui couvre la période 2004-2009, les contrôleurs de l’IGE ont mis en évidence, dans sa gestion, des « cas illustratifs de mal gouvernance financière ». Ils ont ainsi constaté, relativement au fonctionnement de l’Agence, de graves manquements qui seuls, suffiraient à envoyer le garçon à Reubeuss. 
Les contrôleurs de l’IGE se sont notamment arrêtés sur les investissements prévus et ont constaté que : 
1 – les infrastructures hôtelières n’ont pas été réalisées, encore moins les villas présidentielles dont la construction avait été prévue et budgétisée (26 milliards de francs CFA étaient annoncés pour la construction de ces fameuses villas) ; 
2 – si le projet routier de l’ANOCI a certainement contribué à améliorer la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise, sa réalisation a occasionné de nombreux manquements dont les suivants : 
a) – l’absence fréquente d’études d’avant-projet, laquelle a conduit à des modifications qui ont renchéri le coût des ouvrages ; 
Le Tunnel de Soumbédioune est l’exemple-type d’infrastructure réalisée sans étude d’avant-projet. C’est en cours de chantier que sa réalisation a été décidée, pour frapper l’imagination des Sénégalais. Long seulement de trois cents (300) mètres, il nous aurait coûté 9 milliards de francs CFA alors que, techniquement, rien ne le justifiait vraiment. 
b) – des violations du Code des Marchés publics, notamment le défaut de mise en concurrence dans la rénovation de l’Hôtel King Fahd Palace (ex-Méridien Président) sur financement du Royaume d’Arabie saoudite, pour un montant de cinq milliards trois cent cinquante-trois millions quatre cent quarante-deux mille huit cent six (5.353.442.806) francs CFA. 
Quand le Rapport de l’IGE a été rendu public,  cette rénovation à plus de 5 milliards a soulevé un tollé général d’étonnement et d’indignation à King Fahd Palace, où on se demandait légitimement où étaient passés ces milliards. A l’époque, la presse s’était fait l’écho de ce scandale gravissime. 
Au total donc, poursuivent les contrôleurs de l’IGE, dans la plupart des cas, les imperfections notées dans les études techniques préalables ont abouti à des défauts d’exécution majeurs et à de nombreuses modifications ayant entraîné des avenants et des marchés complémentaires. 
Toutes ces limites ont engendré, au regard de la qualité et des coûts des infrastructures réalisées, un véritable problème d’efficience. La boulimie financière du futur candidat du PDS a aussi entraîné des surcoûts exorbitants. A titre d’exemple, pour réaliser une infrastructure routière à Dakar (dans le cadre de l’ANOCI), il avait demandé un devis à l’un de nos entrepreneurs qui lui en présenta un de seize (16) milliards de francs CFA. Le garçon le trouva insuffisant et lui demanda de forcer l’addition jusqu’à vingt-deux (22) milliards. L’entrepreneur refusa net cette ignominie et le futur Ministre du ‘’ciel et de la terre’’ sollicita un autre qui accepta l’offre et ajouta six (6) milliards au ‘maigre’’ devis du premier. Ce refus marqua d’ailleurs le début de ses déboires avec la tortueuse gouvernance des Wade. Nous le connaissons personnellement. Son entreprise employait au moins six (6000) compatriotes avant le 19 mars 2000. Le père et le fils ont décidé de le détruire, en même temps que les milliers de pères de famille qui travaillaient dans son entreprise. Le président-politicien n’a rien entrepris pour réparer cette injustice flagrante. En tout cas, pas à ma connaissance. 
Pour revenir à l’IGE, l’attention de ses contrôleurs a été aussi retenue par ce fameux bateau-hôtel « MSC MUSICA », loué à cinq milliards neuf cent trois millions six cent treize mille (5.903.613.000) francs CFA. Or, ce fameux bateau loué à ce montant exorbitant pour sept jours, est reparti au bout de seulement trois. Et, pendant que ce fameux bateau était loué à ce coût-là, des hôtels réquisitionnés à Dakar comme dans la zone de Saly, restaient désespérément vides, ou occupés par des non ayants droit. Le bateau-hôtel grand luxe n’a, lui non plus, reçu aucun hôte de marque. Il a satisfait plutôt la curiosité de quelques Dakarois. Six milliards de francs CFA pour seulement une présence de trois jours au Sénégal ! A qui fera-t-on avaler que les propriétaires du fameux bateau ont encaissé seuls six milliards, sans renvoyer l’ascenseur à qui de droit ? Rien que ce forfait gravissime devrait coûter plusieurs années de prison au fils de son père.  
L’examen des états financiers de l’ANOCI a fait ressortir d’autres graves anomalies parmi lesquelles : 
1 – l’achat d’un luminaire à 8.782.610 francs CFA, ainsi que de deux appareils photos CANON et de trois objectifs pour un montant de 26.103.276. 
2 – l’utilisation autorisée par le Conseil de surveillance de cartes de crédit bancaires pour le Président dudit Conseil (Karim Wade) et le Directeur exécutif (Abdoulaye Baldé). Si M. Baldé n’a pas utilisé sa carte, le fils de son père (c’est mon expression, pas celle de l’IGE) a fait largement usage de la sienne, du 22 août 2005 au 28 août 2007, pour honorer un montant total de dépenses de 276 millions de francs CFA. Sans justification. Ces millions se sont volatilisés, comme le sont les milliards avec lesquels on devait construire les villas présidentielles, rénover le King Fahd Palace, louer le fameux bateau « MSC MUSICA », etc. 
Il convient de rappeler aussi que,  quand il a été nommé Président du Conseil de surveillance de l’ANOCI, le fils de son père a aménagé et équipé ses nouveaux bureaux, dans un immeuble tout neuf (Immeuble Tamaro), pour 750 millions de francs CFA. On n’oubliera pas, non plus, qu’à l’avènement de la seconde alternance, le premier Ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement Abdoul Mbaye, M. Amadou Kane, a révélé que les voyages de Karim Wade à bord de leur jet privé (à lui et à Abbas Jaber) nous ont coûté douze (12) milliards de francs CFA. Douze milliards pour faire le tour du monde pendant six ou sept ans ! Que personne ne me rétorque que c’était pour aller chercher de l’argent pour le pays ! Le Ministre Amadou Ba, qui n’est sûrement pas un ami, fait entrer beaucoup d’argent dans le pays, même si son utilisation pose parfois des problèmes d’efficacité, de pertinence. Et, pourtant, il ne voyage pas en jet privé. En tout cas, pas à ma connaissance. 
C’est ce garçon que le PDS présente comme candidat à la prochaine élection présidentielle. Le seul fait d’être le digne fils de son père le disqualifie. Ce père qui a dilapidé l’essentiel de nos maigres réserves foncières, mis sens dessus dessous notre administration, détraqué notre système de rémunération des agents de la Fonction publique, fabriqué des milliardaires qui, avant le 19 mars 2000, étaient de parfaits inconnus tirant carrément le diable par la queue. L’exemple le plus frappant, le plus inacceptable est cette dame qui, entre 2000 et 2012, a amassé une fortune estimée à 47 milliards de francs CFA. Le plus surprenant, le plus étonnant encore c’est qu’un tribunal a choisi de décerner le non-lieu et de restituer ses biens à cette dame, institutrice adjointe de son état quand elle démissionnait – il semble qu’elle ait quitté la Fonction publique –, tout en sachant qu’elle ne peut pas gagner honnêtement un seul milliard en une dizaine d’années. Un milliard, c’est quand même mille millions ! 
Nous en avons assez de tels gros scandales qui continuent de plus belle encore avec la gouvernance meurtrie du président-politicien. Ne sommes-nous pas suffisamment punis par DIEU ou, du moins, suffisamment punis par nous-mêmes pour envisager un seul instant l’éventualité d’une élection d’un Karim Wade, après son digne père et son digne ‘’frère’’ ? Nous serions alors vraiment maudits et mériterions le sort de Sodome et Gomorrhe. Nous devons nous employer sans tarder, à tourner définitivement la page sombre des gouvernances socialiste et libérale ; de la gouvernance libérale en particulier avec Wade, ses fils (le biologique comme les autres) et tout individu qui y a écrit un seul paragraphe). 
Dakar, le 9 mars 2018 
Mody Niang

Piccmi.com


LE REGARD DE RAMATOU - Désengorgement de Dakar: Diass, le vrai faux prétexte
Malgré la délocalisation de l’aéroport à Diass qui constitue, par ailleurs, un événement majeur dans la solution de décongestionnement de Dakar, la capitale est toujours en manque de bornes, selon les spécialistes. «De toutes les façons, il fallait réagir d’une façon ou d’une autre. Il faut encore que ça change. Le transfert de l’aéroport de Yoff à Diass est un pas mais c’est un faux prétexte si l’on sait que c’est encore plus difficile de gérer cet axe routier», explique un ingénieur qui souligne le fait que «l’Etat n’était pas prêt». 

En vérité, l’axe Aibd-Dakar est, dès lors, un véritable assommoir pour les autorités. Et le boulet s’érige imposant : l’autoroute à péage a tantôt souillé l’ouvrage avec son lot d’imperfections : manque d’éclairage, agressions etc. Dans le viseur, les détails d’un voyage loin d’être de confort pour les routards et résidents. En plus de la cherté des navettes évoquée dès les premières heures de l’inauguration, se pose un problème de trajet pour le moins périlleux. 

Les uns évoquent l’absence de sécurité qui implique encore, à ce jour, ce besoin d’éclairage adapté, pendant que d’autres rapportent que «le flux du trafic sur l’axe Dakar-Sindia et Aibd a connu une augmentation des usagers» pour diverses raisons…Qu’importe, ils demandent, par ailleurs, une gestion efficiente pour anticiper sur les désagréments qui commencent à pointer le bout du nez. Au même moment, les spécialistes des réseaux routiers interpellent les autorités en charge de ce tronçon pour éviter qu’il ne soit le prolongement du long calvaire à Dakar. 

RAMATOU
 
 
PiccMi.Com

​Gaston Mbengue et ses délires… Un champion du «retournement de veste»


Décidément Gaston Mbengue est dans toutes les sauces. L’ami de Cheikh Gadiaga, ex-ami de Malick Gakou qu’il a vite fait de trahir après s’être ostensiblement affiché à ses côtés pendant  des mois, l’ami de Serigne Moustapha Sy est un incorrigible «retourneur de veste» qui change de discours au gré de ses intérêts. Aujourd’hui que Cheikh Gadiaga est dans le pétrin pour avoir maille à partir avec la justice voilà que Gaston commence à le fusiller alors qu’il déclarait récemment seulement que le gars est son «jeune frère» qu’il rencontrait souvent au Terrou Bi. D’ailleurs les habitués de cet hôtel dakarois les ont souent vus discuter ensemble et éclater de rire, sans doute en se payant la tête d’une célébrité absente. Gaston aime parler et aime tout autant revenir sur sa parole. C’est un habitué  des reniements et cela n’étonne plus personne, d’ailleurs plus personne ne fait foi à ses déclarations et plus personne ne l’écoute sauf ceux qu’il dénigre dans la pesse lorsqu’il en a l’occasion, surtout lorsqu’il est en phase d’approche vers une personnalité qu peut lui ouvrir des portes. Dans sa bonne ville de Louga, il est connu comme l’homme qui peut être ami avec tout le monde et trahir ses amitiés comme cela lui chante. Il n’a pas d’états d’âmes. Hier il insultait copieusement en aparté Moustapha Diop, le maire de Louga mais quelques jours plus tard il lui offrait sur un plateau d’argent la présidence du Ndiambour. Moyennant sans doute quelque avantage. Hier il couvrait Malick Gakou d’éloges aujourd’hui il le dénigre en privé à chaque fois qu’il en a l’occasion. Et on n’oublie pas toutes ses déclarations fantaisistes et ses multiples reniements en tant que promoteur de lutte. Aussi s’il se met à tirer sur Cheikh Gadiaga aujourd’hui il est dans son rôle. C’est un opportuniste qui sait profiter de toutes les situations pour se positionner auprès des gens de pouvoir ou de fortune.

Lettre ouverte d’un journaliste à ses confrères :    Affaire Khalifa Sall – De grâce, messieurs, prudence et distance…
 
 
Désolé chers confrères de constater, un brin agacé, que les titres et textes de certains d’entre nous dans l’affaire dite de la Caisse d’avance et impliquant le maire de Dakar et certains de ses collaborateurs me paraissent excessifs ou orientés, en tout cas souvent trop passionnés. Et surtout d’une exactitude douteuse. Le manque d’équilibre est frappant dans nombre de publications et les accusés dans cette affaire sont, à mon humble avis présentés quasiment comme d’impénitents coupables par quelques journaux.
J’ai le malheur de compter parmi ces collaborateurs du maire de Dakar, emprisonné en même temps que lui depuis plus de neuf mois, mon propre frère. Il s’agit du Coordonnateur de l’Inspection générale des services municipaux, Amadou Moctar Diop, qui vit avec dignité cette épreuve qu’il n’avait jamais envisagé dans sa vie. N’étant pas avocat et sans aucune possibilité de le faire devant un prétoire, je ne plaide pas spécialement pour sa cause et je ne «porte» pas «presse» au regard du lien utérin et sanguin qui me lie à mon frère aîné mais j’évoque son cas au nom de la vérité. Au-delà, je souhaite me faire le porte-voix de ces sans voix quasiment séquestrés par la République pour avoir fait leur travail en respectant les usages en cours dans leur administration. Je veux faire allusion au Directeur administratif et financier, Mbaye Touré, au Chef du bureau du Budget, Yaya Bodian, au Chef de la Division financière, Yatma Diaw et à cette assistante dévouée, Adja Fatou Traoré qui sont des fonctionnaires municipaux compétents et… innocents de ce dont ils sont accusés jusqu’à ce qu’un procès équitable, impartial et respectueux de leurs droits arrive à prouver le contraire. Certains d’entre eux sont de bons amis que j’ai eu le plaisir de pratiquer au cours de mon parcours personnel, sans aucun rapport avec le cursus professionnel de Makhou, mon frère qui partage avec eux cette épreuve. Il est seulement dommage que leurs avocats, ne se focalisant que sur les aspects politiques et médiatiques du dossier au vu de la qualité spéciale du maire de la capitale sénégalaise, ne s’expriment pas spontanément dans la presse lorsque leurs clients, autres que Khalifa Sall sont dépeints comme des criminels qu’il faut mener directement à l’échafaud. Naturellement les gros chèques qui paient les honoraires élevés proviendront de sa poche !
Par exemple, il a été écrit quelque part que monsieur Amadou Moctar Diop, mon frère, coinculpé de Khalifa Sall serait «l’historien de la Caisse d’avance» et qu’il aurait «connu un passé pénal». Quelques publications de la place ont ainsi voulu le présenter, à dessein ou, pour certains, s’en référant aux écrits de confrères «sourcés», comme un cadre financier coutumier de faits de détournements. Le jeudi 14 décembre dernier, le quotidien Wal Fadjri, jugé plutôt rigoureux, en citant la presse comme sa source, tombait dans le même travers en utilisant les mêmes termes et en développant les mêmes allusions. Je ne sais de quelle presse le Walf de ce jeudi 14 décembre se serait… inspiré mais cette assertion est fausse et totalement fausse et, telle que déclinée elle pourrait donner lieu à des interprétations erronées et totalement absurdes. Aucun des avocats n’a réagi pour rétablir la vérité.
Car jamais Amadou Moctar Diop n’a été mis aux arrêts, jamais il n’a été jugé ou condamné pour de pareils faits encore moins n’est-il «l’historien de la caisse d’avance» pour l’avoir trouvée déjà ‘’historisée‘’ lorsqu’il prenait fonction à la mairie de Dakar. Amadou Moctar Diop -de même que certains de ses collègues- a été certes entendu en 2012 sur la question de la Caisse d’avance par les enquêteurs de simple police et le Procureur n’avait pas jugé nécessaire d’engager des poursuites contre lui car il n’avait rien à lui reprocher. Or, un «passé pénal», comme écrit par certains de mes confrères suppose l’existence et la survenue de poursuites judiciaires, d’un procès, d’une condamnation et d’une incarcération. Rien de tout cela n’a jamais existé le concernant et il suffit de consulter les greffes de toutes les juridictions du Sénégal pour s’en assurer.
Un autre confère (Direct Infos du mardi 19 janvier dernier) a également affirmé -sans aucune forme de précaution- que les coinculpés et codétenus de Khalifa Sall ont… «avoué». Avoué quoi ? Que l’on devrait dresser une potence dans le bagne de 100 mètres carrés pour les pendre haut et court parce qu’ils auraient agi conformément aux règles de conduite habituelles de l’autorité institutionnelle à laquelle ils sont liés par contrat ? Ont-ils avoué (et devant qui l’auraient-ils fait) avoir agi en intelligence avec qui que ce soit pour inventer les fonds politiques du maire de Dakar que l’on appelle Caisse d’avance ? Pourquoi, chers confrères, vous hâtez-vous de proposer des phrases qui sonnent comme des sentences ?
Nous ne devons pas danser plus vite que la musique. Disposer de procès-verbaux d’audition –personne ne sait trop comment, d’ailleurs- et tirer des conclusions savamment suggérées par le fuiteur peut être de nature à influencer l’opinion et la préparer à l’issue souhaitée par celui qui tire les ficelles.
Je n’accuse personne et je n’ai l’intention d’incriminer aucun confrère de la faute infâmante d’être partial et de pousser à la roue mais, un conseil si j’ose me permettre : Prudence et retenue.
Quelques précisions personnelles (mais irréfutables) cependant : Il reste constant toutefois que, lorsque certains collaborateurs du maire de Dakar ont été convoqués par la Gendarmerie en 2012, il n’était pas encore question pour le pouvoir en place de livrer une bataille politico-judiciaire contre ce dernier et, par conséquent il n’y avait pas lieu d’inquiéter qui que ce soit à propos de ces fonds politiques. Il est également constant que les données ont changé dès lors que Khalifa Sall a mis en exergue ses ambitions politiques et, il est permis de croire avec force que cette occurrence vaut sans doute aujourd’hui à d’autres innocents d’être incarcérés (pour ne pas dire politiquement et incorrectement kidnappés) en même temps que lui.
Au nom de tous ces sacrifiés, je vous prie, chers confrères, de recueillir la bonne information auprès de leurs avocats si vous voulez dresser d’eux un portrait qui leur ressemble. Encore faut-il que ces derniers leur rendent visite régulièrement et leur offrent le réconfort et l’assistance professionnelle dont ils ont besoin pour mieux assurer leur défense.
Je me permets, accessoirement, de rappeler à mes confrères que les PV d’audition de la police, du parquet ou de certains cabinets d’instruction mis à disposition par des sources tapies dans l’ombre et sélectivement distillés à des affranchis avec un petit sourire mesquin en coin ne sont pas fatalement les sources les plus fiables. J’ai confiance cependant à votre bon sens et à votre capacité de discernement. Merci de ne pas prendre la mouche, je n’ai l’intention de vexer ou de faire plaisir à personne. Prudence et distance sont les moindres précautions pour qui ne souhaite pas être rattrapé par ses erreurs de jugement. Confraternellement.

Mohamed Bachir Diop – Journaliste indépendant


Décembre 2017, entre jugements et arrestations… Cey Xalis!
Décembre 2017: mensis horribilis pour les célébrités sénégalaises. Si ce n’est pas un procès dont l’argent est le nœud du problème, c’est une créance qui ranime les polémiques ou la détention de faux billets de banque. Le nerf de la guerre a empoisonné ce mois festif de certaines personnalités bien connues.
Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall faisait face au juge le 14 décembre  passé pour l’affaire de la caisse d’avance où il est accusé d’avoir détourné 1,8 milliard des fonds de la mairie. Une audience qui a été renvoyée au 03 janvier 2018. Depuis sa détention préventive à Rebeuss, le 07 Mars, le maire de Dakar est réapparu publiquement vêtu tout de blanc comme à l’accoutumée.
Arrêté aux Etats unis, le 17 novembre 2017  pour corruption et blanchiment au profit d’une entreprise chinoise qui voulait faire des affaires au Tchad. Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires Etrangères, est  soupçonné à ce niveau d’avoir touché 400 000 dollars dans cette opération. L’ex-chef de la diplomatie sénégalaise devait comparaître le lundi 18 décembre 2017. Le procès a été reporté à une date ultérieure.
Le 12 décembre 2017, le basketteur Sénégalais, Gorgui Sy Dieng surprend son monde. A travers un communiqué  relayé par la presse, l’international Sénégalais réclame 38.000.000 F CFA à la fédération et au ministère des sports. Un problème qui a suscité des réactions et la sortie du ministre Matar Bâ pour élucider les faits.
Le plus rocambolesque des scandales s’est produit hier 19 décembre 2017. Baba Ndiaye, alias Ngaka blindé a été arrêté par la police des Parcelles assainies. Suite à la fouille d’un véhicule qui transportait le rappeur et ses acolytes, les limiers tombent sur un sac contenant l’équivalent de cinq (5) millions 730 mille francs Cfa en fausses coupures de 10 000 et de 5000 francs Cfa. Ainsi donc une page sombre s’ouvre et risque de plomber sa carrière musicale qui était bien partie.
Fort de ce constat, ce mois de décembre 2017 est venu avec son lot de contentieux financiers. La surprise est totale, notamment, sur l’accusation de Cheikh Tidiane Gadio et l’arrestation du jeune rappeur très talentueux, Ngaka blindé. Des faits qui attestent de la force de l’argent et sa capacité à mettre une croix sur une carrière, ou du moins la plomber.

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