Analyse
​Impossible candidature de Karim – Wade joue et perd !
C’est au début de son procès pour enrichissement illicite par la CREI que Karim s’est vu bombardé candidat du Pds pour la présidentielle de 2019 par son père. A l’époque, tous les observateurs avaient soutenu que cette candidature prématurée n’avait qu’un seul objectif, mettre la pression sur le président Macky Sall et les juges de la CREI. Car, pour l’opinion internationale, il n’est pas de bon ton d’emprisonner un opposant politique, candidat à l’élection présidentielle de surcroît. L’objectif de Wade était donc de discréditer et la CREI et le président Sall auprès de l’opinion internationale. Mais Macky, rusé comme  un sioux et formé à bonne école par "Pa Bi" (Me Wade) n’a pas, du tout alors cédé et le mur du Pds a commencé à se fissurer. Dès l’annonce de cette candidature, certains militants de la première heure ont montré des velléités de… transhumance. Comment, alors même que le Conseil national ne s’est pas réuni pour en décider, maître Wade pouvait-il, de manière unilatérale imposer son fils comme candidat du Pds à l’occasion d’un Comité Directeur fort opportunément transformé en Congrès ? Manifestement Wade avait manipulé les textes du parti et cela n’avait pas plu à nombre de responsables. Aïda Mbodj, Modou Diagne Fada, Pape Samba Mboup, Farba Senghor et d’autres responsables avaient alors dénoncé la démarche. Certains d’entre eux ont commencé à prendre leurs distances et, aujourd’hui les faits leur donnent raison. Car manifestement Karim Wade ne sera pas de la partie et le Pds risque de se retrouver sans candidat. Et au moment où une bonne partie des militants réclament un Plan B et proposent maître Madické Niang pour suppléer la candidature de Karim, voilà que maître Wade s’entête. Ce sera Karim ou rien ! Car Wade estime que c’est encore lui et lui seul qui doit décider à la place des militants. Le vieux refuse en fait de regarder la réalité en face et cela pourrait porter lourdement préjudice à son parti historique, qu’il est en train de saborder sans se soucier de tous ces militants qui ont donné leur jeunesse et hypothéqué leur avenir pour le Pds. Wade a joué, il a perdu mais il veut emporter dans sa descente aux enfers tous ses vieux militants et compagnons. Cela manque assurément d’élégance.
Car dans sa lettre publiée dans la presse, il accuse maître Madické Niang de l’avoir trahi et d’avoir manipulé les signataires de la lettre qui lui demande avec insistance de prévoir ce fameux Plan B. Il fustige ce dernier qu’il accuse sans ménagement de l’avoir poignardé dans le dos.
Madické Niang, pas du tout exempt de reproches, n’a pas tardé à réagir dans le même mode épistolaire mais avec plus d’élégance. Non, les signataires ne lui ont pas demandé leur avis, c’est de leur propre initiative qu’ils ont formulé leurs propositions. Madické Niang jure, au Nom d’Allah et de son vénérable marabout qu’il n’est pas homme à tomber aussi bas et à mettre en péril des  relations d’affection et de confiance qui datent de très longtemps, tout en priant pour que Wade revienne à de meilleurs sentiments.
Mais quoi qu’il en soit, quelque chose de solide s’est brisé entre les deux hommes. Il appartient à Wade de se ressaisir et de prévoir ce Plan B tant attendu s’il veut sauver ce qui reste encore du Pds.

Mamadou Ndiaye, dirpub dakarposte.com

Mail: njaydakarposte@gmail.com

Ce dossier qui plombe la candidature de Samuel Sarr
Dans sa contribution du jour le pertinent et percutant doyen Mody Niang rappelle aux bons souvenirs des sénégalais le dossier sulfureux de la Société africaine de Raffinage qui est resté sans suite. 

Et pourtant un des candidats déclarés à la prochaine présidentielle  en l’occurrence Samuel Sarr est au cœur de ce scandale financier sans précédent. Rappelons que Samuel Sarr, fut  ancien Directeur général de la SENELEC et ancien Ministre de l’Energie. Les contrôleurs de l’IGE rappellent que la SAR importe du pétrole brut en vue de le raffiner pour assurer l’approvisionnement régulier du marché sénégalais en divers produits finis. 

Le Rapport de l’IGE précise que la Société a importé en 2008 une cargaison de  122 222 tonnes de pétrole brut auprès du fournisseur Arcadia Petroleum Limited (APL), qui l’a expédié à partir du Nigeria, à bord du « M/T OLINDA ». 

On se rappelle que cette cargaison contenait une énorme quantité d’eau mélangée au pétrole et a été, de surcroît, importée par la SAR « dans des conditions marquées par bien des irrégularités, manquements et autres dysfonctionnements », précisent les contrôleurs de l’IGE. Ces irrégularités et autres manquements gravissimes ont été décrits en détail dans le Rapport de 2013, notamment aux pages 116-120. 

En particulier, l’importation de la cargaison ‘’Olinda’’ n’avait fait l’objet d’aucun appel d’offres, ni de l’application des dispositions du Code des Marchés publics alors en vigueur, ni de l’application de la procédure interne d’appel à la concurrence de la SAR. Au total, selon l’IGE, quatorze (14) cargaisons (9 en 2008 et 5 en 2009) seront importées exactement dans les mêmes conditions et auprès du même fournisseur, pour une valeur globale de quatre cent quatre-vingt-quinze milliards trois cent soixante-cinq millions (495 365 000 000) de francs CFA. 

C’est énorme ! 
Le plus surprenant encore, c’est que le même fournisseur APL avait été choisi « sur simple instruction de l’ancien Ministre de l’Energie adressée à l’ex-Président du Conseil d’Administration de la SAR par lettre confidentielle n° 00159/ME/CAB du 05 mai 2008 ».

Ce qui est plus grave encore c’est que, dans sa fameuse lettre, notre ministre demandait que « la SAR ne fasse pas d’appel d’offres pour son approvisionnement en pétrole brut, invoquant un contrat de gouvernement à gouvernement ‘’G to G’’ supposé lier le Nigeria au Sénégal, dans le domaine de la fourniture de pétrole brut ». 
Or, ce contrat ‘’G to G’’ n’a  laissé aucune trace à la SAR, où il était inconnu de tous les responsables de la Société comme du successeur de Samuel Sarr. Il n’existe donc nulle part ailleurs, et a été sûrement le fruit de sa seule imagination, pour s’enrichir rapidement et largement. 

Le pétrole était donc importé en l’absence de tout document de commande, sur la base d’un ‘’contrat’’ conclu entre deux parties (le ministre et APL), le 05 juin 2008, et qui fixe un prix comportant un différentiel de 6,15 dollars US par baril. Un  « différentiel excessif, comparé aux différentiels négociés avec les ‘’traders’’ à la suite des appels d’offres pour des cargaisons similaires », de l’avis  des dirigeants de la SAR.

Pour mieux confondre notre ministre bourreau de deniers publics, le Rapport, révèle ceci : « la Société TOTAL, par la voie d’un de ses anciens administrateurs à la SAR avait même offert de livrer à la raffinerie une cargaison de pétrole brut, moyennant un différentiel d’environ 3 dollars US par baril, ce qui n’avait pas été accepté. Le mémorandum qu’il a établi à ce sujet confirme bien que le différentiel se situait à cette période à 3,30 dollars US par baril ». 

Le brigandage organisé par l’ancien Ministre de l’Energie aura donc fait perdre à la SAR, pour chaque baril de brut, la différence entre les 6,15 dollars payés à APL et les 3,3 dollars US de l’offre de vente faite par TOTAL. Cette perte « calculée en appliquant les mêmes paramètres que pour déterminer la valeur-facture de l’ensemble de la cargaison », équivaut à deux milliards cent soixante quatorze millions huit cent soixante quinze mille cent quatre-vingts trois (2 174 875 183) francs CFA. . Combien de milliards ce fameux contrat ‘’G to G’’ lui a-t-il rapportés ? On peut se poser légitimement la question. 

Les contrôleurs de l’IGE ne se sont pas arrêtés en si bon chemin : ils ont aussi mis en évidence de nombreuses autres pertes importantes pour la SAR (Rapport du 13 juillet, pp. 119-120). En particulier, en achetant délibérément de l’eau au prix du pétrole brut, la SAR aura perdu un montant d’un milliard cent soixante-quatre millions trois cent six mille neuf cent quarante-huit (1 164 306 948) francs CFA, auquel plus de cinq milliards sont venus s’ajouter, « du fait des retards dans la fabrication de ces produits raffinés et à l’évolution moins favorable de leurs prix de vente ». 

En agrégeant les différents manques à gagner, pertes et autres surcoûts, le Rapport de l’IGE estime le préjudice globalement subi par la SAR, pour la seule importation OLINDA, « au moins à neuf milliards sept cent quatre-vintg- seize millions sept cent soixante-neuf mille soixante-dix-sept (9 796 769 077) francs CFA ».

Le Rapport relève aussi « la forte présomption de collusion d’intérêts avec le fournisseur APL au préjudice de la SAR, avec la complicité de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la (Société) ». 

Et, pour ces forfaits cumulés, « l’IGE (proposait) l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de l’ancien Ministre de l’Energie et de l’ancien Directeur général de la SAR ». Proposition restée jusqu’ici sans suite, malgré la flagrance des crimes mis en évidence. 

Voilà, pour résumer les actes de brigandage financier – il y en bien d’autres  dans le Rapport de l’IGE – de l’ancien ministre Samuel Sarr ! Combien de milliards a-t-il soustraits à la SAR, donc à toute la collectivité nationale ? Le candidat déclaré à la Présidence de la République est fortement impliqué dans d’autres dossiers aussi sulfureux que celui de la SAR.

CHRON’EAU  Surpression sur pancarte !
Je n’en reviens toujours pas ! Sans sourciller, cet ami me dit : « la question de l’eau nous permet de mobiliser des Sénégalais pour nos marches ». Et les nettes améliorations ? « C’est réel. Cependant, nous sommes en politique. L’agitation est une réalité ». En politique, les acteurs acceptent-ils d’être de piètres leaders en mal de thématique porteuse? Acceptent-ils d’être de piètres analystes ne sachant pas prendre la mesure évolutive d’un problème ? Ces marches ont un visage traversé par un cruel paradoxe : un des leaders avait littéralement dépecé le secteur. Et c’est lui qui met la surpression pour récolter le charisme que ses pieds carrés et son phrasé pâteux lui interdisent. Surpression ! Ce mot est encore de saison dans le milieu. Quand la pression baisse au pompage, l’eau a besoin d’être fortement transportée pour arriver aux quartiers en bout de réseau ou en hauteur. Les dysfonctionnements récurrents aux Parcelles Assainies, à Bène et Niarry Tally et, quelquefois, à Mermoz ne sont pas déconnectés de ce phénomène. « L’eau est paresseuse », disent nos techniciens. Et donc, il fait la pousser à « travailler », à se promener, à courir. Pis, quand la ressource est rare, les premiers servis sont les premiers qui se présentent au bord de la route avec leur gamelle. Ici, la route, c’est la conduite. Les sommets de côte sont difficiles. Il faut les appréhender de la même manière qu’un cycliste monte un col. Pédaler un peu plus. Solliciter ses muscles un peu plus.
C’est la fonction de surpression. Pas la surpression politique sur pancarte, celle-là qui se gave de termes exagérés pour nommer les difficultés de 10% des Dakarois : « pénurie », « pénurie chronique », « crise »… Je nomme bien la surpression domestique. Il est fréquent d’entendre un marcheur fustiger l’absence d’eau depuis deux ou six mois dans un quartier où la distribution est assez correcte au rez-de-chaussée. J’ai pris la bonne information chez mes amis de la SDE : le contrat de service assigne à l’exploitant l’obligation de fournir de l’eau à 1 bar, un étalonnage de pression équivalant à 10 mètres de hauteur. Les bailleurs veulent tout : le beurre, l’argent et la laitière ! Au nom de quelle équité un bailleur qui loue un appartement à 120.000 ou 150.000 FCFA ne mettrait-il pas à la disposition des locataires une pompe pour propulser l’eau au deuxième étage ?
Faites des pancartes pour l’Etat en cas de rupture du service. Faites-en, même s’il n’y a plus grand chose à revendiquer dans un contexte de production record de 390 millions de litres d’eau par jour. Faites-en également pour vos bailleurs pour absence de surpresseur. Le mode de distribution de la pression sociale n’en sera que plus équitable.


Habib Demba Fall

LETTRE À MONSIEUR ALIOU CISSE

Je me suis senti trahi, meurtri, quand j'ai lu que vous aviez déclaré que : " On ne méritait pas de gagner"
Si vous qui l'avez dit pourquoi voulez vous continuer de diriger notre équipe nationale ? Car tout le monde sauf vous savez qu'on méritait de gagner. Le soir de notre defaite, je me suis senti mourir et si je n'étais pas sorti de chez moi, Dieu seul sait si l'hypertension artérielle dont je souffre ne m'aurait terrassée. Ensuite vous dites à tous que vous avez un contrat qui court jusqu'en 2019 et que voulez continuer parce que votre objectif est la prochaine can. 
Légitiment on peut se poser la question " qu'est ce que vous allez y faire après 3 ans et demi d'échec "?
La can que vous auriez pu gagner est desormais derrière vous;
c'est celle qui a montré a l'Afrique toute entière les limites de votre management. Ce Cameroun qui etait à votre portée lors de la demi-finale de cette coupe d'Afrique, ce Cameroun qui avait peur de vous jouer et que tout autre bon entraîneur aurait terrassé,  vous a imposé un plan et une stratégie de jeu que vous n'avez su ou eu la dextérité de contrecarrer . Non Monsieur Aliou, vous ne gagnerez pas une coupe d'Afrique . Bientôt vous allez rencontrer Madagascar et vous allez certainement gagner, mais quand une grosse pointure se montrera vous allez encore sombrer comme vous le faites devant toutes les bonnes équipes ayant de bons entraîneurs. 
Quelles grosses équipes avez vous gagné ?
De grâce ne dites pas Pologne.
Qu'est ce qui vous a permis de participer à cette coupe du monde?
Dites moi encore pourquoi depuis 3 ans et demi l'équipe que vous dirigez n'a pas une ossature connue de tous les sénégalais, n'a pas un projet de jeu cohérent, consistant, posé, visible, gagnant et pérenne ?
Je voudrais que vous dites aux sportifs senegalais pourquoi lors du match contre la Colombie, voyant que vos adversaires vous ont laissé le ballon et le jeu pour mieux vous attaquer en 2e mi temps, vous n'avez pas réagi en régulant la débauche d'énergie de vos joueurs qui attaquaient et étaient incapable de marqier un but, en première partie? En 2e mi temps tout le monde prouvait voir que vos joueurs étaient limite, cuits à  peu pres physiquement et jouant a la défensive. Diao Balde vient de déclarer qu'il était obligé aux taches défensives.  Etait-ce vos consignes pour aborder un match de cette envergure ?
Mon avis en ma qualité de supporter des LIONS est que vous n'êtes pas un technicien accompli. Mon avis est que vous devez vous améliorer , réapprendre à analyser l'issu d'un match en cour et faire des ajustements. Je doute cependant que vous en soyez capable. Car depuis que le monde sportif sénégalais tire sur la sonnette d'alarme vous avez refusé de changer et d'accepter les critiques. 
J'ai pour preuve le match Sénégal vs cap vert à Dakar . Ce soir là, tout le stade réclamait Diao Balde et vous aviez vertement fait la sourde oreille . Ce n'est que quand tous les supporteurs se sont levés pour vous huer que vous l'avez fait entrer. Le football c'est NOUS, nous qui vous soutenons.
Pour  ce qui concerne le choix des joueurs et leur organisation sur le terrain, depuis le premier match vous avez fait des erreurs comme celles contre le cameroun et contre l'Afrique du Sud ,( le match perdu).
Le mauvais placement de vos hommes et l'occupation de leur espace respectif  sur le terrain ....Mbaye Niang, Sadio, Wague et j'en passe .
La plus grave erreur qui nous a fait perdre à mon avis est la titularisation de Mbaye Niang en pointe. Comment avez vous pu faire cela alors que  ce dernier est un pur attaquant porteur de balle qui aime dévorer les espaces , déborder et aller aux buts ou à la dernière passe comme Ismaila Sarr ou Diao Balde? Mbaye Niang a besoin de cela pour exprimer son immense talent. Quelle fut ma déception quand je vous ai vu le faire jouer en 9 lors du 2e match. Avez vous pensé qu'il pouvait faire comme Diafra Sakho qui est un redoutable finisseur et qui était votre homme à ce poste et que vous avez royalement ignoré ? Était-il blessé, malade ou en méforme? Si oui pourquoi alors l'avoir fait jouer au dernier match 5 minutes?
C'est vrai que Mame Birame joue à ce poste, mais nous savons tous que son club l'a converti en latérale volant comme Mourinho le fait avec Ashley Young. Quelle erreur Selon moi!
Qu'avez vous fait de Diao Balde? Avez vous crû qu'il aurait pu donner plusieurs ballons à Sadio Mane comme il l'a merveilleusement fait avec lui sur le penalty polémique dont tout le monde parle ?
À lecture de tout cela je pense vous que vous n'avez pas crû en vos propres joueurs BONS joueurs, voilà l'autre raison de votre échec. ET les sportifs vrais savent pourquoi j'écris "bons" en majuscule. 
Je me pose également des questions sur l'opportunité de la titularisation de Moussa Wague. Quand je revois les matchs, ses erreurs sur les buts encaissés sont frappantes. Pourquoi Laminé Gassama qui nous a valu tant de satisfactions n'est entré qu'en dernier match? Match durant lequel il a montré l'étendue de sa maîtrise et son expertise sur cette partie du terrain. 
Pourquoi lors du match contre la Colombie alors qu'un corner est entrain d'être tiré vous faites encore rentrer Wague ? Même si cela n'est pas déterminant, on nous explique dans les écoles de foot qu'il ne faut pas le faire. Résultat, la défense se perd et Yeri Mina place sa tête qui bat Khadim.
Pourquoi ces changements, ces tâtonnements, ces choix que nous avons du mal à comprendre et qu'on ne nous expliquent pas...meme en conférence de presse ?

Je ne pense pas comme beaucoup, qu'avoir joué en équipe nationale et au haut niveau suffisent pour être un bon entraîneur. Je ne crois pas que ne pas écouter les autres et leurs critiques soit une bonne chose.  Je ne crois pas que choisir ses joueurs même quand ils ne font pas l'unanimité pour on ne sait quelles raisons contribue à la réussite sportive d'une équipe nationale . Je ne crois pas qu'un dirigeant quel qu'il soit qui s'entête de ne pas communiquer avec ceux qui l'on élu,  est un bon dirigeant . Nous avons besoin de savoir tout cela parce que cette ÉQUIPE DU SÉNÉGAL EST LA NOTRE. 
Dire en sa qualité de Président de la fédération de football de notre pays, qu'il va reconduire Aliou Cisse sans rendre compte au peuple est un manque de considération méprisable de la part de monsieur Augustin Senghor. 
Si j'étais toi, j'aurais fait jouer l'exellent Kara Mbooj avec Kalidou et Salif Sane devant la defense comme feu Mawade Wade avait suggéré à Bruno Metsu de faire avec toi.
Pour ne pas être prolixe, je veux enfin conclure et te poser cette question:
Penses-tu en toute sincérité que si aujourd'hui tu rendrais ta démission, tu aurais la chance d'être recruté par une autre fédération africaine ?
Si la réponse est oui, faites le s'il vous plait, cela vous rendra beaucoup service.
"Boul niédd bol bi"
Quand à la décision de monsieur Senghor de te garder au  mepris de tous ceux vivent et aiment lequipe du senegal, nous trouvons cela compréhensive parce que c est ensemble que vous avez échoué. 
Sportivement 
amadouwane50@gmail.com 


Karim Wade après Abdoulaye Wade et Macky Sall ! Serions-nous à ce point maudits ?
Celui que l’on appelle Karim Meïssa Wade, le digne fils de son père, a été au cœur de l’actualité le lundi 5 mars 2018. La ‘’Une’’ de nombreux quotidiens n’en avait pratiquement que pour lui, pour la ‘délégation’’ qu’il a envoyée le ‘’représenter’’ au Colloque international « Islam et Paix », sa ‘’contribution’’ audit Colloque qui était d’une ‘’haute portée scientifique’’. Il signe ce texte : ‘’Karim Meïssa Wade, candidat du peuple aux élections présidentielles de 2019’’. Ce garçon n’a pas d’oncle. Amul  nijaay, comme on dit en wolof. S’il en avait vraiment, il se serait passé de sa ‘’délégation’’ et de sa ‘’contribution’’. Je ne m’attarde pas sur ce cinéma. Livré à lui-même, il ne serait pas capable d’écrire un seul paragraphe du texte qu’on lui prête. Je ne m’attarderai pas non plus sur certains préalables qu’il devrait régler pour valider son hypothétique candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ni, par ailleurs, sur les limites objectives à cette candidature. Un vieil ami m’a marché sur la plume – si je puis m’exprimer ainsi – et s’en est chargé dans sa rubrique hebdomadaire ‘’Les lundis de’’. 
A supposer que rien ne s’oppose à la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle du 24 février 2019, comment ses frères du PDS justifient-ils leur choix ? Qu’a-t-il de plus que tous les autres membres qui ont blanchi sous le harnais de ce parti ? De quelles qualités ce garçon peut-il vraiment se faire prévaloir pour prétendre aux hautes fonctions de Président de la République ? Qui connaissait ce garçon avant le 19 mars 2000 ? Si, par extraordinaire, sa candidature était acceptée et qu’il fût capable de communiquer avec les électeurs dans les deux langues nationales les plus parlées au Sénégal, quel bilan leur présenterait-il pour les convaincre de voter pour lui ? 
Ce garçon a été d’abord nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence islamique (ANOCI). Il a été ensuite bombardé Ministre du ‘’ciel et de la terre’’. Ce garçon-là, nous l’avons vu à l’œuvre pendant plusieurs années ! Le père, qui n’a pas réussi à nous l’imposer comme son successeur, ayant été balayé le 25 mars 2012, l’imposera plus tard comme candidat  de son parti à l’élection présidentielle de 2019. Six ans après, ses frères du PDS maintiennent cette candidature et crient partout que, malgré sa condamnation par la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CRÉI), il ‘’est blanc comme neige’’. 
Karim Wade blanc comme neige ! Je fais table rase de l’acte de la CRÉI qui l’a condamné, puisque cette Cour serait politique et mise en place pour éliminer un adversaire dangereux. J’en fais de même du livre ‘’Contes et mécomptes de l’Anoci’’ de l’ancien journaliste Abdou Latif Coulibaly. On entend souvent les ‘’Karimistes’’ crier sur tous les toits qu’aucune structure de contrôle n’a jamais mis en cause la gestion de leur mentor. Ils racontent manifestement des histoires, soit par malhonnêteté, soit par ignorance. 
C’est vrai que pendant au moins quatre ans, ce garçon a géré de façon presque discrétionnaire et écrasant au passage le Directeur exécutif (Abdoulaye Baldé) nommé pour la galerie, des centaines de milliards, sans jamais rendre compte et sans qu’aucune structure de contrôle ait osé fouiner dans cette gestion. Il a fallu attendre le départ du pouvoir du père pour qu’une mission de l’Inspection générale d’Etat (IGE) passât en revue cette gestion discrétionnaire. Dans son « Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes » (juillet 2014) qui couvre la période 2004-2009, les contrôleurs de l’IGE ont mis en évidence, dans sa gestion, des « cas illustratifs de mal gouvernance financière ». Ils ont ainsi constaté, relativement au fonctionnement de l’Agence, de graves manquements qui seuls, suffiraient à envoyer le garçon à Reubeuss. 
Les contrôleurs de l’IGE se sont notamment arrêtés sur les investissements prévus et ont constaté que : 
1 – les infrastructures hôtelières n’ont pas été réalisées, encore moins les villas présidentielles dont la construction avait été prévue et budgétisée (26 milliards de francs CFA étaient annoncés pour la construction de ces fameuses villas) ; 
2 – si le projet routier de l’ANOCI a certainement contribué à améliorer la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise, sa réalisation a occasionné de nombreux manquements dont les suivants : 
a) – l’absence fréquente d’études d’avant-projet, laquelle a conduit à des modifications qui ont renchéri le coût des ouvrages ; 
Le Tunnel de Soumbédioune est l’exemple-type d’infrastructure réalisée sans étude d’avant-projet. C’est en cours de chantier que sa réalisation a été décidée, pour frapper l’imagination des Sénégalais. Long seulement de trois cents (300) mètres, il nous aurait coûté 9 milliards de francs CFA alors que, techniquement, rien ne le justifiait vraiment. 
b) – des violations du Code des Marchés publics, notamment le défaut de mise en concurrence dans la rénovation de l’Hôtel King Fahd Palace (ex-Méridien Président) sur financement du Royaume d’Arabie saoudite, pour un montant de cinq milliards trois cent cinquante-trois millions quatre cent quarante-deux mille huit cent six (5.353.442.806) francs CFA. 
Quand le Rapport de l’IGE a été rendu public,  cette rénovation à plus de 5 milliards a soulevé un tollé général d’étonnement et d’indignation à King Fahd Palace, où on se demandait légitimement où étaient passés ces milliards. A l’époque, la presse s’était fait l’écho de ce scandale gravissime. 
Au total donc, poursuivent les contrôleurs de l’IGE, dans la plupart des cas, les imperfections notées dans les études techniques préalables ont abouti à des défauts d’exécution majeurs et à de nombreuses modifications ayant entraîné des avenants et des marchés complémentaires. 
Toutes ces limites ont engendré, au regard de la qualité et des coûts des infrastructures réalisées, un véritable problème d’efficience. La boulimie financière du futur candidat du PDS a aussi entraîné des surcoûts exorbitants. A titre d’exemple, pour réaliser une infrastructure routière à Dakar (dans le cadre de l’ANOCI), il avait demandé un devis à l’un de nos entrepreneurs qui lui en présenta un de seize (16) milliards de francs CFA. Le garçon le trouva insuffisant et lui demanda de forcer l’addition jusqu’à vingt-deux (22) milliards. L’entrepreneur refusa net cette ignominie et le futur Ministre du ‘’ciel et de la terre’’ sollicita un autre qui accepta l’offre et ajouta six (6) milliards au ‘maigre’’ devis du premier. Ce refus marqua d’ailleurs le début de ses déboires avec la tortueuse gouvernance des Wade. Nous le connaissons personnellement. Son entreprise employait au moins six (6000) compatriotes avant le 19 mars 2000. Le père et le fils ont décidé de le détruire, en même temps que les milliers de pères de famille qui travaillaient dans son entreprise. Le président-politicien n’a rien entrepris pour réparer cette injustice flagrante. En tout cas, pas à ma connaissance. 
Pour revenir à l’IGE, l’attention de ses contrôleurs a été aussi retenue par ce fameux bateau-hôtel « MSC MUSICA », loué à cinq milliards neuf cent trois millions six cent treize mille (5.903.613.000) francs CFA. Or, ce fameux bateau loué à ce montant exorbitant pour sept jours, est reparti au bout de seulement trois. Et, pendant que ce fameux bateau était loué à ce coût-là, des hôtels réquisitionnés à Dakar comme dans la zone de Saly, restaient désespérément vides, ou occupés par des non ayants droit. Le bateau-hôtel grand luxe n’a, lui non plus, reçu aucun hôte de marque. Il a satisfait plutôt la curiosité de quelques Dakarois. Six milliards de francs CFA pour seulement une présence de trois jours au Sénégal ! A qui fera-t-on avaler que les propriétaires du fameux bateau ont encaissé seuls six milliards, sans renvoyer l’ascenseur à qui de droit ? Rien que ce forfait gravissime devrait coûter plusieurs années de prison au fils de son père.  
L’examen des états financiers de l’ANOCI a fait ressortir d’autres graves anomalies parmi lesquelles : 
1 – l’achat d’un luminaire à 8.782.610 francs CFA, ainsi que de deux appareils photos CANON et de trois objectifs pour un montant de 26.103.276. 
2 – l’utilisation autorisée par le Conseil de surveillance de cartes de crédit bancaires pour le Président dudit Conseil (Karim Wade) et le Directeur exécutif (Abdoulaye Baldé). Si M. Baldé n’a pas utilisé sa carte, le fils de son père (c’est mon expression, pas celle de l’IGE) a fait largement usage de la sienne, du 22 août 2005 au 28 août 2007, pour honorer un montant total de dépenses de 276 millions de francs CFA. Sans justification. Ces millions se sont volatilisés, comme le sont les milliards avec lesquels on devait construire les villas présidentielles, rénover le King Fahd Palace, louer le fameux bateau « MSC MUSICA », etc. 
Il convient de rappeler aussi que,  quand il a été nommé Président du Conseil de surveillance de l’ANOCI, le fils de son père a aménagé et équipé ses nouveaux bureaux, dans un immeuble tout neuf (Immeuble Tamaro), pour 750 millions de francs CFA. On n’oubliera pas, non plus, qu’à l’avènement de la seconde alternance, le premier Ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement Abdoul Mbaye, M. Amadou Kane, a révélé que les voyages de Karim Wade à bord de leur jet privé (à lui et à Abbas Jaber) nous ont coûté douze (12) milliards de francs CFA. Douze milliards pour faire le tour du monde pendant six ou sept ans ! Que personne ne me rétorque que c’était pour aller chercher de l’argent pour le pays ! Le Ministre Amadou Ba, qui n’est sûrement pas un ami, fait entrer beaucoup d’argent dans le pays, même si son utilisation pose parfois des problèmes d’efficacité, de pertinence. Et, pourtant, il ne voyage pas en jet privé. En tout cas, pas à ma connaissance. 
C’est ce garçon que le PDS présente comme candidat à la prochaine élection présidentielle. Le seul fait d’être le digne fils de son père le disqualifie. Ce père qui a dilapidé l’essentiel de nos maigres réserves foncières, mis sens dessus dessous notre administration, détraqué notre système de rémunération des agents de la Fonction publique, fabriqué des milliardaires qui, avant le 19 mars 2000, étaient de parfaits inconnus tirant carrément le diable par la queue. L’exemple le plus frappant, le plus inacceptable est cette dame qui, entre 2000 et 2012, a amassé une fortune estimée à 47 milliards de francs CFA. Le plus surprenant, le plus étonnant encore c’est qu’un tribunal a choisi de décerner le non-lieu et de restituer ses biens à cette dame, institutrice adjointe de son état quand elle démissionnait – il semble qu’elle ait quitté la Fonction publique –, tout en sachant qu’elle ne peut pas gagner honnêtement un seul milliard en une dizaine d’années. Un milliard, c’est quand même mille millions ! 
Nous en avons assez de tels gros scandales qui continuent de plus belle encore avec la gouvernance meurtrie du président-politicien. Ne sommes-nous pas suffisamment punis par DIEU ou, du moins, suffisamment punis par nous-mêmes pour envisager un seul instant l’éventualité d’une élection d’un Karim Wade, après son digne père et son digne ‘’frère’’ ? Nous serions alors vraiment maudits et mériterions le sort de Sodome et Gomorrhe. Nous devons nous employer sans tarder, à tourner définitivement la page sombre des gouvernances socialiste et libérale ; de la gouvernance libérale en particulier avec Wade, ses fils (le biologique comme les autres) et tout individu qui y a écrit un seul paragraphe). 
Dakar, le 9 mars 2018 
Mody Niang

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