Dakarposte.com - Le site des scoops et des exclusivités
Analyse
Le monstre, toujours vivant!

L'actualité révoltante, pour nous autres journalistes n'en demeure pas moins l'arrestation de nos confrères, Alioune Badara Fall, Mamadou Seck et Mohamed Seck, respectivement Directeur de publication de l'Observateur et Grand Reporter du même canard et le Dipub du "Quotidien".
Soit, l'armée est sacrée et certains sujets relevants de la Grande Muette bref du secteur para-militaire relèvent du secret défense. Rompus à la tâche, nos confrères de l'Obs n'ont manifestement pas eu la volonté de nuire, encore moins d'avilir l'image de marque de notre vaillante armée.
 La question qui nous triture encore les méninges est de savoir pourquoi attendre trois mois après la publication de cet article sur le déploiement de nos soldats au Yemen pour dépoussiérer cette affaire, alors que des discussions cordiales et sincères ont eu lieu entre des responsables de l'armée et ceux de l'Obs peu après la publication de l'article. Qui a intérêt à attiser le feu? Et, à quelles fins?

Comment comprendre  que les enquêteurs de la Sr, puissent être instruit, selon des confrères de l'Obs, de tirer les vers du nez à Alioune Badara Fall, Mamadou Seck et l'autre confrère du "Quotidien". Certes, les pandores enquêteurs ne sont que des exécutants, disons plutôt sont tenus d'obéir sans murmurer à leur hiérarchie, mais comment peut-on dire à des journalistes, ceux-là de l'Obs, que seuls quelques 7 personnes sont au parfum de ce dossier concernant le déploiement des soldats et qu'il faut balancer des noms, des sources?

 Niet catégorique de nos confrères. Lesquels, ont raison de refuser de révéler leur source. 
Car, comme l'ont d'ailleurs souligné nos confrères du quotidien de la Médina, dans leur éditorial de ce mercredi 15 Juillet 2015, demander à un journaliste de révéler sa source, c'est l'inciter à fouler aux pieds les dispositions de la charte des journalistes. C'est dire que la démarche est illégale. 
  
  
Quoi qu'il en soit,   un journaliste, au vrai sens du terme, qui choisit de faire de l’enquête doit être prêt à aller en prison plutôt que de devoir dévoiler sa source. Faudrait-il rappeler que la source est  est plus importante que la nouvelle elle-même.
 A partir du moment où un individu confie à la presse un dossier ou un document pouvant lui valoir des représailles, le journaliste doit pouvoir assumer la responsabilité de le protéger. 
  
 La protection des sources permet au journaliste de recevoir des informations importantes et de les divulguer au public car, lorsqu’un media ou un journaliste ne protège pas ses sources, il brise la relation de confiance avec les informateurs.  
En somme, l'on nous a  apprit que le journaliste est tenu de veiller à ce qu’aucun détail pouvant conduire à l’identification de sa source ne soit publié, dans l’intérêt,  non seulement de ce journaliste mais aussi du média pour lequel il travaille. 
  
S'agissant du cas du Dirpub du "Quotidien", nous avons apprit dans les colonnes du même canard que l'administrateur, Madiambal Diagne a présenté ses excuses aux autorités judiciaires. Soit.
  
Même si officiellement, il est dit que le Dirpub du Quotidien est arrêté suite à la plainte des avocats de Thione Seck, il n'en demeure pas moins que le cas Mohamed Guèye est à loger dans la même enseigne que nos confrères de l'Obs: les gendarmes veulent également savoir d'où il a tiré les fameux Procès Verbaux de Thione Seck et Alaye Djitèye. Alors que c'est ramer à contre courant des règles de base du métier de pisse-copie.

En somme, "l’hydre à neuf têtes", ce monstre jadis combattu sous l'ancien regime, est encore bien portant. Il est vivant et semble prêt à casser du journaliste.

Faudrait-il se rappeler, pour encore le déplorer des procès tous azimuts contre des quotidiens de la place sous Me Wade? Nous, autres  journalistes, qui pensions que cette ère dite de tentative de musellement et/ou d'intimidation de la presse est révolue avec l'avènement de Macky Sall, avons tout faux. Sur toute la ligne.
Si notre "Président bien adoré" n'est pas au courant comme le prétend certains de ses seconds couteaux, qui peut bien tirer les ficelles? Qui peut bien ouvrir cette  pitoyable page jadis décriée et combattue sous Wade? 
Si et seulement si, le Président de la République (censé être le plus informé de la nation) n'est pas au parfum de cette incurie (appelons -le ainsi),  comme d'aucuns l'ont laissé entendre, il ne peut resté indifférent à ce qui est arrivé à nos confrères. 
Quoi qu'il en soit, Wade qui a tenté de dompter cette force que représente la presse a fini par se rendre compte qu'elle est de la nature des torrents. 
A bon entendeur...

Excellence, Monsieur le Président, bientôt le décompte!


Sauf revirement, notre "Président bien adoré" pour paraphraser la sublime Dié Maty Fall, va renouer avec ses fameux conseils des ministres décentralisés. En effet, Fatick va abriter ce conclave prévu du 20 au 23 Juillet prochain. 
Et, comme d'habitude des milliards en projets seront promis aux Fatickois. Loin de jouer aux Cassandre, notre "Président bien adoré" ferait mieux de se rappeler cette alerte de nos confrères de l'Obs. En effet, notre confrère Ndiaga Ndiaye sonnait le tocsin.

Dans son édition du mercredi 25 février 2015, L’Observateur publiait un dossier de 4 pages sur la réalisation des projets annoncés lors des Conseils des ministres décentralisés dans les 10 régions du pays. Le constat fait par les correspondants régionaux révélait que le niveau de réalisation des projets est faible. D’où le titre : "Des tonnes de promesses, des kilos de réalisations." En réponse à ce travail de terrain, le gouvernement, par des canaux officieux, file un document officiel intitulé : "L’Etat d’exécution des directives prises aux Conseils des ministres décentralisés". Un travail bouclé, en décembre 2014, par les services du ministère des Finances et remis au Premier ministre. Il ressort du document que le gouvernement est bien sur la bonne voie pour le respect de ses engagements.


Le constat a été fait. Sur le terrain, les projets annoncés par le gouvernement lors des Conseils des ministres décentralisés n’apparaissent pas clairement aux yeux des populations. La conclusion a été vite faite que la majorité des promesses ne sont pas tenues. C’est par des chiffres que le régime de Macky Sall veut démontrer le contraire.

Notre Président qui claironne partout que le rythme des réalisations du Pse sera maintenu a t'il intégré que c'est bientôt l'heure du premier décompte, celui de la mi-quinquennat (comme il l'avait promis). A moins que "notre Président bien adoré" ne veuille faire du "wax waakheet" en faisant un septennat comme le lui suggère ses seconds couteaux. A moins, que ceux qui théorisent cela sondent l'opinion. 
L'exercice du décompte risque d'être délicat après deux ans et demi de magistère. La presse s'est fait maintes fois les choux gras de son bilan, ses pourfendeurs ont beaucoup glosé sur "son style parfois si peu Présidentiel", sur "ses reniements", son "indécision"... dans la conduite des affaires de l’État, mais le contexte macro économique est loin d'être favorable. Certes, deux ans et demi c'est bien court  pour mettre un terme à plusieurs décennies d'incurie gouvernementale, baisser le chômage qui prend des proportions inquiétantes...  Bref, à mi mandat, on aimerait bien encore y croire, que la situation se décante comme l'avait promis le candidat Sall. 
Le peuple Sénégalais, du moins ceux -là, qui ont souscrit aux idéaux du chef de file de l'APR, aimerait saluer une forme d'abnégation, notamment au niveau de certains secteurs névralgiques comme l'emploi de la jeunesse faute de pouvoir célébrer des réussites. Mais, deux ans et demi, c'est encore trop long quand peinent à arriver les résultats des promesses mirobolantes.
  Et, pourtant, notre "Président bien adoré" ne devrait pas rater le coche et pour cause. Il n'est pas aussi "bleu" que ses pourfendeurs de l'opposant veuille le faire croire. Faudrait-il rappeler qu'il capitalise au compteur plusieurs maroquins et pas des moindres: (touchons du bois) il a été ministre de l’Énergie, puis patron du département stratégique de l'Intérieur,  Premier Ministre, Président de l'Assemblée Nationale... avant d'être plébiscité en 2012 et de fort belle manière.
Et, apparemment l'on sous-estime combien ce décompte risque d'être difficile. Le peuple n'attend pas de miracle, encore moins de lendemains qui chantent, mais au moins que les promesses faites -du moins une bonne partie-soient tenues. 
Que notre "Président bien adoré" se le tienne pour dit: le doute, la déception, la colère parfois se sont emparés du "bas peuple". 
Pour s'en édifier, il suffit de faire un tour dans les places publiques communément appelés "Grand Place", ou emprunter un transport en commun ne serait-ce que pour tâter le pouls des discussions du Sénégalais lambda entre autres baromètres.
A bon entendeur...

Mamadou Ndiaye - Directeur de publication DakarPoste.com

Si l'actuel chef de l'Etat a été plébiscité par la quasi totalité des Sénégalais, c'est en grande partie pour rompre d'avec certaines pratiques peu orthodoxes. Malheureusement, les différents rapports publiés ces derniers jours, démontrent que ces partiques ont encore la voie libre.


C'est malheureux, les épinglés des audits auront encore la voie libre parce que...
Osons le dire, l'actuel locataire du Palais feint encore la myopie sur cette fameuse feuille de route qui l'avait porté au pinacle, surclassant ainsi tous les autres postulants au maroquin tant convoité de la magistature suprême.

Faudrait-il rappeler à notre "Président bien adoré", pour reprendre Dié Maty Fall que l'assainissement des finances publiques constituaient ce que l'on pourrait prosaiquement appelé l'épine dorsale de la gouvernance. Une gouvernance sobre , vertueuse, et tutti quanti que le candidat Sall avait promis d'instaurer.

Malheureusement, les différents audits ébruités, surtout les derniers de l'IGE, de la Cour des Comptes etc... révèlent que ce sont les seconds couteaux du regime Sall qui ont été pris la main dans le sac. Depuis trois ans déja, ses audits ont révélé au grand jour les incartades de certaines grosses légumes du regime, mais rien, nada... Aucune sanction. Il serait donc surprenant que ces derniers resultats d' audits aient un impact significatif. Comme les précédents, ces documents volumineux fruits d'un travail méticuleux seront rangés dans les tiroirs et on...recommence. 
N'est ce pas que si le "bas peuple" -qui en  a eu marre de Wade et de ses "pros en rapine"- avait jeté son dévolu sur le candidat Macky Sall c'est  parce qu'il incarnait l'espoir? N'est ce pas que la démarche consistait à mettre un coup de freins à ce que d'aucuns ont appelé le "phénomène de détournements de deniers publics et autres incartades dans la gestion?

N'est ce pas que la quasi totalité des "goorgoorlous", mensuisiers, bureaucrates, ménagères, bref tous ceux là qui ont plébiscité Macky croyaient mordicus à ses promesses mirobolantes de restaurer la République et les valeurs qui la  fondent? Mais, hélas...

Osons-le dire, les rapports de l'IGE entre autres ont démontré que le mal gouvernance caractérisé de l'ancien regime sont enterinée et perpétuée par l'Establishment Sall. Du moins, par nombre de ses seconds couteaux.

 

A moins que Macky ait de bonnes intentions, ait l'ambition d'être sobre et vertueux, entre autres, mais ne peut peser  devant le poids des lobbys. Qui, tapis à des niveaux jusque là insoupconnés, ont toujours fait reculer bien des gouvernements.  Certes, ses lobbys peuvent être nocifs, mais à l'heure du bilan, seul Macky Sall rendra compte à ses millions de Sénégalais, dont la majorité est plus que dépitée. "C'est ca la réalité!", pour paraphraser l'ex communicateur traditionnel d'Idrissa  Seck, lequel a tourné casaque pour brouter aux grasses prairies marron. 

 Mamadou Ndiaye
 
Directeur de publication  www.dakarposte.com

1 ... « 31 32 33 34


Enquêtes et révélations

Vol à l’arrachée à Diamaguène Taif : Une femme chute d’un « Ndiaga Ndiaye » et meurt... (Police)

23/10/2019

Farba Senghor se confie dans "En Ligne" / «Karim Wade était l’adversaire du pouvoir de son père, du Pds et des libéraux... Les retrouvailles profitent plus à Wade...»

23/10/2019

Un « frère » du Président Béninois arrêté à Dakar.

23/10/2019

A la jeunesse de BBY : Tenez bon, camarades !

23/10/2019

Khalifa Sall s’est envolé pour Paris.

23/10/2019

Fatick : Comment le limogeage de Sory Kaba a réveillé les vieilles rivalités entre responsables « apéristes »

23/10/2019

Urgent : Le Fatwa de Serigne Mountakha contre Aïda Diallo ( Vidéo )

22/10/2019

Recep Tayyip Erdogan accuse l'Occident de "s'être rangé aux côtés des terroristes"

22/10/2019

SICAP : Le personnel décerne son satisfecit à l’endroit du DG sortant Ibrahima Sall...

22/10/2019

Ousmane Ndiaye: « parler de 3e mandat, c’est manquer de respect aux martyrs du 23 juin »

22/10/2019