Ce mardi 14 avril, le président chinois Xi Jinping a appelé au respect de la souveraineté des États ainsi que du droit international au Moyen-Orient, et a assuré que son pays continuerait à jouer un rôle « constructif » dans la recherche de la paix. Malgré la grande discrétion sur les détails de son action, un rôle important a été attribué à la diplomatie chinoise dans le cessez-le-feu actuel et dans la tenue des pourparlers qui ont échoué entre l'Iran et les États-Unis.
Xi Jinping « a souligné la position de principe de la Chine en faveur de la promotion de la paix et de la reprise des pourparlers », ont rapporté les médias d'État.
Derrière cet appel au calme, le ton est en réalité beaucoup plus ferme. Pékin met en garde contre toute ingérence dans ses intérêts et insiste sur ses accords économiques avec l’Iran, notamment dans le domaine de l’énergie. Pour les autorités chinoises, il n’est pas question de voir ces échanges remis en cause par des décisions américaines, indique notre correspondante à Pékin, Clea Broahurst.
Et dans les faits, la relation entre les deux pays reste suffisamment solide pour garantir la poursuite des flux, comme le souligne Ding Yifan, professeur à l’Institut de la gouvernance mondiale et du développement de Chine : « Ils ont laissé passer les bateaux chinois. Parce que nos relations ne sont pas tellement tendues et parce que la Chine a condamné les actes militaires unilatéraux des États-Unis dans la région. La Chine n'a aucune intention de profiter de cette situation, mais objectivement, elle n'est pas inquiète par le blocus ou l'interruption du détroit d'Ormuz. »
« Depuis 10 ans, la Chine a énormément investi dans le renouvelable »
Face au risque de rupture d’approvisionnement, la Chine a progressivement construit des alternatives, comme l’explique encore Ding Yifan :
Un message sans ambiguïté : la Chine entend défendre ses intérêts et refuse toute pression extérieure. Mais cette fermeté reste mesurée. Pékin ne cherche pas l’affrontement direct avec Washington, et évite de s’impliquer militairement dans la région.
Sa priorité reste ailleurs : maintenir la stabilité des flux énergétiques et éviter une escalade qui pourrait fragiliser l’économie mondiale - et, par ricochet, ses propres intérêts.
Blocus « dangereux et irresponsable »
Par ailleurs, Pékin a jugé, mardi, « dangereux et irresponsable » le blocus imposé par les États-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman : « Les États-Unis ont intensifié leurs opérations militaires et imposé un blocus ciblé, ce qui ne fera qu'exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères, Guo Jiakun.
Pékin a aussi prévenu que la Chine prendrait des mesures de rétorsion « résolues » si les États-Unis lui imposaient des droits de douane supplémentaires en raison de soupçons de fourniture d'aide militaire à l'Iran.
rfi
Xi Jinping « a souligné la position de principe de la Chine en faveur de la promotion de la paix et de la reprise des pourparlers », ont rapporté les médias d'État.
Derrière cet appel au calme, le ton est en réalité beaucoup plus ferme. Pékin met en garde contre toute ingérence dans ses intérêts et insiste sur ses accords économiques avec l’Iran, notamment dans le domaine de l’énergie. Pour les autorités chinoises, il n’est pas question de voir ces échanges remis en cause par des décisions américaines, indique notre correspondante à Pékin, Clea Broahurst.
Et dans les faits, la relation entre les deux pays reste suffisamment solide pour garantir la poursuite des flux, comme le souligne Ding Yifan, professeur à l’Institut de la gouvernance mondiale et du développement de Chine : « Ils ont laissé passer les bateaux chinois. Parce que nos relations ne sont pas tellement tendues et parce que la Chine a condamné les actes militaires unilatéraux des États-Unis dans la région. La Chine n'a aucune intention de profiter de cette situation, mais objectivement, elle n'est pas inquiète par le blocus ou l'interruption du détroit d'Ormuz. »
« Depuis 10 ans, la Chine a énormément investi dans le renouvelable »
Face au risque de rupture d’approvisionnement, la Chine a progressivement construit des alternatives, comme l’explique encore Ding Yifan :
Un message sans ambiguïté : la Chine entend défendre ses intérêts et refuse toute pression extérieure. Mais cette fermeté reste mesurée. Pékin ne cherche pas l’affrontement direct avec Washington, et évite de s’impliquer militairement dans la région.
Sa priorité reste ailleurs : maintenir la stabilité des flux énergétiques et éviter une escalade qui pourrait fragiliser l’économie mondiale - et, par ricochet, ses propres intérêts.
Blocus « dangereux et irresponsable »
Par ailleurs, Pékin a jugé, mardi, « dangereux et irresponsable » le blocus imposé par les États-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman : « Les États-Unis ont intensifié leurs opérations militaires et imposé un blocus ciblé, ce qui ne fera qu'exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères, Guo Jiakun.
Pékin a aussi prévenu que la Chine prendrait des mesures de rétorsion « résolues » si les États-Unis lui imposaient des droits de douane supplémentaires en raison de soupçons de fourniture d'aide militaire à l'Iran.
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Guerre au Moyen-Orient: la Chine appelle au calme et réaffirme ses liens avec Téhéran
