Maître Abdoulaye Tall, ténor du barreau, combinant éloquence et courage et une dévotion absolue à la défense, est un responsable politique qui sait de quoi il parle lorsqu'il s'exprime sur les sujets qui concernent l'assemblée nationale. Après le vote qui modifie deux articles du code électoral et qui a provoqué un tollé au sein de l'opposition, il a répondu à l'invitation de Seneweb TV dénommée Grand Entretien. Et ses réponses aux questions du journaliste ont été claires, précises et instructives.
Lors de cette émission, il a surtout été question de l'accusation de l'opposition qui affirme que la majorité de Pastef a opéré un forcing pour faire passer la proposition de loi modifiant le code électoral.
À en croire ce cadre des "patriotes", préposé à s'exprimer au nom et pour le compte du Pastef, tous ceux qui avancent cette théorie ne sont pas sincères parce qu'ils ne sont motivés que par la volonté de manipuler l'opinion. "Ils tentent de faire croire que la modification du code électoral une manière de faire plaisir à Ousmane Sonko par une loi taillée sur mesure afin de le le rendre éligible après sa condamnation pour ''corruption à la jeunesse'' dans l'affaire qui l'opposait à Adji Sarr" a laissé entendre Maître cette figure centrale de l'entourage juridique et politique d'Ousmane Sonko.
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Maître Tall affirme qu'il s'agit "de manipulation car, une loi est générale et impersonnelle. Elle ne peut être votée en faveur d'une personne ou d'un groupe quelconque".
À cette occasion, l'opposition a agité l'idée que Pastef a fait cavalier seul et rompu le dialogue?
''Nous n'avons jamais rompu le dialogue. Regardez par exemple les Assises de la Justice. Il y avait dialogue. Actuellement le ministre de l'intérieur est en train de procéder à un dialogue avec les partis politiques. Bien sûr, certains ont décidé de boycotter et c'est leur droit. Mais plusieurs partis ont accepté d'y participer. Le dialogue doit être permanent. Nous avons appelé à des concertations mais certains ont refusé de répondre à l'appel du président de la République. Je ne peux pas comprendre que l'on parle de démarche solitaire alors qu'il n'en est rien'' répondra tout de go cet illustre défenseur des droits et de la liberté. Lequel, pour la gouverne de ceux qui l'ignorent encore, est un membre influent du pool d'avocats d'Ousmane Sonko. Pour paraphraser nos confrères du "Quotidien", il a été en première ligne lors des nombreuses procédures judiciaires impliquant l'actuel Premier ministre, dénonçant régulièrement ce qu'il qualifiait d'"acharnement" ou d'"enlèvements" de proches du leader politique. Sa double casquette d'avocat et de porte-parole en fait l'un des principaux communicateurs du "Projet" porté par les autorités actuelles.
À son avis ceux qui prétendent qu'ils n'ont pas été associés sont purement dans la politique politicienne. Pour Me Tall, ceux qui fustigent la procédure d'urgence qui a été utilisée pour le vote de la loi ne sont pas dans le vrai. Car, certains d'entre eux ont voté pour cette procédure.
Selon le président de la commission des lois de l'assemblée nationale, il faut au moins la signature de 17 députés sur les 165 élus pour qu'une procédure d'urgence soit valable. Or, parmi ceux qui ont voté pour la procédure d'urgence figurent des députés de l'opposition.
Selon la "robe noire", doté d'un expertise approfondie des textes, de la jurisprudence et des procédures, la proposition de loi a été déposée sur la table du président de l'Assemblée nationale depuis le 31 décembre 2025. Le texte avait été retiré en mars 2026 puis redéposé le 2 avril. Le 3 avril le président de la République a répondu sur deux propositions de lois, l'un modifiant le règlement intérieur de l'assemblée nationale et l'autre sur la modification de deux articles du code électoral.
Pour se conformer aux directives de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance qui impose à ses pays membres de ne pas modifier les règles du jeu 6 mois avant des élections il fallait nécessairement passer par une procédure d'urgence.
Quant à l'absence de consensus dénoncée par l'opposition maître Tu est catégorique. Depuis 1992 dit-il il n'y a pas eu de consensus entre les partis politiques.
Pour lui, les députés de Pastef ont voulu par cette nouvelle loi éviter que des candidats aux élections ne soient empêchés de se présenter simplement parce qu'ils ont écopé d'une amende de... 200.000 francs.
Cette législature a consacré une Assemblée nationale de rupture qui n'est plus ''un instrument de validation de la commande de l'exécutif comme c'était le cas dans le passé.
En ce qui concerne la prétendue confrontation entre un projet de loi du président de la République et la proposition de loi de l'assemblée nationale, maître Tall se veut très clair. À son avis il n'y a rien qui puisse permettre d'assoir cette hypothèse loufoque. La proposition de loi émanant de l'Assemblée nationale a été approuvée par le chef de l'État. Mais celui-ci souhaite ajouter ses propres propositions en conformité avec les idées des députés. Il n'a pas dit non. Maître Tall de préciser qu'une confrontation aurait signifié que le président de la République a refusé d'avaliser la proposition de loi de l'assemblée nationale et que l'assemblée nationale elle aussi a rejeté celles du chef de l'État. Ce qui n'a pas été le cas. Pour lui ceux qui véhiculent cette idée et dont certains sont des députés sont malintentionnés. ''La politique doit être une affaire de gentleman mais nous voyons qu'il existe beaucoup d'hommes politiques qui font dans la manipulation'' dit-il en substance.
Quant à la coalition ''Diomaye président'' qui semble vouloir s'opposer à la candidature de Sonko sans le dire clairement mais qui proteste sous la barbe, Me Tall hésite à en parler. Mais s'il en fait allusion c'est pour rappeler que la plupart des membres de cette coalition étaient des adversaires -pour ne pas dire ennemis'' de Pastef - avant de faire ce que l'on peut appeler une transhumance discrète ou par ''contournement'' comme disait le président Wade.
Pour cet as du barreau, "ces gens là ne souhaitaient que du mal à Pastef et ont tout fait pour que Sonko ne participe à aucune élection. Son inegibilite avait été programmée mais la justice en a décidé autrement. Son nom figure bel et bien sur les listes électorales et il est donc électeur et éligible. Point final."
Pour tout dire, Pastef tient en la personne personne de maître Abdoulaye Tall un défenseur habile, motivé et dynamique pour le ''Projet''. Un défenseur acharné d'Ousmane Sonko et un acteur décisif pour le futur de Pastef. Ce n'est pas pour rien que ses pairs à l'Assemblée nationale l'ont élu à la tête de la commission des lois. Ils savaient que c'est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut...
Lors de cette émission, il a surtout été question de l'accusation de l'opposition qui affirme que la majorité de Pastef a opéré un forcing pour faire passer la proposition de loi modifiant le code électoral.
À en croire ce cadre des "patriotes", préposé à s'exprimer au nom et pour le compte du Pastef, tous ceux qui avancent cette théorie ne sont pas sincères parce qu'ils ne sont motivés que par la volonté de manipuler l'opinion. "Ils tentent de faire croire que la modification du code électoral une manière de faire plaisir à Ousmane Sonko par une loi taillée sur mesure afin de le le rendre éligible après sa condamnation pour ''corruption à la jeunesse'' dans l'affaire qui l'opposait à Adji Sarr" a laissé entendre Maître cette figure centrale de l'entourage juridique et politique d'Ousmane Sonko.
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Maître Tall affirme qu'il s'agit "de manipulation car, une loi est générale et impersonnelle. Elle ne peut être votée en faveur d'une personne ou d'un groupe quelconque".
À cette occasion, l'opposition a agité l'idée que Pastef a fait cavalier seul et rompu le dialogue?
''Nous n'avons jamais rompu le dialogue. Regardez par exemple les Assises de la Justice. Il y avait dialogue. Actuellement le ministre de l'intérieur est en train de procéder à un dialogue avec les partis politiques. Bien sûr, certains ont décidé de boycotter et c'est leur droit. Mais plusieurs partis ont accepté d'y participer. Le dialogue doit être permanent. Nous avons appelé à des concertations mais certains ont refusé de répondre à l'appel du président de la République. Je ne peux pas comprendre que l'on parle de démarche solitaire alors qu'il n'en est rien'' répondra tout de go cet illustre défenseur des droits et de la liberté. Lequel, pour la gouverne de ceux qui l'ignorent encore, est un membre influent du pool d'avocats d'Ousmane Sonko. Pour paraphraser nos confrères du "Quotidien", il a été en première ligne lors des nombreuses procédures judiciaires impliquant l'actuel Premier ministre, dénonçant régulièrement ce qu'il qualifiait d'"acharnement" ou d'"enlèvements" de proches du leader politique. Sa double casquette d'avocat et de porte-parole en fait l'un des principaux communicateurs du "Projet" porté par les autorités actuelles.
À son avis ceux qui prétendent qu'ils n'ont pas été associés sont purement dans la politique politicienne. Pour Me Tall, ceux qui fustigent la procédure d'urgence qui a été utilisée pour le vote de la loi ne sont pas dans le vrai. Car, certains d'entre eux ont voté pour cette procédure.
Selon le président de la commission des lois de l'assemblée nationale, il faut au moins la signature de 17 députés sur les 165 élus pour qu'une procédure d'urgence soit valable. Or, parmi ceux qui ont voté pour la procédure d'urgence figurent des députés de l'opposition.
Selon la "robe noire", doté d'un expertise approfondie des textes, de la jurisprudence et des procédures, la proposition de loi a été déposée sur la table du président de l'Assemblée nationale depuis le 31 décembre 2025. Le texte avait été retiré en mars 2026 puis redéposé le 2 avril. Le 3 avril le président de la République a répondu sur deux propositions de lois, l'un modifiant le règlement intérieur de l'assemblée nationale et l'autre sur la modification de deux articles du code électoral.
Pour se conformer aux directives de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance qui impose à ses pays membres de ne pas modifier les règles du jeu 6 mois avant des élections il fallait nécessairement passer par une procédure d'urgence.
Quant à l'absence de consensus dénoncée par l'opposition maître Tu est catégorique. Depuis 1992 dit-il il n'y a pas eu de consensus entre les partis politiques.
Pour lui, les députés de Pastef ont voulu par cette nouvelle loi éviter que des candidats aux élections ne soient empêchés de se présenter simplement parce qu'ils ont écopé d'une amende de... 200.000 francs.
Cette législature a consacré une Assemblée nationale de rupture qui n'est plus ''un instrument de validation de la commande de l'exécutif comme c'était le cas dans le passé.
En ce qui concerne la prétendue confrontation entre un projet de loi du président de la République et la proposition de loi de l'assemblée nationale, maître Tall se veut très clair. À son avis il n'y a rien qui puisse permettre d'assoir cette hypothèse loufoque. La proposition de loi émanant de l'Assemblée nationale a été approuvée par le chef de l'État. Mais celui-ci souhaite ajouter ses propres propositions en conformité avec les idées des députés. Il n'a pas dit non. Maître Tall de préciser qu'une confrontation aurait signifié que le président de la République a refusé d'avaliser la proposition de loi de l'assemblée nationale et que l'assemblée nationale elle aussi a rejeté celles du chef de l'État. Ce qui n'a pas été le cas. Pour lui ceux qui véhiculent cette idée et dont certains sont des députés sont malintentionnés. ''La politique doit être une affaire de gentleman mais nous voyons qu'il existe beaucoup d'hommes politiques qui font dans la manipulation'' dit-il en substance.
Quant à la coalition ''Diomaye président'' qui semble vouloir s'opposer à la candidature de Sonko sans le dire clairement mais qui proteste sous la barbe, Me Tall hésite à en parler. Mais s'il en fait allusion c'est pour rappeler que la plupart des membres de cette coalition étaient des adversaires -pour ne pas dire ennemis'' de Pastef - avant de faire ce que l'on peut appeler une transhumance discrète ou par ''contournement'' comme disait le président Wade.
Pour cet as du barreau, "ces gens là ne souhaitaient que du mal à Pastef et ont tout fait pour que Sonko ne participe à aucune élection. Son inegibilite avait été programmée mais la justice en a décidé autrement. Son nom figure bel et bien sur les listes électorales et il est donc électeur et éligible. Point final."
Pour tout dire, Pastef tient en la personne personne de maître Abdoulaye Tall un défenseur habile, motivé et dynamique pour le ''Projet''. Un défenseur acharné d'Ousmane Sonko et un acteur décisif pour le futur de Pastef. Ce n'est pas pour rien que ses pairs à l'Assemblée nationale l'ont élu à la tête de la commission des lois. Ils savaient que c'est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut...


Maître Abdoulaye Tall, président de la commission des lois de l'assemblée nationale: " Ousmane Sonko n'est ni demandeur ni bénéficiaire de la modification du code électoral "
