Dakarposte.com - Le site des scoops

Près d'une centaine de morts dans l'attaque d'un village dogon dans le centre du Mali

ACTUALITÉ

Près d'une centaine de morts dans l'attaque d'un village dogon dans le centre du Mali

Un nouveau massacre a été perpétré au Mali, dans la soirée du dimanche 9 mai, cette fois dans un village dogon de la commune de Sangha.

Joint au téléphone par France 24, le maire de Sangha, qui est sur place a déclaré que 95 corps calcinés ont été retrouvés pour le moment, un bilan qui, selon lui pourrait augmenter. Il a également fait état d’une vingtaine de disparus. De son côté, le ministère malien de la Défense a confirmé la découverte de 95 corps et annoncé que 19 personnes étaient portées disparues.

Les assaillants ont mis le feu au village, et abattu tous ceux qui essayaient de sortir des habitations, a précisé le maire de Sangha. "Le village est en grande partie détruit", a-t-il déclaré.

Des zones sous la coupe de groupes jihadistes

"Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C'est un village de 300 habitants. C'est vraiment la désolation", a déclaré, sous  couvert d'anonymat, un élu de la commune de Koundou, où se situe le village.

Le nord du Mali était tombé en mars 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France [Serval], qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

91 violations des droits de l'homme

Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, voire parfois au sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires. Ces violences ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons.

Depuis janvier 2018, la division des droits de l'homme et de la protection de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a documenté 91 violations des droits de l'homme, commises par des chasseurs traditionnels contre des membres civils de la population peule, dans les régions de Mopti et de Ségou. Ces violences ont fait au moins 488 morts et 110 blessés, indiquait le 16 mai la Minusma, lors d'un point de presse.
Mamadou Ndiaye

Nouveau commentaire :



Publicité

Enquêtes et révélations

Dégâts de la Covid-19 : Moustapha Diakhaté prône la criminalisation du refus du port du masque

03/08/2020

Sursis pour l’agresseur de Pr Seydi Amadou Ngom Guèye

03/08/2020

La Police a un nouveau porte-parole

03/08/2020

LES LOCAUX DU JOURNAL « LES ECHOS » ATTAQUÉS PAR DES PRÉSUMÉS MOUSTARCHIDINES

03/08/2020

LEVÉE DU CORPS DE MANSOUR KAMA : LE KHALIFE DES TIDJANES BLOQUÉ À L’ENTRÉE

03/08/2020

​Le professeur Seydi se désiste, le mis en cause risque 6 mois ferme- Les déclarations de son agresseur à la barre (EXCLUSIVITÉ DAKARPOSTE)

03/08/2020

PRODUCTION D’ÉNERGIES RENOUVELABLES : 22 MATÉRIELS EXONÉRÉS DE TVA

03/08/2020

L'ancien maire de Koungheul et représentant du khalife général des Mourides dans le département, est décédé ce matin

03/08/2020

Khalife de Medina Baye, Mansour Kama, Alioune Badiane, les témoignages poignants de Lamane Mbaye

03/08/2020

​ Covid -19: Serigne Moustapha Sy, testé positif, est sorti de l’hôpital Principal

03/08/2020