Ce lundi, des producteurs de riz se sont rassemblés à Ross Béthio en procession non-violente, orchestrant une mobilisation considérable pour dénoncer la crise persistante qui affecte le secteur. Face à une baisse persistante de leur production depuis plusieurs saisons, ils tiennent Serigne Guèye DIOP, ministre de l’Industrie et du Commerce, pour responsable et demandent son départ.
Organisée par le Comité interprofessionnel de la filière riz (Ciriz), cette réunion, désignée comme un « meeting agricole », avait pour but d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes économiques qui pèsent sur tous les riziculteurs.
Ousseynou Ndiaye, le président d’honneur du Ciriz, a précisé que les producteurs n’ont pas protesté pour des motifs politiques, mais pour préserver leur existence. « Nous organisons aujourd’hui un meeting agricole pour notre survie. Depuis trois campagnes, nous faisons face à une situation de mévente qui met les exploitations en grande difficulté », a-t-il affirmé.
D’après Ousseynou NDIAYE, la région de la vallée a connu des récoltes sans précédent lors des dernières saisons. L’année 2025 a vu la production atteindre 303 000 tonnes de paddy, avec un rendement moyen de 6,7 t/ha, qui correspond approximativement à 187 000 tonnes de riz blanc, rapporte Seneweb.
À cette production, on doit ajouter 142 000 tonnes de riz non décortiqué provenant de l’hivernage 2025-2026, ce qui équivaut à environ 85 000 tonnes de riz blanc. En outre, on prévoit la contre-saison en cours, qui devrait donner environ 284 000 tonnes de riz non décortiqué, soit 176 000 tonnes de riz blanc.
Les producteurs estiment à environ 448 000 tonnes de riz blanc, ce qui correspond à 729 000 tonnes de paddy, et la valeur de cette production est approximativement de 157 milliards F CFA. Selon les acteurs de la filière, cette crise est exacerbée par la persistance de significatifs stocks de riz importé sur le marché du Sénégal.
Ils se souviennent qu’un accord de commercialisation a été conclu le 12 novembre 2025 avec le ministère du Commerce dans le but de restreindre les importations. En octobre 2023, les réserves de riz importé avaient déjà atteint approximativement 600 000 tonnes, ce qui équivaut à presque six mois de consommation à l’échelle nationale.
D’après leur point de vue, les décisions envisagées n’ont jamais été mises en œuvre, ce qui a permis aux importations de persister pendant que les récoltes nationales s’entassaient dans les usines de riz et chez les producteurs.
Selon Ousseynou Ndiaye, cette situation découle d’une mauvaise administration du dossier de la part du ministre Serigne Gueye DIOP. Il souligne que lors d’une crise similaire sous la présidence de Macky SALL, des actions ont promptement permis de la résoudre, mises en place par l’ex-ministre du Commerce, Alioune SARR.
Dorénavant, les producteurs craignent d’importantes répercussions sur les futures saisons agricoles. En raison d’un manque de liquidités, de nombreux entrepreneurs se trouveraient dans l’incapacité de régler leurs emprunts bancaires ou de financer de nouvelles plantations. Il est aussi possible que les fournisseurs de services agricoles et les industries agroalimentaires connaissent des répercussions si les stocks disponibles ne sont pas vite vendus.
Les producteurs demandent une rencontre immédiate avec le président de la République, ou à défaut, avec le Premier ministre. Ils appellent spécifiquement à l’application de mesures urgentes pour éliminer les réserves de riz blanc détenues par les usines de riz et les stocks de paddy gardés par les agriculteurs.
Ils aspirent à créer un cadre propice au développement durable de la riziculture sénégalaise à travers une vision à long terme. Selon eux, après avoir surmonté les défis liés au changement climatique et aux maladies affectant les productions, la menace principale est désormais la mévente, un frein significatif à l’objectif de souveraineté alimentaire poursuivi par le Sénégal.
walf
Organisée par le Comité interprofessionnel de la filière riz (Ciriz), cette réunion, désignée comme un « meeting agricole », avait pour but d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes économiques qui pèsent sur tous les riziculteurs.
Ousseynou Ndiaye, le président d’honneur du Ciriz, a précisé que les producteurs n’ont pas protesté pour des motifs politiques, mais pour préserver leur existence. « Nous organisons aujourd’hui un meeting agricole pour notre survie. Depuis trois campagnes, nous faisons face à une situation de mévente qui met les exploitations en grande difficulté », a-t-il affirmé.
D’après Ousseynou NDIAYE, la région de la vallée a connu des récoltes sans précédent lors des dernières saisons. L’année 2025 a vu la production atteindre 303 000 tonnes de paddy, avec un rendement moyen de 6,7 t/ha, qui correspond approximativement à 187 000 tonnes de riz blanc, rapporte Seneweb.
À cette production, on doit ajouter 142 000 tonnes de riz non décortiqué provenant de l’hivernage 2025-2026, ce qui équivaut à environ 85 000 tonnes de riz blanc. En outre, on prévoit la contre-saison en cours, qui devrait donner environ 284 000 tonnes de riz non décortiqué, soit 176 000 tonnes de riz blanc.
Les producteurs estiment à environ 448 000 tonnes de riz blanc, ce qui correspond à 729 000 tonnes de paddy, et la valeur de cette production est approximativement de 157 milliards F CFA. Selon les acteurs de la filière, cette crise est exacerbée par la persistance de significatifs stocks de riz importé sur le marché du Sénégal.
Ils se souviennent qu’un accord de commercialisation a été conclu le 12 novembre 2025 avec le ministère du Commerce dans le but de restreindre les importations. En octobre 2023, les réserves de riz importé avaient déjà atteint approximativement 600 000 tonnes, ce qui équivaut à presque six mois de consommation à l’échelle nationale.
D’après leur point de vue, les décisions envisagées n’ont jamais été mises en œuvre, ce qui a permis aux importations de persister pendant que les récoltes nationales s’entassaient dans les usines de riz et chez les producteurs.
Selon Ousseynou Ndiaye, cette situation découle d’une mauvaise administration du dossier de la part du ministre Serigne Gueye DIOP. Il souligne que lors d’une crise similaire sous la présidence de Macky SALL, des actions ont promptement permis de la résoudre, mises en place par l’ex-ministre du Commerce, Alioune SARR.
Dorénavant, les producteurs craignent d’importantes répercussions sur les futures saisons agricoles. En raison d’un manque de liquidités, de nombreux entrepreneurs se trouveraient dans l’incapacité de régler leurs emprunts bancaires ou de financer de nouvelles plantations. Il est aussi possible que les fournisseurs de services agricoles et les industries agroalimentaires connaissent des répercussions si les stocks disponibles ne sont pas vite vendus.
Les producteurs demandent une rencontre immédiate avec le président de la République, ou à défaut, avec le Premier ministre. Ils appellent spécifiquement à l’application de mesures urgentes pour éliminer les réserves de riz blanc détenues par les usines de riz et les stocks de paddy gardés par les agriculteurs.
Ils aspirent à créer un cadre propice au développement durable de la riziculture sénégalaise à travers une vision à long terme. Selon eux, après avoir surmonté les défis liés au changement climatique et aux maladies affectant les productions, la menace principale est désormais la mévente, un frein significatif à l’objectif de souveraineté alimentaire poursuivi par le Sénégal.
walf


Saint-Louis : Les producteurs de riz de la vallée réclament le départ du ministre Serigne Guèye DIOP
