Au cœur du complexe Mohammed VI de Salé, là où le Bouregreg embrasse l'Atlantique, le silence des pierres contrastait ce mercredi avec le tumulte qui ébranle les fondations du football mondial. Gianni Infantino, président d’une Fédération internationale (Fifa) qu’il gouverne depuis une décennie, s'y est retranché pour une réunion de crise, loin des regards indiscrets et des projecteurs de la presse.
L'homme fort de Zurich traverse une zone de fortes turbulences. Son dernier grand dessein – la création de la Fifa Forward Enterprise (FFE), une entité conçue pour livrer la gestion commerciale des Coupes du monde aux mains d'investisseurs privés – a tourné au fiasco.
Révélé au grand jour la semaine dernière, ce projet d'envergure a suscité une levée de boucliers d’une rare violence, menée notamment par l'UEFA, avant d'être piteusement retiré dans la nuit de vendredi à samedi.
Ce huis clos marocain sonne comme l’heure des comptes pour un président de plus en plus isolé. Le vent de la contestation souffle désormais au sein même de sa garde rapprochée. Arsène Wenger, l'apôtre du développement mondial du jeu, a pris ses distances.
Plus cinglant encore, le secrétaire général Mattias Grafström a fustigé, dans une missive adressée aux salariés, « une série d’événements tristes et condamnables », se félicitant de « l’abandon permanent » de cette entreprise mercantile. Vendredi déjà, Carlos Cordeiro, conseiller principal du président, préférait acter sa démission plutôt que d'endosser cette dérive.
Peu avant dix-huit heures trente, le ballet des berlines aux vitres opaques, escortées par la police locale, a quitté le domaine de Salé. La réunion s'est achevée dans la discrétion absolue qui sied aux empires qui vacillent. Gianni Infantino repart du Maroc le front haut, mais le pouvoir singulièrement rogné, laissant derrière lui le parfum d'une époque où l'argent roi s'est heurté, pour une fois, à la résistance du temple.
L'homme fort de Zurich traverse une zone de fortes turbulences. Son dernier grand dessein – la création de la Fifa Forward Enterprise (FFE), une entité conçue pour livrer la gestion commerciale des Coupes du monde aux mains d'investisseurs privés – a tourné au fiasco.
Révélé au grand jour la semaine dernière, ce projet d'envergure a suscité une levée de boucliers d’une rare violence, menée notamment par l'UEFA, avant d'être piteusement retiré dans la nuit de vendredi à samedi.
Ce huis clos marocain sonne comme l’heure des comptes pour un président de plus en plus isolé. Le vent de la contestation souffle désormais au sein même de sa garde rapprochée. Arsène Wenger, l'apôtre du développement mondial du jeu, a pris ses distances.
Plus cinglant encore, le secrétaire général Mattias Grafström a fustigé, dans une missive adressée aux salariés, « une série d’événements tristes et condamnables », se félicitant de « l’abandon permanent » de cette entreprise mercantile. Vendredi déjà, Carlos Cordeiro, conseiller principal du président, préférait acter sa démission plutôt que d'endosser cette dérive.
Peu avant dix-huit heures trente, le ballet des berlines aux vitres opaques, escortées par la police locale, a quitté le domaine de Salé. La réunion s'est achevée dans la discrétion absolue qui sied aux empires qui vacillent. Gianni Infantino repart du Maroc le front haut, mais le pouvoir singulièrement rogné, laissant derrière lui le parfum d'une époque où l'argent roi s'est heurté, pour une fois, à la résistance du temple.


Tempête à la Fifa : Gianni Infantino isolé après le fiasco de son projet privé au Maroc


