Un conseiller municipal à Grand-Dakar, ainsi que quatre autres prévenus ont comparu pour vol, complicité et recel. Au cœur du dossier, un taxi en panne, mystérieusement volatilisé pour finir en pièces détachées. Tout commence le samedi 14 février. François CABO, propriétaire d’un taxi immobilisé par une panne et stationné sur la voie publique, constate avec stupeur la disparition de son outil de travail.
Ses premières investigations le mènent vers des témoins qui évoquent un remorquage suspect vers une destination inconnue. Le salut du plaignant est venu de la technologie : des caméras de surveillance situées aux alentours ont capté l’intégralité de la scène. Sur les images, quatre hommes s’activent autour du véhicule avant de l’emporter. Grâce à la vidéo, François Cabo réussit à relever le numéro d’immatriculation du taxi-bagages ayant servi au remorquage. Une plainte est déposée, permettant l’interpellation du chauffeur.
Le taxi dépecé en deux jours
Ce dernier passe aux aveux, mais plaide l’ignorance : il reconnaît avoir effectué le transport pour la somme de 15 000 FCFA, tout en jurant ignorer l’origine illicite du véhicule. Selon les détails de l’audience rapportés par Les Échos, le chauffeur a dénoncé le tôlier comme intermédiaire. Ce dernier pointe les ferrailleurs qui finissent par désigner le cerveau présumé.
Interrogés, les ferrailleurs ont affirmé avoir acheté le véhicule à K. R. Seck avant de l’acheminer vers un atelier situé aux abords du siège de la RTS. « Le véhicule a fait deux jours entre nos mains avant qu’on ne le dépièce en ferraille », a avoué l’un d’eux à la barre, précisant avoir cru à une transaction légitime. La surprise de l’audience est venue du profil du principal mis en cause. K. R. Seck n’est autre qu’un conseiller municipal de la commune de Grand-Dakar. Ce dernier a reconnu les faits devant le tribunal, admettant avoir cédé le taxi pour 170 000 FCFA, sans établir le moindre acte de vente ni décharge.
Walf
Ses premières investigations le mènent vers des témoins qui évoquent un remorquage suspect vers une destination inconnue. Le salut du plaignant est venu de la technologie : des caméras de surveillance situées aux alentours ont capté l’intégralité de la scène. Sur les images, quatre hommes s’activent autour du véhicule avant de l’emporter. Grâce à la vidéo, François Cabo réussit à relever le numéro d’immatriculation du taxi-bagages ayant servi au remorquage. Une plainte est déposée, permettant l’interpellation du chauffeur.
Le taxi dépecé en deux jours
Ce dernier passe aux aveux, mais plaide l’ignorance : il reconnaît avoir effectué le transport pour la somme de 15 000 FCFA, tout en jurant ignorer l’origine illicite du véhicule. Selon les détails de l’audience rapportés par Les Échos, le chauffeur a dénoncé le tôlier comme intermédiaire. Ce dernier pointe les ferrailleurs qui finissent par désigner le cerveau présumé.
Interrogés, les ferrailleurs ont affirmé avoir acheté le véhicule à K. R. Seck avant de l’acheminer vers un atelier situé aux abords du siège de la RTS. « Le véhicule a fait deux jours entre nos mains avant qu’on ne le dépièce en ferraille », a avoué l’un d’eux à la barre, précisant avoir cru à une transaction légitime. La surprise de l’audience est venue du profil du principal mis en cause. K. R. Seck n’est autre qu’un conseiller municipal de la commune de Grand-Dakar. Ce dernier a reconnu les faits devant le tribunal, admettant avoir cédé le taxi pour 170 000 FCFA, sans établir le moindre acte de vente ni décharge.
Walf


Tribunal de Dakar : un conseiller municipal vole un taxi et le revend à 170 000 FCFA
