Après plusieurs gestes symboliques, comme le dépôt d’une couronne de fleurs au cimetière de Lampedusa devant des tombes de migrants morts en mer, puis l’inauguration d’un monument en hommage à son prédécesseur François, Léon XIV a célébré la messe sur un terrain de sport de l’île devant 4 000 personnes. Dans son homélie, le souverain pontife a déploré le drame des migrations où tant d’hommes et de femmes perdent la vie en mer.
Il a surtout rappelé que chacun avait des responsabilités. « Les morts de cette mer sont victimes tant des décisions prises que des décisions qui n’ont pas été prises. Le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, la peur qui alimente les préjugés et le mépris. »
Sur les traces de son prédécesseur, qui avait choisi Lampedusa en 2013 pour son premier déplacement, le pontife de 70 ans a envoyé un message clair aux dirigeants européens et américains, dans un contexte d'intolérance et d'indifférence croissantes face aux crises migratoires. « L'Europe est en mesure (...) d'aborder la crise de manière organique, en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme, capable d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants tout en œuvrant pour le développement, afin que personne ne soit contraint d'émigrer », a lancé le pape américain dans son homélie.
"Depuis ce lointain coin d'Europe au bord de la Méditerranée, l'ample défi que représente la migration pour les sociétés européennes apparaît clairement. L'Europe possède un potentiel unique qui découle de son histoire et de sa culture et assume par conséquent une responsabilité à la hauteur de celui-ci, Grâce à sa situation géographique et à son cadre institutionnel, l'Europe est en mesure de faire face à la crise dans cette région de manière globale, en intégrant les efforts de secours immédiat dans un plan stratégique à long terme, capable d'accueillir, de protéger, de soutenir et d'intégrer les migrants." renchérit-il
Des paroles qui ont réjoui Claudia, qui vit sur l’île depuis 20 ans. « Je retiens qu’il accueille tout le monde. Hier encore nous avons eu un débarquement... Mais Lampedusa accueille qui que ce soit, de la manière la plus humble possible ».
Avant la célébration, le pape s’était rendu à la « Porte de l’Europe », monument symbolique face à la Méditerranée, qui symbolise l’accueil de tant de migrants qui ont pris la mer. Il était accompagné par Rita Liasso, originaire de Côte d’Ivoire, arrivée enceinte à Lampedusa en 2021, et son mari, Marc Foa. Un moment qu’ils garderont gravé pour longtemps. « C'est une grâce exceptionnelle, ça nous réconforte et nous donne de l'énergie, de la vivacité. »
Sur cette île, Léon XIV a aussi déploré « une culture de l’accueil » qui se voit parfois menacée par une industrie touristique en plein essor indifférente à ces drames humains. « Il semble qu’il faille ériger un mur invisible entre la mer des naufragés et celle des vacanciers. Ayez l’audace de penser autrement », a lancé le pape.
Cette visite d'une demi-journée sur cette île de 20 km², située entre la Tunisie et Malte, intervient quelques semaines après l'adoption par l'Union européenne (UE) de nouvelles mesures migratoires prévoyant notamment un recours accru à la détention et la création de centres de rétention hors des frontières de l'UE. Située à seulement 145 kilomètres des côtes tunisiennes, Lampedusa, qui compte environ 6 000 habitants, est devenue, malgré ses plages de sable fin, l'un des principaux symboles de la crise migratoire en Europe.
L'île semi-aride de Lampedusa est la deuxième destination migratoire d'Europe visitée par Léon XIV, qui avait profité de son déplacement aux îles Canaries pour dénoncer le trafic d'êtres humains. À l'image de sa visite sur l'archipel espagnol le mois dernier, le pape a fait de la défense des migrants un thème récurrent de son pontificat, remerciant ceux qui aident les plus démunis et dénonçant les expulsions massives aux États-Unis.
Il a surtout rappelé que chacun avait des responsabilités. « Les morts de cette mer sont victimes tant des décisions prises que des décisions qui n’ont pas été prises. Le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, la peur qui alimente les préjugés et le mépris. »
Sur les traces de son prédécesseur, qui avait choisi Lampedusa en 2013 pour son premier déplacement, le pontife de 70 ans a envoyé un message clair aux dirigeants européens et américains, dans un contexte d'intolérance et d'indifférence croissantes face aux crises migratoires. « L'Europe est en mesure (...) d'aborder la crise de manière organique, en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme, capable d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants tout en œuvrant pour le développement, afin que personne ne soit contraint d'émigrer », a lancé le pape américain dans son homélie.
"Depuis ce lointain coin d'Europe au bord de la Méditerranée, l'ample défi que représente la migration pour les sociétés européennes apparaît clairement. L'Europe possède un potentiel unique qui découle de son histoire et de sa culture et assume par conséquent une responsabilité à la hauteur de celui-ci, Grâce à sa situation géographique et à son cadre institutionnel, l'Europe est en mesure de faire face à la crise dans cette région de manière globale, en intégrant les efforts de secours immédiat dans un plan stratégique à long terme, capable d'accueillir, de protéger, de soutenir et d'intégrer les migrants." renchérit-il
Des paroles qui ont réjoui Claudia, qui vit sur l’île depuis 20 ans. « Je retiens qu’il accueille tout le monde. Hier encore nous avons eu un débarquement... Mais Lampedusa accueille qui que ce soit, de la manière la plus humble possible ».
Avant la célébration, le pape s’était rendu à la « Porte de l’Europe », monument symbolique face à la Méditerranée, qui symbolise l’accueil de tant de migrants qui ont pris la mer. Il était accompagné par Rita Liasso, originaire de Côte d’Ivoire, arrivée enceinte à Lampedusa en 2021, et son mari, Marc Foa. Un moment qu’ils garderont gravé pour longtemps. « C'est une grâce exceptionnelle, ça nous réconforte et nous donne de l'énergie, de la vivacité. »
Sur cette île, Léon XIV a aussi déploré « une culture de l’accueil » qui se voit parfois menacée par une industrie touristique en plein essor indifférente à ces drames humains. « Il semble qu’il faille ériger un mur invisible entre la mer des naufragés et celle des vacanciers. Ayez l’audace de penser autrement », a lancé le pape.
Cette visite d'une demi-journée sur cette île de 20 km², située entre la Tunisie et Malte, intervient quelques semaines après l'adoption par l'Union européenne (UE) de nouvelles mesures migratoires prévoyant notamment un recours accru à la détention et la création de centres de rétention hors des frontières de l'UE. Située à seulement 145 kilomètres des côtes tunisiennes, Lampedusa, qui compte environ 6 000 habitants, est devenue, malgré ses plages de sable fin, l'un des principaux symboles de la crise migratoire en Europe.
L'île semi-aride de Lampedusa est la deuxième destination migratoire d'Europe visitée par Léon XIV, qui avait profité de son déplacement aux îles Canaries pour dénoncer le trafic d'êtres humains. À l'image de sa visite sur l'archipel espagnol le mois dernier, le pape a fait de la défense des migrants un thème récurrent de son pontificat, remerciant ceux qui aident les plus démunis et dénonçant les expulsions massives aux États-Unis.


À Lampedusa, le pape Léon XIV exhorte l'Europe à agir davantage pour protéger les migrants


