C'est connu par les juristes et les habitués des cours et tribunaux: se passer de témoins lors d'une transaction, notamment immobilière, vous expose à des risques financiers et juridiques majeurs. Sans preuve matérielle ni tiers pour attester de la bonne foi des parties, il devient presque impossible de prouver l'existence ou les termes exacts du contrat en cas de litige.
À la question de Mme la Présidente de la Cour sur le pourquoi elle s'est dispensée d'un ou de plusieurs témoins lors de cette fameuse transaction, qui date de plusieurs années, Awa Baldé révèle: "Aziz Ndiaye, c'était mon grand frère. Je connais toute sa progéniture, ses frères, ses soeurs, bref toute sa fratrie etc...bref je le fréquentais et vice versa . Je n'ai jamais pensé que cet individu devant vous que je considérais comme un grand frère était capable de me faire ce coup de jarnac, autrement dit me jouer ce vilain tour. Quand on réalise que tout était faux, tout ce qu'il me faisait miroiter était du toc, la pire douleur n'est pas la perte financière ; c’est la honte. La honte d’y avoir cru, la honte d’avoir fait confiance. Cet homme — ou cette personne — s'est nourri de ma solitude et de ma générosité pour me détruire. Je demande à cette justice, la justice de mon pays, de reconnaître ce que j'ai subi, afin que ce masque tombe définitivement et que d'autres ne soient plus piégés. Je tenais juste à payer les frais inhérents à la prise en charge médicale de ma maman qui devait se rendre en France."
L'enceinte de la salle d'audience, dite salle des flagrants délits, s'est drapée, du coup, d'un silence sépulcral.
À la barre, une femme meurtrie, dépouillée de ses biens et de sa quiétude par l'artifice d'une escroquerie insidieuse, s’est redressée. Sa candeur avait été abusée, son inestimable confiance trahie avec une froide préméditation.
D'une voix d'abord ténue, puis vibrante d'une indomptable dignité, celle que ses proches surnomment Baldouch a livré son calvaire au tribunal.
Exprimant son désarroi, Awa Baldé, étreinte par l'émotion, a fustigé la lâcheté de ses bourreaux (Aziz Ndiaye et Cie). Évoquant le viol de son intégrité morale, elle a délicatement essuyé une larme brûlante, ultime stigmate de sa trahison, avant de réclamer justice avec la force des âmes blessées mais invaincues.
Awa Baldé s'est présentée devant le prétoire comme pour dire: "je ne suis pas venue excuser ses coups, je suis venue dire qu'Aziz Ndiaye m'a détruite ".
Abusée dans sa candeur, dépouillée par l'artifice de l'escroquerie. À la barre, l'éloquence de la douleur pure s'est élevée. Ses larmes, séchées par la dignité du verbe, ont fendu l'arrogance des prétoires.
"On a qualifié ma confiance de naïveté mais ceux qui me côtoient s'accordent à me qualifier de personne entière, authentique... J'espère tout simplement que le tribunal prononcera une peine qui montre que détruire la vie d'honnêtes gens ne reste pas impuni" conclut-elle.
À la question de Mme la Présidente de la Cour sur le pourquoi elle s'est dispensée d'un ou de plusieurs témoins lors de cette fameuse transaction, qui date de plusieurs années, Awa Baldé révèle: "Aziz Ndiaye, c'était mon grand frère. Je connais toute sa progéniture, ses frères, ses soeurs, bref toute sa fratrie etc...bref je le fréquentais et vice versa . Je n'ai jamais pensé que cet individu devant vous que je considérais comme un grand frère était capable de me faire ce coup de jarnac, autrement dit me jouer ce vilain tour. Quand on réalise que tout était faux, tout ce qu'il me faisait miroiter était du toc, la pire douleur n'est pas la perte financière ; c’est la honte. La honte d’y avoir cru, la honte d’avoir fait confiance. Cet homme — ou cette personne — s'est nourri de ma solitude et de ma générosité pour me détruire. Je demande à cette justice, la justice de mon pays, de reconnaître ce que j'ai subi, afin que ce masque tombe définitivement et que d'autres ne soient plus piégés. Je tenais juste à payer les frais inhérents à la prise en charge médicale de ma maman qui devait se rendre en France."
L'enceinte de la salle d'audience, dite salle des flagrants délits, s'est drapée, du coup, d'un silence sépulcral.
À la barre, une femme meurtrie, dépouillée de ses biens et de sa quiétude par l'artifice d'une escroquerie insidieuse, s’est redressée. Sa candeur avait été abusée, son inestimable confiance trahie avec une froide préméditation.
D'une voix d'abord ténue, puis vibrante d'une indomptable dignité, celle que ses proches surnomment Baldouch a livré son calvaire au tribunal.
Exprimant son désarroi, Awa Baldé, étreinte par l'émotion, a fustigé la lâcheté de ses bourreaux (Aziz Ndiaye et Cie). Évoquant le viol de son intégrité morale, elle a délicatement essuyé une larme brûlante, ultime stigmate de sa trahison, avant de réclamer justice avec la force des âmes blessées mais invaincues.
Awa Baldé s'est présentée devant le prétoire comme pour dire: "je ne suis pas venue excuser ses coups, je suis venue dire qu'Aziz Ndiaye m'a détruite ".
Abusée dans sa candeur, dépouillée par l'artifice de l'escroquerie. À la barre, l'éloquence de la douleur pure s'est élevée. Ses larmes, séchées par la dignité du verbe, ont fendu l'arrogance des prétoires.
"On a qualifié ma confiance de naïveté mais ceux qui me côtoient s'accordent à me qualifier de personne entière, authentique... J'espère tout simplement que le tribunal prononcera une peine qui montre que détruire la vie d'honnêtes gens ne reste pas impuni" conclut-elle.


Awa Baldé: "Aziz, c'était mon grand frère, et je ne pensais qu'il allait me faire ce coup de jarnac...On a qualifié ma confiance de naïveté ..."
