Alors que la candidature de l’ancien président au poste de Secrétaire général des Nations-Unies est portée par le Burundi, plusieurs pays africains ont exprimé leur refus de la soutenir. Une analyse fine révèle que Macky SALL se retrouve pris au piège de différends géopolitiques qui le dépassent. Le journal Les Échos a récemment dévoilé la liste des États africains ayant opposé une fin de non-recevoir à la proposition du Burundi de soutenir officiellement Macky Sall dans sa quête pour diriger l’ONU.
Le cas du Rwanda
Si ce rejet peut surprendre au regard du poids diplomatique de l’ancien chef d’État, une lecture attentive des réalités sous-régionales montre que ce refus n’est pas nécessairement dirigé contre sa personne, mais plutôt contre l’instigateur de cette initiative : le Burundi. L’argument central est que Macky SALL est devenu une « victime collatérale » des frictions diplomatiques qui minent le continent. Le soutien affiché par Bujurumura semble, par
ricochet, desservir la candidature du Sénégalais.
Malgré les liens étroits, voire la proximité manifeste entre Paul Kagame et Macky Sall, Kigali a refusé de soutenir la candidature. Ce choix ne découle pas d’une inimitié envers l’ex- président sénégalais, mais s’inscrit dans le cadre des relations extrêmement tendues que le Rwanda entretient avec le Burundi.
Le cas de l’Algérie
Pour Kigali, soutenir une initiative burundaise est politiquement impossible, indépendamment du candidat proposé.
Le refus d’Alger semble suivre une logique tout aussi pragmatique. Le choix de résidence de Macky Sall au Maroc, pays avec lequel l’Algérie entretient des relations diplomatiques rompues et une rivalité historique, rendait, selon les observateurs, tout soutien algérien à sa candidature totalement impensable.
En cherchant à s’appuyer sur le Burundi pour porter ses ambitions onusiennes, Macky SALL a sans doute, par méconnaissance ou par calcul stratégique malheureux, hérité des blocages diplomatiques de son parrain.
Walf
Le cas du Rwanda
Si ce rejet peut surprendre au regard du poids diplomatique de l’ancien chef d’État, une lecture attentive des réalités sous-régionales montre que ce refus n’est pas nécessairement dirigé contre sa personne, mais plutôt contre l’instigateur de cette initiative : le Burundi. L’argument central est que Macky SALL est devenu une « victime collatérale » des frictions diplomatiques qui minent le continent. Le soutien affiché par Bujurumura semble, par
ricochet, desservir la candidature du Sénégalais.
Malgré les liens étroits, voire la proximité manifeste entre Paul Kagame et Macky Sall, Kigali a refusé de soutenir la candidature. Ce choix ne découle pas d’une inimitié envers l’ex- président sénégalais, mais s’inscrit dans le cadre des relations extrêmement tendues que le Rwanda entretient avec le Burundi.
Le cas de l’Algérie
Pour Kigali, soutenir une initiative burundaise est politiquement impossible, indépendamment du candidat proposé.
Le refus d’Alger semble suivre une logique tout aussi pragmatique. Le choix de résidence de Macky Sall au Maroc, pays avec lequel l’Algérie entretient des relations diplomatiques rompues et une rivalité historique, rendait, selon les observateurs, tout soutien algérien à sa candidature totalement impensable.
En cherchant à s’appuyer sur le Burundi pour porter ses ambitions onusiennes, Macky SALL a sans doute, par méconnaissance ou par calcul stratégique malheureux, hérité des blocages diplomatiques de son parrain.
Walf


Candidature Macky SALL à l’ONU : ces tensions diplomatiques africaines à l’origine du blocage ?
