Dakar, le 1er août 2026 – Le long feuilleton politico-judiciaire qui tient le Sénégal en haleine vient de franchir le Rubicon de sa phase d'enquête.
L’affaire dite « des 125 milliards de FCFA », née des conclusions alarmantes de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) quant à des flux capitaux suspects, entre désormais dans l’heure solennelle du règlement définitif.
L’instruction pénale est close ; les masques de la procédure s'apprêtent à tomber pour laisser place au droit.
C’est par un avis de communication, scellé le 31 juillet 2026, que le greffe du premier cabinet d'instruction du Pool judiciaire financier (PJF) a formellement signifié la fin des investigations. Conformément aux exigences de l’article 169 du Code de procédure pénale, les volumes de ce dossier tentaculaire sont désormais mis à la disposition des conseils des inculpés. S’ouvre ainsi un rigoureux compte à rebours de trois jours : un délai infime durant lequel les avocats de la défense et l’Agent judiciaire de l’État devront scruter chaque pièce, chaque audition, avant que le parquet financier ne formule ses réquisitions définitives.
À l'issue de cet ultime examen, le magistrat instructeur rendra sa sentence procédurale, la redoutée ordonnance de règlement. Ce document scellera le sort des dix-sept âmes et des entités morales prises dans les filets de cette tempête judiciaire, ordonnant leur renvoi devant une juridiction de jugement ou leur accordant le bénéfice d’un non-lieu, qu'il soit partiel ou absolu.
L’ombre de ce dossier plane sur un aréopage de figures influentes de la République et du monde des affaires. Au total, dix-huit personnes, épaulées par le spectre d'un « X » hautement énigmatique, se trouvent prises dans la tourmente.
Parmi elles, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, le très influent député-maire des Agnam, dont le nom résonne au cœur de l'intrigue. À ses côtés apparaissent des notables de la finance et de l'industrie, à l'instar de l’homme d'affaires Sarr, dit Tahirou, de Mamadou Racine Sy, de Mamadou Bocar Daff, ou encore de figures de l'entourage proche comme Ndèye Seynabou Ndiaye, Ismaïla Ngom et Birane Ngom. La culture et la politique y croisent également leurs destins, l'artiste Waly Seck se trouvant mêlé à la liste, tout comme Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État, aujourd'hui visé par un mandat d’arrêt international décerné le 1er avril 2026.
L'arsenal des chefs d'inculpation retenus dessine les contours d'une criminalité financière d'envergure, orchestrée, selon l’accusation, sous le sceau d'un groupe criminel organisé. Association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie portant sur des deniers publics et abus de biens sociaux forment la trame de ce réquisitoire suspendu.
L'histoire de cette instruction fut aussi celle d'une rigueur coercitive remarquable : mandats de dépôt, placements sous contrôle judiciaire stricts et assignations à résidence sous surveillance électronique ont rythmé les mois passés.
Aujourd'hui, le dossier quitte les mains du président du collège des juges d’instruction, Idrissa Diarra. Il appartient désormais au procureur de la République financier, Abdoulaye Sylla, de tracer l'avenir de cette affaire, prélude presque certain d’un grand procès à venir devant la chambre de jugement.
L’affaire dite « des 125 milliards de FCFA », née des conclusions alarmantes de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) quant à des flux capitaux suspects, entre désormais dans l’heure solennelle du règlement définitif.
L’instruction pénale est close ; les masques de la procédure s'apprêtent à tomber pour laisser place au droit.
C’est par un avis de communication, scellé le 31 juillet 2026, que le greffe du premier cabinet d'instruction du Pool judiciaire financier (PJF) a formellement signifié la fin des investigations. Conformément aux exigences de l’article 169 du Code de procédure pénale, les volumes de ce dossier tentaculaire sont désormais mis à la disposition des conseils des inculpés. S’ouvre ainsi un rigoureux compte à rebours de trois jours : un délai infime durant lequel les avocats de la défense et l’Agent judiciaire de l’État devront scruter chaque pièce, chaque audition, avant que le parquet financier ne formule ses réquisitions définitives.
À l'issue de cet ultime examen, le magistrat instructeur rendra sa sentence procédurale, la redoutée ordonnance de règlement. Ce document scellera le sort des dix-sept âmes et des entités morales prises dans les filets de cette tempête judiciaire, ordonnant leur renvoi devant une juridiction de jugement ou leur accordant le bénéfice d’un non-lieu, qu'il soit partiel ou absolu.
L’ombre de ce dossier plane sur un aréopage de figures influentes de la République et du monde des affaires. Au total, dix-huit personnes, épaulées par le spectre d'un « X » hautement énigmatique, se trouvent prises dans la tourmente.
Parmi elles, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, le très influent député-maire des Agnam, dont le nom résonne au cœur de l'intrigue. À ses côtés apparaissent des notables de la finance et de l'industrie, à l'instar de l’homme d'affaires Sarr, dit Tahirou, de Mamadou Racine Sy, de Mamadou Bocar Daff, ou encore de figures de l'entourage proche comme Ndèye Seynabou Ndiaye, Ismaïla Ngom et Birane Ngom. La culture et la politique y croisent également leurs destins, l'artiste Waly Seck se trouvant mêlé à la liste, tout comme Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État, aujourd'hui visé par un mandat d’arrêt international décerné le 1er avril 2026.
L'arsenal des chefs d'inculpation retenus dessine les contours d'une criminalité financière d'envergure, orchestrée, selon l’accusation, sous le sceau d'un groupe criminel organisé. Association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie portant sur des deniers publics et abus de biens sociaux forment la trame de ce réquisitoire suspendu.
L'histoire de cette instruction fut aussi celle d'une rigueur coercitive remarquable : mandats de dépôt, placements sous contrôle judiciaire stricts et assignations à résidence sous surveillance électronique ont rythmé les mois passés.
Aujourd'hui, le dossier quitte les mains du président du collège des juges d’instruction, Idrissa Diarra. Il appartient désormais au procureur de la République financier, Abdoulaye Sylla, de tracer l'avenir de cette affaire, prélude presque certain d’un grand procès à venir devant la chambre de jugement.


Clôture de l'instruction au Pool judiciaire financier : le temps du règlement
