
Le chef de l'État est arrivé, après une deuxième nuit sous couvre-feu pour assurer la sécurité et éviter les pillages. Emmanuel Macron a été interpellé dès son arrivée par des employés de sûreté de l'aéroport de Petite-Terre où le chef de l'État a atterri. Ils réclament de l'aide et des solutions pérennes pour sortir l'archipel de la dévastation consécutive au passage du cyclone Chido.
Le président a ensuite embarqué à bord d'un hélicoptère de la gendarmerie pour inspecter les dégâts, rapporte l'Agence France presse. Au même moment, le convoi présidentiel qui quittait l'aéroport était hué en passant devant une station-essence où s'était formée une très longue file d'attente.
Le président doit passer une partie de la journée dans l'archipel français de l'océan Indien. Alors qu'une visite présidentielle mobilise d'importants effectifs des forces de l'ordre et dans l'administration, au risque d'accaparer des moyens nécessaires ailleurs, l'Élysée a tenu à faire savoir qu'il se rend dans le département ultramarin « avec une délégation très restreinte ».
À bord de l'avion qui transportait le président français et Sébastien Lecornu, ministre des Armées, une vingtaine de médecins, infirmiers et personnels de la sécurité civile, et quatre tonnes de fret alimentaire et sanitaire. Emmanuel Macron a d’abord survolé l’archipel pour une reconnaissance aérienne du territoire. Il est attendu dans la journée dans un hôpital, puis rencontrera du personnel soignant, des blessés et enfin des élus.
Mais cinq jours après le passage du cyclone Chido, sa visite interroge certains des Mahorais croisés hier mercredi dans la commune de Pamandzi, rapportent nos envoyés spéciaux, Nicolas Feldmann et Jad El Khoury. « On ne sait pas ce qu’il va nous dire, parce que là, on crève de la faim, de soif… On n'a rien. On n'a pas d'électricité, ni d'eau, ni à manger. On nous donne une boite de sardine par personne et une bouteille d'eau. Où est l'aide ? On attend que l'aide arrive, mais on ne l’a jamais vue. »
Cette aide doit monter en puissance. Depuis le 15 décembre, des tonnes de nourriture et de vivres arrivent par avion depuis La Réunion et la métropole. Ce pont aérien est aussi maritime puisqu'un premier navire militaire est arrivé en fin de semaine, avec à son bord, 200 containers et plusieurs millions de litres d’eau.
Cette aide, c'est l'envoi de bâches et de tentes, pour mettre à l'abri des personnes sans toit. De nouveaux moyens humains vont être déployés : des secouristes, mais aussi des policiers et gendarmes pour assurer la sécurité à Mayotte.
À Pamandzi, on manque de tout
La commune de Pamandzi n'est presque plus reliée à l'électricité, privée de courant, comme 80% de l'archipel. C'est pour cela que les habitants s'organisent sous une tente. Un point de charge a été installé, alimenté par un panneau solaire : « Il y a tout ce qui peut être chargé. Avoir un peu d’électricité ce soir, tenir jusqu'à demain au moins, parce que dans les maisons, il n'y a rien pour s'éclairer. Chacun essaye de charger soit son téléphone, soit les tablettes et les ordinateurs. Il n'y a rien qui se passe, on est dans le noir complet. »
Certains quartiers un peu plus haut sont encore coupés du monde. « J'habite dans les hauteurs de la vigie, c'est vraiment dévasté. Et depuis le cyclone, on a vu personne monter là-bas pour savoir s'il y a des vivants, même pour déblayer le chemin, pour que les gens puissent passer. Personne jusqu'à aujourd'hui. »
Hier mercredi, des militaires sont arrivés à l'aéroport avec des tronçonneuses, des pelles pour continuer à dégager les routes et accéder aux zones les plus reculées. L'hôpital de Mayotte lui reprend progressivement du service. Il devrait être soutenu ces prochains jours avec l'arrivée sur place d'un hôpital de campagne.
Rfi
Le président a ensuite embarqué à bord d'un hélicoptère de la gendarmerie pour inspecter les dégâts, rapporte l'Agence France presse. Au même moment, le convoi présidentiel qui quittait l'aéroport était hué en passant devant une station-essence où s'était formée une très longue file d'attente.
Le président doit passer une partie de la journée dans l'archipel français de l'océan Indien. Alors qu'une visite présidentielle mobilise d'importants effectifs des forces de l'ordre et dans l'administration, au risque d'accaparer des moyens nécessaires ailleurs, l'Élysée a tenu à faire savoir qu'il se rend dans le département ultramarin « avec une délégation très restreinte ».
À bord de l'avion qui transportait le président français et Sébastien Lecornu, ministre des Armées, une vingtaine de médecins, infirmiers et personnels de la sécurité civile, et quatre tonnes de fret alimentaire et sanitaire. Emmanuel Macron a d’abord survolé l’archipel pour une reconnaissance aérienne du territoire. Il est attendu dans la journée dans un hôpital, puis rencontrera du personnel soignant, des blessés et enfin des élus.
Mais cinq jours après le passage du cyclone Chido, sa visite interroge certains des Mahorais croisés hier mercredi dans la commune de Pamandzi, rapportent nos envoyés spéciaux, Nicolas Feldmann et Jad El Khoury. « On ne sait pas ce qu’il va nous dire, parce que là, on crève de la faim, de soif… On n'a rien. On n'a pas d'électricité, ni d'eau, ni à manger. On nous donne une boite de sardine par personne et une bouteille d'eau. Où est l'aide ? On attend que l'aide arrive, mais on ne l’a jamais vue. »
Cette aide doit monter en puissance. Depuis le 15 décembre, des tonnes de nourriture et de vivres arrivent par avion depuis La Réunion et la métropole. Ce pont aérien est aussi maritime puisqu'un premier navire militaire est arrivé en fin de semaine, avec à son bord, 200 containers et plusieurs millions de litres d’eau.
Cette aide, c'est l'envoi de bâches et de tentes, pour mettre à l'abri des personnes sans toit. De nouveaux moyens humains vont être déployés : des secouristes, mais aussi des policiers et gendarmes pour assurer la sécurité à Mayotte.
À Pamandzi, on manque de tout
La commune de Pamandzi n'est presque plus reliée à l'électricité, privée de courant, comme 80% de l'archipel. C'est pour cela que les habitants s'organisent sous une tente. Un point de charge a été installé, alimenté par un panneau solaire : « Il y a tout ce qui peut être chargé. Avoir un peu d’électricité ce soir, tenir jusqu'à demain au moins, parce que dans les maisons, il n'y a rien pour s'éclairer. Chacun essaye de charger soit son téléphone, soit les tablettes et les ordinateurs. Il n'y a rien qui se passe, on est dans le noir complet. »
Certains quartiers un peu plus haut sont encore coupés du monde. « J'habite dans les hauteurs de la vigie, c'est vraiment dévasté. Et depuis le cyclone, on a vu personne monter là-bas pour savoir s'il y a des vivants, même pour déblayer le chemin, pour que les gens puissent passer. Personne jusqu'à aujourd'hui. »
Hier mercredi, des militaires sont arrivés à l'aéroport avec des tronçonneuses, des pelles pour continuer à dégager les routes et accéder aux zones les plus reculées. L'hôpital de Mayotte lui reprend progressivement du service. Il devrait être soutenu ces prochains jours avec l'arrivée sur place d'un hôpital de campagne.
Rfi