Sept questions différentes, sept fois la même réponse. Visage fermé, regard baissé, Ousmane Dembélé n’a rien voulu donner aux journalistes quelques minutes après avoir marqué un triplé en Coupe du monde. Sept fois, il a donc répété : "Le plus important, c’est de rester concentré." Avec quelques variantes : "Il faut rester concentré parce qu’il y a des choses importantes qui arrivent" ou "le plus important, c’est de rester concentré et de gagner des matches."
On cherchait une émotion, un aveu, une phrase pour accompagner la soirée. Dembélé n’a laissé qu’un regard fermé et trois buts. Le Parisien est venu devant les micros, mais n’avait visiblement pas envie d’être là. Pourquoi ?
Il y avait pourtant tout un tas de raisons d’être heureux, de partager son bonheur ou de confier son émotion après une soirée inoubliable. Le Parisien a inscrit trois petits bijoux en 25 minutes. Une performance rare, quasiment unique. Dans l’histoire de la Coupe du monde, seul l'Autrichien Erich Probst a fait mieux que lui, en 24 minutes, contre la Tchécoslovaquie (5-0) en 1954.
"Ma performance est bonne, mais..."
Pourtant, Dembélé a joué avec son auditoire, osant : "C'est un moment unique et important pour moi. Ma performance est bonne, mais j'ai préféré mon match face au Sénégal ou face à l'Irak, je pense que j'ai été beaucoup plus influent." Il peut difficilement aller contre les faits.
Jamais Ousmane n’avait été aussi influent que ce vendredi à Foxborough face à la Norvège (4-1). Le Parisien a inscrit plus d’un quart de ses buts en sélection en l’espace de 25 minutes. Mieux, il a inscrit autant de buts entre dimanche et vendredi que lors de ses cinq dernières années en sélection. Sa connexion avec Mbappé, auteur de deux passes décisives, semble enfin porter ses fruits. Pourtant, il n’a pas lâché un sourire de la soirée. A la pause, après ses trois buts, il a filé en premier et en sprintant dans le vestiaire. En mission Dembouz ?
A-t-il mal vécu les critiques ?
C’est l’impression qu’il a donnée. Ou alors peut-être qu’il goûte là une forme de revanche après un début de compétition où son rôle dans cette équipe de France fut questionné. A-t-il mal vécu les critiques ? C’est une des interprétations possibles de son attitude fermée de ce vendredi dans les coursives du Gilette Stadium.
Piqué dans son orgueil, il a en tout cas répondu de la meilleure des manières sur un côté droit où il a si souvent déçu en équipe de France. Après des années à chercher son meilleur poste ou à interroger son impact sur l’équipe, Dembélé a attendu ce 26 juin 2026 pour signer son acte de naissance en équipe de France.
Il est la dernière pièce du puzzle alors qu’à ses côtés, Michael Olise et Kylian Mbappé ont mis cette Coupe du monde à leurs pieds dès le match inaugural face au Sénégal. Au fond, peu importe qu’il soit loquace ou non, fermé ou souriant. La soirée de Dembélé peut agir comme un vrai tournant pour les Bleus dans ce Mondial. Au fond, il n’a pas répondu aux questions, mais il a répondu aux doutes. Il n’a rien donné aux journalistes. Mais il a peut-être offert quelque chose de plus précieux aux Bleus : la sensation qu’ils viennent enfin de trouver leur ailier droit pour gagner une Coupe du monde.
On cherchait une émotion, un aveu, une phrase pour accompagner la soirée. Dembélé n’a laissé qu’un regard fermé et trois buts. Le Parisien est venu devant les micros, mais n’avait visiblement pas envie d’être là. Pourquoi ?
Il y avait pourtant tout un tas de raisons d’être heureux, de partager son bonheur ou de confier son émotion après une soirée inoubliable. Le Parisien a inscrit trois petits bijoux en 25 minutes. Une performance rare, quasiment unique. Dans l’histoire de la Coupe du monde, seul l'Autrichien Erich Probst a fait mieux que lui, en 24 minutes, contre la Tchécoslovaquie (5-0) en 1954.
"Ma performance est bonne, mais..."
Pourtant, Dembélé a joué avec son auditoire, osant : "C'est un moment unique et important pour moi. Ma performance est bonne, mais j'ai préféré mon match face au Sénégal ou face à l'Irak, je pense que j'ai été beaucoup plus influent." Il peut difficilement aller contre les faits.
Jamais Ousmane n’avait été aussi influent que ce vendredi à Foxborough face à la Norvège (4-1). Le Parisien a inscrit plus d’un quart de ses buts en sélection en l’espace de 25 minutes. Mieux, il a inscrit autant de buts entre dimanche et vendredi que lors de ses cinq dernières années en sélection. Sa connexion avec Mbappé, auteur de deux passes décisives, semble enfin porter ses fruits. Pourtant, il n’a pas lâché un sourire de la soirée. A la pause, après ses trois buts, il a filé en premier et en sprintant dans le vestiaire. En mission Dembouz ?
A-t-il mal vécu les critiques ?
C’est l’impression qu’il a donnée. Ou alors peut-être qu’il goûte là une forme de revanche après un début de compétition où son rôle dans cette équipe de France fut questionné. A-t-il mal vécu les critiques ? C’est une des interprétations possibles de son attitude fermée de ce vendredi dans les coursives du Gilette Stadium.
Piqué dans son orgueil, il a en tout cas répondu de la meilleure des manières sur un côté droit où il a si souvent déçu en équipe de France. Après des années à chercher son meilleur poste ou à interroger son impact sur l’équipe, Dembélé a attendu ce 26 juin 2026 pour signer son acte de naissance en équipe de France.
Il est la dernière pièce du puzzle alors qu’à ses côtés, Michael Olise et Kylian Mbappé ont mis cette Coupe du monde à leurs pieds dès le match inaugural face au Sénégal. Au fond, peu importe qu’il soit loquace ou non, fermé ou souriant. La soirée de Dembélé peut agir comme un vrai tournant pour les Bleus dans ce Mondial. Au fond, il n’a pas répondu aux questions, mais il a répondu aux doutes. Il n’a rien donné aux journalistes. Mais il a peut-être offert quelque chose de plus précieux aux Bleus : la sensation qu’ils viennent enfin de trouver leur ailier droit pour gagner une Coupe du monde.


"J'ai préféré mon match face au Sénégal" : Dembélé ne répond pas aux questions, mais répond au doute
