Les taxis new-yorkais, une icône en danger?


Les taxis new-yorkais, une icône en danger?

Confrontés à la concurrence grandissante d'applications comme Uber ou Lyft, les conducteurs de taxi new-yorkais sont à l'agonie. Et si la ville de New York a récemment pris des mesures en leur faveur, certains estiment qu'il est déjà trop tard. Les mythiques yellow cabs sont-ils voués à disparaître? On le sait, les taximen bruxellois n'ont pas vu l'arrivée d'Uber sur les routes de la capitale d'un bon oeil, loin de là. Un conflit qui empoisonne d'ailleurs le mandat du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet. De l'autre côté de l'Atlantique, la situation est encore pire pour leurs collègues new-yorkais. De fait, le géant Uber, particulièrement bien implanté à Big Apple, a fait des petits, comme Lyft, renforçant de facto la concurrence des traditionnels taxis jaunes. Icône en danger Les yellow cabs sont à New York ce que les black cabs sont à Londres: une institution. Des taxis élévés au rang d'icône grâce à la pop culture. Mais davantage qu'un symbole non officiel de la ville qui ne dort jamais, les taxis jaunes ont été, et sont toujours, un moyen pour les immigrants d'intégrer la classe moyenne américaine. Et pour eux, les temps sont durs et leur boulot s'est mué en un véritable fardeau. "La ville doit faire quelque chose avant que l'on ne crève complètement", prévient Sukhdev Singh Fuddles, 58 ans, à nos collègues du site AD.nl. (Lire la suite sous la photo). © anp. Les chauffeurs et les compagnies de taxis américains doivent acheter des licences, dont le nombre est contrôlé par les autorités. A New York, ces licences se vendaient à prix d'or, atteignant parfois le million de dollars. Evidemment, la plupart des chauffeurs empruntaient pour obtenir le précieux sésame, qui est en réalité un médaillon apposé sur la carrosserie du véhicule. Les rues inondées de VTC Mais avec l'arrivée d'Uber et consorts, le marché du taxi s'est effondré. Les chauffeurs Uber n'ayant nullement besoin de licence pour transporter des passagers, ceux-ci ont rapidement inondé les artères new-yorkaises, au grand dam des yellow cabs qui se sont sentis lésés par les autorités, lesquelles ont ouvert grand la porte aux sociétés de VTC. A titre d'exemple, New York compte aujourd'hui 100.000 taxis alternatifs, en plus des 13.500 taxis jaunes, soit deux fois plus qu'il y a cinq ans. Mikhail Uvaydov, un Russe d'origine, doit encore 525.000 dollars à la banque. Après avoir payé l'entretien de sa voiture et les 3.000 dollars qu'il rembourse chaque mois, il estime ses gains à l'heure à environ 10 dollars (environ 8,7 euros). Plus question de vacances alors qu'il travaille six longues journées par semaine. Son collègue indien Sukhdev travaille quant à lui 14 heures par jour et il n'arrive pas à joindre les deux bouts. Pire, leur licence, qu'ils espéraient revendre au moins aussi cher, aurait dû leur servir de retraite. Mais depuis l'ubérisation du secteur, elles ont perdu 80% de leur valeur. (Lire la suite sous les photos). Mikhail Uvaydov. © Karlijn van Houwelingen. Un chauffeur Uber dans les rues de Manhattan. © afp. New York prend des mesures Cependant, une éclaircie est apparue dans la grisaille il y a deux semaines. La ville de New York a en effet décidé d'interdire pour la première fois les nouveaux permis VTC pour un an. Cette limitation, une première aux États-Unis, vise à donner le temps à l'autorité new-yorkaise de supervision des véhicules avec chauffeur (TLC) de réaliser une étude d'impact pour mesurer les effets de cette industrie sur la ville. Car l'arrivée de ces nouveaux taxis s'est fait sentir sur la fluidité de la circulation. Parallèlement, le conseil municipal a imposé aux compagnies de VTC l'établissement d'un salaire minimum pour leurs chauffeurs. Ceux-ci verront leur salaire grimper à au moins 15 dollars par heure, soit le minimum légal qui sera en vigueur dans l'Etat de New York à la fin de l'année. C'est un double revers pour les grands acteurs des VTC, Uber en premier lieu, qui ont mené campagne durant des semaines pour mobiliser les usagers sur le sujet. "Ne laissez pas tomber les New-Yorkais", disait ainsi un spot publicitaire de la célèbre plateforme, laissant entendre que, contrairement à ses chauffeurs, les taxis traditionnels refusaient parfois de prendre des clients issus de minorités ethniques, les Afro-Américains notamment. "Bientôt, des prix plus élevés et plus d'attente", avait annoncé Uber dans un message envoyé à ses usagers, les invitant à contacter leurs élus locaux pour s'opposer au texte. Le maire de New York Bill de Blasio s'est réjoui par voie de communiqué. "Plus de 100.000 travailleurs vont constater le bénéfice immédiat de cette loi", a-t-il déclaré. "La voiture autonome, c'est l'avenir" Une limitation des véhicules ajoutée à une revalorisation salariale qui se répercutera probablement sur les tarifs: voilà deux mesures qui devraient réjouir les conducteurs de taxis jaunes. Malgré tout, le pessimisme reste de mise pour certains. Pour Hardev Otal, il est tout simplement trop tard, confie-t-il à AD.nl. "Des mesures auraient dû être prises quelques années plus tôt. Maintenant, il y a beaucoup trop de taxis", ajoute-t-il. Pour un autre, les dés sont de toute façon pipés: les applications comme Uber vont complètement supprimer le pilote. "La voiture autonome, c'est l'avenir." © afp. © afp.
Dakarposte.com

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