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Procès Awa Baldé vs Aziz Ndiaye- Le jugement mis en délibéré au 23 Juillet prochain...Les graves révélations qui enfoncent le promoteur de lutte...Elimane Lam cité...

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 25 Juin 2026 à 14:50 modifié le Jeudi 25 Juin 2026 - 19:14

Le sieur Aziz Ndiaye, qui n'est plus à présenter, a été trainé en justice par l'illustre femme d'affaires et influenceuse Awa Baldé. Qui poursuit le promoteur de lutte pour escroquerie.

Comme l'a ébruité dakarposte, le procès, tant attendu, opposant Awa Baldé à Aziz Ndiaye a eu lieu devant le tribunal correctionnel de Dakar, et le verdict a été finalement mis en délibéré pour le 23 juillet 2026.

En attendant d'y revenir avec une ébauche de détails, cette audience publique a été le théâtre de plaidoiries percutantes où la partie civile a réussi à démontrer la culpabilité et les manœuvres frauduleuses constitutives d'escroquerie ou d'abus de confiance qui ont valu la comparution ce jeudi du sieur Aziz Ndiaye devant le prétoire de Dakar.

En effet, les avocats de la partie civile, notamment Mes Ramatoulaye Ba, Ousseynou Ngom, entre autres, ont brillamment remporté la bataille juridique en démontrant l'existence d'une tromperie, d'un abus de confiance bref d'une filouterie caractérisée.

Face à des plaidoiries adverses intenses, leur stratégie a consisté à prouver l'élément intentionnel et matériel d'infractions à l'actif du sieur Aziz Ndiaye. À preuve, comment comprendre que ce dernier déclare avoir acquis le terrain de, tenez-vous bien... 7000 m2 de Mme Baldé sis à Ngaparou au prix dérisoire de... 50 millions de nos pauvres sous dévalués? Du moins, c'est le montant qu'il a déclaré devant la barre du tribunal. Or que, par exemple, " le prix d'un terrain de 7000 m² au Sénégal varie de 105 millions FCFA (en périphérie comme Sandiara) à 5,25 milliards FCFA (dans des zones ultra-premium comme Ngor ou les Almadies)." fait savoir, sous le sceau de l'anonymat, un promoteur immobilier de la place.

Comment comprendre que pour " faire taire l'influenceuse Awa Baldé" -pour paraphraser une des "robes noires", Aziz Ndiaye lui remet, par l'entremise de son ami Elimane Lam, la somme de 10 millions de francs CFA contre décharge ? "Ils lui ont remis cet argent mais en contrepartie elle ne devait plus les dénigrer notamment via les réseaux sociaux. S'il n'a rien à se reprocher pourquoi agir de la sorte?" glisse amer un des avocats de la partie civile.

Pis, l'acheteur , en l'occurrence Aziz Alé Ndiaye-comme on le surnomme- a commis une faute contractuelle majeure et potentiellement une infraction pénale en transférant la propriété du terrain (mutation) sans avoir payé l'intégralité du prix convenu (le reliquat).

Last but not least, au lieu d'éponger le reliquat, le sieur Ndiaye, qui venait de tout muter en son nom après quelques versements, construit à la vitesse de l'éclair sur le site, baptisé Al Amine Villa Résidence Ngaparou, pas moins de 7 villas cédés l'une à 225 millions de francs CFA (Vous n'avez pas la berlue !)

Encore plus grave: le sieur Aziz Ndiaye opte pour une sous-évaluation du terrain de 7000 m2 devant son notaire attitré? Or que cette pratique est une fraude fiscale courante (du moins pour certains promoteurs immobiliers) visant à réduire les droits d'enregistrement (environ 6 % à 8 %) et les émoluments du notaire.
Une grave pratique révélée devant la barre qui l'expose, de facto, au redressement fiscal et à des sanctions pénales.
En effet, il nous revient de sources, au fait des procédures à l'actif de la Direction Générale des Impôts et Domaines du Sénégal, que notre administration fiscale dispose d'un droit de préemption ou peut procéder à un redressement si elle estime que le prix déclaré dans l'acte notarié est manifestement inférieur à la valeur réelle du marché Terrain et fiscalité au Sénégal. "En sous-évaluant le prix d'achat, le promoteur ou le vendeur se retrouve avec une plus-value fictivement plus élevée lors d'une revente ultérieure" nous apprend une source.

Bref, lors de ce procès pour escroquerie, les avocats de la partie civile commis d'office par Awa Baldé- un trio de ténors du barreau- sont parvenus à démontrer la culpabilité du prévenu menant l'affaire vers sa conclusion. Le délibéré tant attendu marquera à n'en point douter le dénouement de cette confrontation.


Pour rappel, Awa Baldé accuse Aziz Ndiaye d'escroquerie suite à une transaction litigieuse sur un terrain situé à Ngaparou.

Les faits remontent en 2018. La plaignante (Awa Baldé) est entrée en relation avec le sieur Aziz Ndiaye dans le cadre d’une opération portant sur la vente d’un terrain lui appartenant, d’une superficie de 7000mètre carrées sis à NGaparou, département de Mbour.

Après les négociations les parties sont convenues d’un prix global composé de :

- Cent vingt-cinq millions (125.000.000) FCFA en numéraire ;

- Et de la livraison d’une villa clé en main devant être mutée au nom d’AWA BALDE d’un montant de Trois cent cinquante millions
(350.000.000.F CFA)

Il nous revient qu'à titre de premier versement, AWA BALDE a reçu d'AZIZ NDIAYE un chèque d’un montant de vingt-cinq millions (25.000.000.) FCFA ;

Que par la suite plusieurs autres paiements partiels ont été effectués sous forme de chèques pour des montants respectifs de :
- 3.000 000FCFA
- 5.000.000FCFA
- 1.700.000FCFA

Portant le total des sommes versées à 34.700.000FCFA .

Mais, selon la citation de la plaignante, "le reliquat du prix, soit 90.300 .000FCFA ainsi que la villa convenue d’une valeur de 350 MILLIONS, n’ont jamais été livrés ;
Qu’il est a précisé que lors de l’établissement de l’acte notarié, le montant réel de la transaction, fixé à cent vingt-cinq millions (125 000 000) de francs CFA, n’a pas été intégralement repris dans l’acte, le prix y figurant étant un prix conventionnel. Cette différence résulte des usages pratiqués dans les transactions foncières, lesquels conduisent fréquemment les parties à retenir un prix déclaratif distinct du prix effectivement convenu, notamment pour le calcul des frais liés à l’acte, sans que cela ne remette en cause la réalité du prix payé ;
Qu’usant de sa confiance, Monsieur ABDOUL AZIZ NDIAYE l’a amené à signer un accord de vente, en lui promettant que le solde serait réglé dans le plus bref délai ;

Que contre toute attente, le prévenu a par la suite soutenu qu’il ne devait aucune somme, prétendant que la signature de cet accord éteignait toute obligation, alors même que le prix convenu n’a jamais été intégralement exécuté ;

Que pis encore, le prévenu a tenté de lui faire signer une décharge mensongère contre la somme de 10.000.000 FCFA, d’influencer son entourage afin qu’elle publie des vidéos de démenti sur les réseaux sociaux contre la somme de 25.000.000. FCFA ;

Que ceci caractérise davantage sa mauvaise foi, son intention frauduleuse et sa volonté délibérée de se soustraire à son obligation légale ;

Qu’à ce jour Madame AWA BALDE demeure totalement dépossédée de son terrain, sans paiement intégral du prix ni remise de la villa promise ;

Que le comportement de Monsieur Aziz NDIAYE révèle une personnalité profondément dangereuse pour la sécurité des transactions et la confiance sociale, caractérisée par la ruse, la manipulation et le mépris absolu des engagements contractuels.
En effet, loin d’un simple différend civil, les agissements du Prévenu traduisent une méthode frauduleuse mûrement réfléchie, consistant à :

- se prévaloir faussement d’un patrimoine immobilier de grande valeur,
- exploiter la bonne foi de ses interlocuteurs,

- obtenir la remise effective de biens immobiliers,
- puis se soustraire délibérément à toute contrepartie, sans jamais
manifester la moindre intention de régularisation."


Etayant encore leurs argumentaires, les avocats commis d'office par Awa Baldé ont renchéri: "Cette manière d’agir démontre que le Prévenu n’agit pas par négligence ou difficulté passagère, mais selon une logique prédatrice, visant à s’approprier les biens d’autrui par la tromperie, en toute impunité. Plus grave encore, après avoir obtenu la cession du terrain, Monsieur Aziz NDIAYE a adopté une attitude de fuite, de silence et de défi, refusant tout dialogue constructif, ignorant les relances et se retranchant derrière des promesses creuses, ce qui révèle une absence totale de scrupules et une dangerosité certaine pour l’ordre économique et social.

Selon les "robes noires", prenant fait et cause pour Mme Baldé, un tel comportement est de nature à : porter gravement atteinte à la sécurité des transactions immobilières, encourager la récidive,et jeter le discrédit sur les relations contractuelles, essentielles à la
stabilité sociale.Le Prévenu apparaît ainsi comme un individu capable de réitérer les mêmes manœuvres auprès d’autres victimes, utilisant le même stratagème fondé sur la fausse apparence de richesse et la promesse de biens inexistants ou indisponibles.
Dès lors, une réponse pénale ferme et dissuasive s’impose, afin de : protéger les citoyens contre ce type de pratiques frauduleuses, prévenir toute récidive, et rappeler que nul ne peut s’enrichir au détriment d’autrui par la tromperie. Ces faits constituent le délit d’escroquerie."


Affaire à suivre...

Mamadou Ndiaye

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