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Remous politiques au Sénégal : Le silence « bavard » d’Idrissa Seck…

Rédigé par Dakarposte le Lundi 12 Février 2024 à 16:37

Remous politiques au Sénégal : Le silence « bavard » d’Idrissa Seck…
Après avoir régularisé ses parrainages avec 45 768 signatures, le président du parti Rewmi a franchi le cap du contrôle général pour être retenu parmi les 20 candidats en lice pour la présidentielle qui doit se tenir le 25 février 2024. Arrivé en 2019 avec 20,51% des suffrages des sénégalais, le président Idrissa Seck n’a pas renoncé à sa quête du pouvoir 5 ans plus tard. L’ancien directeur de campagne du Président Abdoulaye Wade ne veut pas se mettre à l’écart surtout avec cette élection présidentielle qui cristallise tous les intérêts. Depuis le fameux « Mbourok Soow » : « Je constate que le Mbourou Ak Soow marche bien dans cette localité. En tout cas, je suis très fier de cet accueil et de la cohésion des responsables politiques de Thiès, venus me témoigner leur soutien… » dixit le Président Macky Sall lors de sa dernière visite politique dans la cité du rail où tous les responsables politiques y compris Idrissa Seck étaient présents. Mais lors de cette rencontre, des signes d’une future « rupture » planaient dans la salle du conseil présidentiel quand Idrissa Seck prenait la parole en tant que président du conseil économique social et environnemental (CESE) : Mr le Président, il ne me reste qu’à prier pour vous ! Qu’il plaise au seigneur des mondes de continuer à raffermir vos pas, à dilater votre poitrine pour que vous acceptiez toutes les critiques : celles qui sont contributives comme celles qui sont abusivement injustifiées. Que le Tout Puissant continue d’apaiser votre cœur et de guider votre esprit pour que les choses futures que vous aurez à faire puisse vous valoir un parachèvement de votre parcours déjà exceptionnel d’une telle beauté qu’il n’y aura pas d’autre choix que de vous garantir après une longue et heureuse vie auprès des vôtres, une mention honorable sur les langues de la postérité » ! Ce témoignage de l’ancien Premier ministre et président du parti Rewmi à l’endroit du chef de l’Etat annonçait déjà « le départ » de la coalition BBY. Mais un départ bien dosé car, même annoncé, ses deux lieutenants restent dans le gouvernement. En avril 2023, Idrissa Seck annonce sa démission du CESE et, naturellement, annonce sa candidature pour l’élection de 2024. Même si au mois de juillet, il a tenu à donner des éléments d’éclairage concernant la visite qu’il avait rendue en mars, à Ousmane Sonko pour, disait-il, prévenir l’irréparable qui pourrait subvenir du procès du leader de l’ex-Pastef dans l’affaire qui l'oppose à Mame Mbaye Niang.


Cependant, suite à cette déclaration de candidature, c’est silence radio de la part de l’ancien maire de Thiès. Ce silence assourdissant d’ailleurs, peut-on dire, a précédé le report de la présidentielle, l’appel au dialogue lancé par le président de la République les morts déjà enregistrés. Le leader du parti Rewmi ne s’est-il pas perdu dans ses stratégies et « calculs politiques » ? Rappelons que le président du « Rewmi » a été parmi les candidats retenus dans la dernière liste de la présidentielle 2024. Pourquoi l’ancien président du CESE n’a pas participé, ni brandi un communiqué en marge des activités de contestation de membres de l’opposition, des candidats spoliés de leurs parrainages et même ceux qui étaient prêts pour aller à l’élection ? Des interrogations auxquelles seul l’intéressé pourrait répondre.

Comment Idrissa Seck, au regard de tous les rebondissements politiques, compte- t-il poursuivre son combat pour la quête du poste suprême ? Il faut se rappeler que le leader de Rewmi avait perdu, lors des dernières élections locales, son centre et bureau de vote à Thiès. Un facteur qui pousse à cogiter sur l'éventuel « rattrapage » que l’ancien ministre du commerce, de l'artisanat et de l'industrialisation sous le régime de Wade (en 1995) pourrait faire pour garder ses chances de briguer le suffrage des sénégalais. Mais pour le moment, acteurs et observateurs scrutent l’ombre de « Ndamal Kadior » sur la scène politique.





















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