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Révision constitutionnelle : Pastef accuse le gouvernement d’être dans le dilatoire

Rédigé par Dakarposte le Lundi 29 Juin 2026 à 15:16 modifié le Lundi 29 Juin 2026 - 23:20

Révision constitutionnelle : Pastef accuse le gouvernement d’être dans le dilatoire
«Encore une fois, le recours au référendum transforme une réforme déjà engagée en un processus suspendu aux seules décisions de l’exécutif», souffle un responsable politique, en réaction à l’annonce du ministre de la Justice, Moussa SARR, confirmant la volonté de soumettre la révision constitutionnelle au vote populaire. Le président de la République, à travers son ministre de la Justice, a informé l’Assemblée nationale de son choix de recourir au référendum après l’examen du texte par les députés. Une option constitutionnelle qui, si elle est assumée par l’exécutif, suscite néanmoins de vives interrogations dans les rangs de la majorité politique.


astef redoute un «gel institutionnel»

Au sein de Pastef-Les Patriotes, plusieurs responsables expriment une inquiétude croissante. Officiellement, le référendum est présenté comme un mécanisme de souveraineté populaire. Mais en coulisses, certains y voient un risque de blocage du processus législatif, en raison de l’absence de délai constitutionnel strict pour la convocation du scrutin.

Cette situation alimente l’idée d’un possible «gel institutionnel», où une révision pourtant engagée au Parlement pourrait rester en attente indéfiniment, faute de calendrier fixé de manière contraignante. Dans ce contexte, le mot «dilatoire» revient dans les discussions politiques pour qualifier, de manière critique, la stratégie perçue.

L’article 103 comme point d’équilibre contesté

Le débat s’articule autour de l’article 103 de la Constitution sénégalaise, qui encadre la procédure de révision. Ce texte prévoit que la réforme constitutionnelle est adoptée par l’Assemblée nationale avant d’être soit soumise au référendum, soit définitivement validée par un vote parlementaire à la majorité qualifiée.

Mais cet article consacre également un rôle central pour le président de la République, seul habilité à choisir la voie finale. C’est cette prérogative qui nourrit les critiques, certains estimant qu’elle confère à l’exécutif un levier déterminant sur le calendrier et l’issue politique des réformes.

La crainte d’un scénario politique plus large

Au-delà du référendum, une autre hypothèse circule dans les milieux politiques : celle d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre. Bien qu’aucune décision officielle n’ait été annoncée en ce sens, cette perspective est évoquée comme un scénario possible dans le cadre des recompositions institutionnelles.

Pour certains observateurs proches de Pastef, une telle dissolution pourrait s’inscrire dans une stratégie globale de reconfiguration du rapport de force politique, notamment si les tensions autour de la réforme constitutionnelle persistent.

Un climat institutionnel sous surveillance

Entre la perspective d’un référendum sans calendrier contraignant et celle d’une possible dissolution parlementaire, le débat politique s’installe dans une zone d’incertitude. Pour les partisans du pouvoir, il s’agit de respecter strictement les mécanismes constitutionnels. Pour les critiques, ces outils institutionnels pourraient aussi devenir des instruments de temporisation ou de recomposition politique.























walf

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