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Accusé de détournement de mineure, un père de famille obtient l'acquittement après deux ans de détention

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 10 Juin 2026 à 09:09 modifié le Mercredi 10 Juin 2026 - 13:11

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a rendu son verdict dans l'affaire de viol, pédophilie et détournement de mineure impliquant le sieur M. Samb. Divorcé, il avait été accusé par N. Thiam, une fille âgée de 8 ans au moment des faits qui se sont déroulés en juin 2024 dans la commune de Pékesse.

Il a été jugé le mercredi 13 mai 2026. Après délibéré, la chambre criminelle a annoncé l'acquittement du prévenu au bénéfice du doute.
Pour rappel, la mère de la victime avait déclaré à l'enquête préliminaire que sa fille était absente de la maison ce jour-là. Et quand elle est allée la chercher dans le domicile de M. Samb, un lieu qu'elle fréquentait, elle a constaté que sa fille n'était pas avec les enfants avec qui elle avait l'habitude de jouer. La mère était ensuite retournée à la maison.

Et quelques minutes après, N. Thiam était rentrée, affichant une attitude inhabituelle. Quand sa mère lui a demandé où elle se trouvait, elle lui avait fait comprendre qu'elle était dans le domicile des Samb, ce qui a semblé étonner sa mère.

Celle-ci l'avait ensuite pressée de questions, avant que la fille ne lui fasse comprendre que c'était M. Samb qui l'avait conduite dans la chambre de A. Mbaye pour abuser sexuellement d'elle. Suite à cela, la mère est allée voir les membres de la famille de M. Samb pour leur en faire part et pour régler l'affaire à l'amiable. Interrogé sur ces accusations, l'homme a catégoriquement nié. Et dans le but de laver son honneur, il a saisi la gendarmerie de Pékesse d'une plainte contre la mère de la victime pour diffamation.

Cette plainte a malheureusement mal tourné pour lui. Lors des investigations pour l'affaire de diffamation, les déclarations de la mère de la fille avaient poussé les gendarmes à ouvrir une enquête sur les accusations de viol. À cet effet, la victime a été conduite à l’hôpital pour examen. Le certificat médical a fait état d'une perte ancienne de l'hymen.

Suite à cela, M. Samb a été arrêté pour viol, pédophilie et détournement de mineure. Il a été ensuite placé sous mandat de dépôt.
À la barre, le prévenu avait réitéré ses dénégations. Il avait affirmé avoir connu la victime parce qu'elle fréquentait les enfants de son domicile. Il avait déclaré que ces accusations étaient gratuites et montées de toutes pièces par la mère de la fille qui, selon lui, avait un différend avec lui. Il avait nié tout contact avec cette fille.

La victime, N. Thiam, avait réitéré ses accusations. Elle avait affirmé que, pour la première fois, le prévenu l'avait conduite dans la chambre de A. Mbaye et avait abusé sexuellement d'elle. « J'étais partie jouer avec les enfants de sa maison. Arrivée, il m'a appelée et introduite dans la chambre. Il m'a déshabillée et demandée de ne pas crier, à défaut il allait me tuer. Il a ensuite sorti son sexe et commencé à caresser ma poitrine avant de me pénétrer. J'avais mal. Il a ensuite essuyé le sang avec un morceau avant de me laisser partir », avait expliqué la fille.

Elle avait ajouté que l'accusé avait tenté pour une deuxième fois d'entretenir des rapports sexuels avec elle dans la même chambre, mais qu'il avait été dissuadé par la présence de sa mère. Face à ces allégations de la victime, le prévenu avait encore nié en bloc.
L'avocat de la partie civile, Me Sy, avait estimé que les agressions sexuelles étaient corroborées par le certificat médical. Il avait affirmé que la fille avait perdu son hymen et que c'était M. Samb qui en était l'auteur, d'autant qu'il avait été formellement désigné par la victime. Il avait demandé au juge de le déclarer coupable des accusations.

Le procureur de la République avait estimé que le prévenu était coupable de viol, pédophilie et détournement de mineure. Il avait ainsi requis 10 ans de réclusion criminelle.

La défense, assurée par Me Kane et Me Ayi, avait évoqué l'absence d'éléments de preuves incontestables pouvant permettre à la chambre d'entrer en voie de condamnation. Pour les robes noires, la perte ancienne de l'hymen attestée par le certificat médical ne pouvait en aucun cas justifier l'existence d'un viol. La défense a soutenu qu'on ne devait pas se baser sur de simples déclarations de la partie civile pour incriminer le mis en cause. Elle avait ainsi sollicité la relaxe du prévenu au bénéfice du doute.
















































































































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