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Conditions de vie au Sénégal : Les pauvres en hausse – Le pays est passé de plus 5,8 millions de pauvres en 2011 à plus de 6 millions en 2018

Rédigé par Dakarposte le Mardi 14 Septembre 2021 à 14:58

Le nombre de pauvres au Sénégal, malgré le recul du niveau de la pauvreté monétaire de 5 points de pourcentage, est passé de 5 millions 832 mille 008 en 2011 à 6 millions 032 mille 379 en 2018, soit une hausse de plus 200 mille individus. C’est du moins ce qui ressort du tout dernier rapport final de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).


Conditions de vie au Sénégal : Les pauvres en hausse – Le pays est passé de plus 5,8 millions de pauvres en 2011 à plus de 6 millions en 2018
«De 42,8% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2011, le taux de pauvreté s’établit à 37,8% en 2018/2019, soit une baisse de 5 points de pourcentage. Pour autant, cette baisse n’a pas été suffisante pour réduire le nombre de pauvres du fait notamment du niveau de la croissance démographique sur la période», mentionne le dernier rapport final de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. En termes d’effectif, souligne l’Ansd dans le document, «le nombre de pauvres a augmenté de 200 048 individus entre 2011 et 2018/2019 au Sénégal, soit de 3,4% en valeur relative contre une augmentation de 25,1% de la population. A l’exception du milieu urbain de Dakar où le nombre de pauvres a baissé de 139 330, l’effectif des pauvres a augmenté dans les deux autres strates du pays, soit respectivement de 327 620 individus dans les autres zones urbaines et de 11 758 individus en milieu rural». De 5 millions 832 mille 008 en 2011, le nombre de pauvres est passé à 6 millions 032 mille 379 en 2018.

Recul de l’extrême pauvreté
S’agissant de l’extrême pauvreté, le rapport note qu’elle «a baissé également de 5,4 points de pourcentage entre 2011 et 2018/2019. Au niveau national, «le taux d’extrême pauvreté est passé de 12,2% à 6,8% sur la même période.
Le niveau de baisse est plus important en milieu rural (-8 points), ce qui explique la diminution de la contribution du milieu rural à l’extrême pauvreté de 4,7 points et de l’effectif de la population vivant sous l’extrême pauvreté de 541 877. En milieu urbain de Dakar, l’extrême pauvreté a baissé de 1,8 point de même que sa contribution de 0,4 point. En conséquence, l’effectif des individus vivant sous l’extrême pauvreté a diminué de 55 671 à Dakar urbain. Concernant les autres centres urbains, la baisse de l’extrême pauvreté est de 1,3 point de pourcentage. Il faut noter que dans ces zones urbaines, l’effectif des individus vivant sous l’extrême pauvreté a augmenté de 24 841 comparativement à la situation de 2011».

La région de Sédhiou plus touchée
Par rapport au milieu de résidence, révèle le rapport, «la pauvreté est plus accentuée en milieu rural (53,6% contre 19,8% pour le milieu urbain) où il ressort une baisse plus importante du niveau de pauvreté par rapport à 2011 (5,2 points contre 2,1 points pour le milieu urbain)».
En ce qui concerne le niveau de pauvreté par région, il ressort de l’analyse que la région de Sédhiou enregistre le plus fort taux, 65,7%. La région de Kédougou occupe la deuxième place avec un taux de 61,9%. Elle est suivie de Tam­ba­counda, 61,9%, Kolda, 56,6%, Kaffrine, 53,0% et Ziguinchor, 51,1%. Bref, ces régions sont les plus touchées par la pauvreté durant cette période sous revue. L’Ehcvm a également permis d’appréhender le cadre de vie des ménages. «En milieu rural, les ménages sont généralement propriétaires de leur logement sans titre de propriété. Les ménages locataires se retrouvent majoritairement dans le milieu urbain. En moyenne, le nombre de personnes par pièce est plus important chez les pauvres que chez les non pauvres», relève l’Ansd.

L’insécurité alimentaire toujours une réalité
Les résultats de l’enquête font aussi état de «disparités sur l’accès aux services associés au logement (électricité, internet, eau, assainissement, énergie de cuisson) suivant le milieu de résidence du ménage et la situation de pauvreté. Ainsi, les populations de la zone rurale et les ménages à faible revenu ont un accès plus limité à ces services».
Par ailleurs, les résultats montrent que «l’insécurité alimentaire reste toujours une réalité au Sénégal. Elle affecte plus le milieu rural, les pauvres et les régions de Kolda, Kédougou, Sédhiou, Tamba­counda et Matam. En considérant la perception des ménages sur leur propre ni­veau de pauvreté, 50,9% des sénégalais se considèrent com­me pauvres (soit 42,9% pauvres et 8,0% très pauvres)».












Le Quotidien
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