"Président de la République ? Ce n’est pas dans mes projets. Je suis déjà assez détesté comme ça." Dans un élan de sincérité accordé à nos confrères du Parisien, Kylian Mbappé a prouvé qu’il était très conscient de ce que génère sa personne en France. S’il ne veut pas remplacer Emmanuel Macron, ce France – Sénégal ressemble tout de même furieusement à un référendum. De quel côté va tomber la pièce ? Un but et tout est oublié. Il ne restera plus que les amoureux déçus du PSG pour réclamer son scalp et sa place sur le banc. En revanche, s’il reste sur ses standards des matches de préparation, la grogne va monter.
Le bruit de fond pourrait se transformer en vacarme. Les débats deviendraient des réquisitoires, les interrogations des jugements. Dans un Mondial, les procès vont toujours plus vite que les appels, même les siens. Aujourd’hui, il est sur une brèche. Un sondage Odoxa réalisé pour RTL et Winamax et publié la semaine dernière indiquait que 36 % des amateurs de football souhaitaient voir la star du Real Madrid commencer la Coupe du monde sur le banc.
Le premier à se faire découper
Ses deux dernières saisons à 44 et 42 buts ou son titre de meilleur buteur de la Ligue des champions ne le protègent plus. Son absence en conférence de presse d’avant-match a forcément nourri les interprétations. L’équipe de France veut le protéger et c’est le pauvre N’Golo Kanté qui a été envoyé au front.
Ce n’est pourtant pas le style de la maison. Mbappé n’a jamais refusé le combat, il l’a toujours affronté droit dans les yeux. Deschamps l’a expliqué autrement : "Je suis là pour protéger les joueurs. Ce matin, j’ai vu 3 joueurs sur 26. On a mis une demi-heure pour revenir et une demi-heure pour repartir. N’Golo, lui, se lève tôt", s’est expliqué Deschamps dans les entrailles du Metlife Center. Il n’est pas interdit de penser qu’il a surtout voulu épargner à son meilleur buteur une déferlante médiatique à 24 heures d’un match capital.
Car aujourd’hui, beaucoup de débats finissent par revenir vers lui. Il n’y a guère plus que le réchauffement climatique, la hausse des prix de l’essence et la mort de Kennedy qu’on ne lui met pas sur le dos. Ousmane Dembélé n’est pas le même qu’au PSG ? C’est la faute de Mbappé. Les Bleus prennent trop de buts ? Parce que Mbappé ne défend pas assez. Il sait pertinemment que le sécateur est de sortie. Si la France n’est pas championne du monde ou s’il ne marque pas ce Mondial de son empreinte, il sera le premier à se faire découper.
Il ne faut pas s’acharner sur lui
Rarement une équipe de France n’avait tourné autour d’un seul homme. Antoine Griezmann est parti, Paul Pogba n’est plus là et, malgré le statut de Dembélé ou les prouesses d’Olise, il est la seule tête qui dépasse désormais.
"Les critiques envers lui sont très injustes, l’a défendu Ousmane Dembélé dans Marca. Certains abusent des critiques parce que c’est Kylian Mbappé. Il ne faut pas s’acharner sur lui. Qu’il fasse ses lacets ou non, qu’il remonte ses chaussettes ou non… C’est beaucoup trop, ça reste un être humain." Il ne faut pas croire que cette gigantesque pression va le freiner ou l’inhiber. Il vit avec depuis qu’il a pris le pouvoir en 2018. Même si, jamais, il n’a eu à affronter un tel ressentiment.
Même après ses Euros à 0 but en 2021 ou 2024, il y’en avait d’autres pour prendre les balles. Là, c’est lui qui porte tout le poids du monde sur ses épaules. Pourtant, rien n’a commencé et c’est tout le paradoxe d’un joueur à 12 buts en Coupe du monde et qui a déjà offert une étoile et une finale à son équipe. Mais Mbappé est clivant plus que n’importe quel autre des 26 Bleus. Ce mardi, il ne jouera plus seulement contre le Sénégal mais aussi contre l’idée qu’une partie de la France se fait désormais de lui.
Le bruit de fond pourrait se transformer en vacarme. Les débats deviendraient des réquisitoires, les interrogations des jugements. Dans un Mondial, les procès vont toujours plus vite que les appels, même les siens. Aujourd’hui, il est sur une brèche. Un sondage Odoxa réalisé pour RTL et Winamax et publié la semaine dernière indiquait que 36 % des amateurs de football souhaitaient voir la star du Real Madrid commencer la Coupe du monde sur le banc.
Le premier à se faire découper
Ses deux dernières saisons à 44 et 42 buts ou son titre de meilleur buteur de la Ligue des champions ne le protègent plus. Son absence en conférence de presse d’avant-match a forcément nourri les interprétations. L’équipe de France veut le protéger et c’est le pauvre N’Golo Kanté qui a été envoyé au front.
Ce n’est pourtant pas le style de la maison. Mbappé n’a jamais refusé le combat, il l’a toujours affronté droit dans les yeux. Deschamps l’a expliqué autrement : "Je suis là pour protéger les joueurs. Ce matin, j’ai vu 3 joueurs sur 26. On a mis une demi-heure pour revenir et une demi-heure pour repartir. N’Golo, lui, se lève tôt", s’est expliqué Deschamps dans les entrailles du Metlife Center. Il n’est pas interdit de penser qu’il a surtout voulu épargner à son meilleur buteur une déferlante médiatique à 24 heures d’un match capital.
Car aujourd’hui, beaucoup de débats finissent par revenir vers lui. Il n’y a guère plus que le réchauffement climatique, la hausse des prix de l’essence et la mort de Kennedy qu’on ne lui met pas sur le dos. Ousmane Dembélé n’est pas le même qu’au PSG ? C’est la faute de Mbappé. Les Bleus prennent trop de buts ? Parce que Mbappé ne défend pas assez. Il sait pertinemment que le sécateur est de sortie. Si la France n’est pas championne du monde ou s’il ne marque pas ce Mondial de son empreinte, il sera le premier à se faire découper.
Il ne faut pas s’acharner sur lui
Rarement une équipe de France n’avait tourné autour d’un seul homme. Antoine Griezmann est parti, Paul Pogba n’est plus là et, malgré le statut de Dembélé ou les prouesses d’Olise, il est la seule tête qui dépasse désormais.
"Les critiques envers lui sont très injustes, l’a défendu Ousmane Dembélé dans Marca. Certains abusent des critiques parce que c’est Kylian Mbappé. Il ne faut pas s’acharner sur lui. Qu’il fasse ses lacets ou non, qu’il remonte ses chaussettes ou non… C’est beaucoup trop, ça reste un être humain." Il ne faut pas croire que cette gigantesque pression va le freiner ou l’inhiber. Il vit avec depuis qu’il a pris le pouvoir en 2018. Même si, jamais, il n’a eu à affronter un tel ressentiment.
Même après ses Euros à 0 but en 2021 ou 2024, il y’en avait d’autres pour prendre les balles. Là, c’est lui qui porte tout le poids du monde sur ses épaules. Pourtant, rien n’a commencé et c’est tout le paradoxe d’un joueur à 12 buts en Coupe du monde et qui a déjà offert une étoile et une finale à son équipe. Mais Mbappé est clivant plus que n’importe quel autre des 26 Bleus. Ce mardi, il ne jouera plus seulement contre le Sénégal mais aussi contre l’idée qu’une partie de la France se fait désormais de lui.


Coupe du monde 2026- Avant France - Sénégal - Kylian Mbappé porte tout le poids du monde sur lui
