Face à l’instabilité croissante au Moyen-Orient et à la menace d’une envolée des cours du pétrole, le gouvernement sénégalais passe à l’offensive. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Premier ministre Ousmane SONKO a tracé une stratégie de résilience énergétique visant à protéger l’économie nationale et le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Selon Ousmane SONKO, la situation géopolitique actuelle entraîne une flambée du prix du baril dont les effets pour le Sénégal, importateur net d’hydrocarbures, sont « directs et multidimensionnels ».
Un « bouclier énergétique » contre l’inflation mondiale
Pour contrer ce choc, il préconise la mise en place d’un bouclier énergétique ciblé destiné aux secteurs stratégiques et aux ménages les plus vulnérables. Cette réponse s’appuie sur plusieurs leviers d’urgence notamment « le déploiement d’une politique rigoureuse de maîtrise de la demande ; l’intensification du passage vers les énergies renouvelables et valorisation des ressources gazières nationales ; le renforcement de la veille géopolitique et la diversification des sources d’approvisionnement pour sécuriser les stocks ».
Une hausse prolongée des prix du pétrole menacerait la balance commerciale et accentuerait la pression sur les finances de l’État. Le gouvernement redoute particulièrement le renchérissement des coûts de production et la transmission de l’inflation aux prix à la consommation.
Les finances publiques sous pression
En réponse, le Premier ministre a suggéré une révision du régime fiscal pour amortir les chocs exogènes. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de renforcer le pilotage stratégique de la SENELEC pour garantir sa performance opérationnelle et sa soutenabilité financière. Plusieurs mesures immédiates ont été annoncées. Le ministre des Finances et celui de l’Énergie mèneront une évaluation exhaustive des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur électrique. De son côté, la SENELEC doit soumettre un plan opérationnel couvrant les aspects techniques, commerciaux et financiers.
Par ailleurs, un conseil dédié aux perspectives de développement du secteur de l’électricité sera organisé prochainement. Le ministre chargé de l’Énergie dispose désormais d’un délai de trente jours pour transmettre une note de cadrage à la Primature.
Walf
Selon Ousmane SONKO, la situation géopolitique actuelle entraîne une flambée du prix du baril dont les effets pour le Sénégal, importateur net d’hydrocarbures, sont « directs et multidimensionnels ».
Un « bouclier énergétique » contre l’inflation mondiale
Pour contrer ce choc, il préconise la mise en place d’un bouclier énergétique ciblé destiné aux secteurs stratégiques et aux ménages les plus vulnérables. Cette réponse s’appuie sur plusieurs leviers d’urgence notamment « le déploiement d’une politique rigoureuse de maîtrise de la demande ; l’intensification du passage vers les énergies renouvelables et valorisation des ressources gazières nationales ; le renforcement de la veille géopolitique et la diversification des sources d’approvisionnement pour sécuriser les stocks ».
Une hausse prolongée des prix du pétrole menacerait la balance commerciale et accentuerait la pression sur les finances de l’État. Le gouvernement redoute particulièrement le renchérissement des coûts de production et la transmission de l’inflation aux prix à la consommation.
Les finances publiques sous pression
En réponse, le Premier ministre a suggéré une révision du régime fiscal pour amortir les chocs exogènes. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de renforcer le pilotage stratégique de la SENELEC pour garantir sa performance opérationnelle et sa soutenabilité financière. Plusieurs mesures immédiates ont été annoncées. Le ministre des Finances et celui de l’Énergie mèneront une évaluation exhaustive des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur électrique. De son côté, la SENELEC doit soumettre un plan opérationnel couvrant les aspects techniques, commerciaux et financiers.
Par ailleurs, un conseil dédié aux perspectives de développement du secteur de l’électricité sera organisé prochainement. Le ministre chargé de l’Énergie dispose désormais d’un délai de trente jours pour transmettre une note de cadrage à la Primature.
Walf


Crise énergétique : Ousmane SONKO prône la sobriété et l’accélération du mix renouvelable
